« Une aberration économique et sanitaire » : début de l’expérimentation sur le cannabis médical en France, où sa production reste toujours interdite

L’expérimentation de deux ans évaluera les vertus médicales de la plante. Un paradoxe alors qu’il est toujours interdit de faire pousser ou même de transformer la fleur de cannabis.

02/03/2021 18:48:00

Pour la première fois en plus de 50 ans, le cannabis ne sera plus uniquement considéré comme un stupéfiant en France. Il deviendra, pour 3 000 patients en « impasse thérapeutique », un médicament dans le cadre d’une expérimentation sur le cannabis médical

L’expérimentation de deux ans évaluera les vertus médicales de la plante. Un paradoxe alors qu’il est toujours interdit de faire pousser ou même de transformer la fleur de cannabis.

Pour la première fois en plus de cinquante ans, le cannabis ne sera plus uniquement considéré comme un stupéfiant en France. Il deviendra, pour 3 000 patients en « impasse thérapeutique », un médicament dans le cadre d’une expérimentation sur le cannabis médical, qui débutera le 31 mars. Pendant deux ans, celle-ci servira, selon l’Agence nationale de la santé et du médicament et des produits de santé (ANSM) qui pilote le projet, à déterminer

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« la pertinence et la faisabilité de la mise à disposition du cannabis à usage médical en France ».Dans un premier temps, cela consistera à jeter les bases d’un circuit de distribution et à en sécuriser les étapes. Les médicaments à base de cannabis (sous la forme de fleurs séchées à vaporiser ou d’huile) devront être importés, stockés et prescrits par des médecins préalablement formés puis récupérés par les patients dans des pharmacies.

Mais surtout, il s’agira pour l’ANSM d’évaluer les vertus médicales de cette plante pour des patients en situation palliative ou bien souffrant de sclérose en plaques ou d’épilepsie résistantes. Un registre sera créé pour consigner les bienfaits et les effets indésirables. La priorité, répète-t-on à l’agence, ce sont bien ces 3 000 patients, et c’est pour eux qu’il faut la lancer le plus vite possible après les retards accumulés depuis décembre 2018, exacerbés ensuite par la crise sanitaire. Quitte à régler les contradictions juridiques et politiques en cours de route. headtopics.com

Une situation paradoxaleCar le paradoxe de cette expérimentation est qu’elle débute dans un pays où il est toujours interdit de faire pousser, ou même de transformer, du cannabis. Le décret qui fixe son cadre, signé le 9 octobre par le ministère de la santé, ne concerne que l’importation et la distribution.

L’article R5132-86 du code de la santé publique, qui interdit tout usage du cannabis, y compris thérapeutique, reste en vigueur, empêchant de fait toute entreprise basée en France de pouvoir fournir des médicaments à base de cannabis.

Les seules entreprises françaises retenues par l’appel d’offres de l’ANSM, comme le laboratoire Boiron, seront chargées de la distribution et du stockage du produit, en « binôme » avec cellesqui ont été choisies pour le fournir gratuitement

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Tous sur écoute avec nos téléphones?

On a souvent cette impression: il suffit de parler d'un sujet entre amis pour que des publicités ciblées apparaissent comme par magie sur nos écrans. Bonsoir Bruce démêle le vrai du faux sur les pratiques des GAFA et vous donne toutes les clés pour ne plus avoir la sensation d'être espionné.

Drogues pour drogues il vaut mieux l être avec un produit naturel Cool✌🏼☘️Wanna get high everyday 😂 On avance doucement... Les pays avancent sur le cannabis à usage médical et certains marocains expriment leur opposition avec une mentalité parfois dépassée À faire lire à Benkirane la France...toujours un train de retard..

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