İdees

İdees

Philippe Descola : « Nous sommes devenus des virus pour la planète »

Dans un entretien au « Monde », l’anthropologue explique que cette pandémie doit conduire à une « politique de la Terre » entendue comme une maison commune dont l’usage ne serait plus réservé aux seuls humains.

21/05/2020 12:21:00

Philippe Descola : « Le capitalisme se propage comme une épidémie, sauf qu’il ne tue pas directement ceux qui le pratiquent, mais les conditions de vie à long terme de tous les habitants de la Terre. Nous sommes devenus des virus pour la planète. »

Dans un entretien au « Monde », l’anthropologue explique que cette pandémie doit conduire à une « politique de la Terre » entendue comme une maison commune dont l’usage ne serait plus réservé aux seuls humains.

Les Lances du crépuscule, Plon, 1994), Philippe Descola est professeur au Collège de France et titulaire de la chaire d’anthropologie de la nature.Disciple de Claude Lévi-Strauss, médaille d’or du CNRS (en 2012) pour l’ensemble de ses travaux, Philippe Descola développe une anthropologie comparative des rapports entre humains et non-humains qui a révolutionné à la fois le paysage des sciences humaines et la réflexion sur les enjeux écologiques de notre temps, dont témoignent notamment

La France annonce avoir tué le chef d’Al-Qaida au Maghreb islamique lors d’une opération au Mali « Plus personne ne pense qu’Agnès Buzyn va être élue maire de Paris » : les propos choc de Marlène Schiappa Le chef d'Aqmi tué au Mali par l'armée française

Par-delà nature et cultureLa Composition des mondes(entretiens avec Pierre Charbonnier, Flammarion, 2014).En quoi cette pandémie mondiale est-elle un « fait social total », comme disait Marcel Mauss, l’un des fondateurs de l’anthropologie ?

Un fait social total, c’est une institution ou des événements qui mettent en branle une société, qui font apparaître ses ressorts et ses valeurs, qui révèlent sa nature profonde. En ce sens, la pandémie est un réactif qui condense, non pas les singularités d’une société particulière, puisqu’elle est mondiale, mais certains traits du système qui régit le monde actuel, le capitalisme postindustriel.

Quels sont-ils ? D’abord, la dégradation et le rétrécissement sans précédent des milieux peu anthropisés du fait de leur exploitation par l’élevage extensif, l’agriculture industrielle, la colonisation interne et l’extraction de minerais et d’énergies fossiles. Cette situation a eu pour effet que des espèces sauvages réservoirs de pathogènes se sont trouvées en contact beaucoup plus intense avec des humains vivant dans des habitats beaucoup plus denses. Or les grandes pandémies sont des zoonoses, des maladies qui se propagent d’espèce en espèce et dont la diffusion est donc en grande partie dépendante des bouleversements écologiques.

Deuxième trait : la persistance criante des inégalités révélée par la situation de crise, à l’intérieur de chaque pays et entre les pays, qui rend ses conséquences très différentes selon la situation sociale et économique dans laquelle on se trouve. La pandémie permet de vérifier ce constat fait par l’anthropologue David Graeber que plus un emploi est utile à la société, moins il est payé et considéré. On découvre soudain l’importance cruciale des gens dont nous dépendons pour nous soigner, nous nourrir, nous débarrasser de nos ordures, et qui sont les premiers exposés à la maladie.

Article réservé à nos abonnésLire aussiDavid Graeber : « Les “bullshit jobs” se sont multipliés de façon exponentielle ces dernières décennies »Troisième trait : la rapidité de la propagation de la pandémie. Que des maladies infectieuses fassent le tour de la Terre n’a rien de nouveau ; c’est que celle-ci le fasse si rapidement qui attire l’attention sur la forme présente de la mondialisation, laquelle paraît entièrement régie par la main invisible du marché, c’est-à-dire la règle du profit le plus rapide possible. Ce qui saute aux yeux, notamment avec les pénuries de masques, de tests ou de molécules thérapeutiques, c’est une division internationale de la production fondée sur deux omissions : celle du coût écologique du transport des marchandises et celle de la nécessité, pour faire société, d’une division locale du travail dans laquelle tous les savoir-faire sont représentés.

Il vous reste 71.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.Lecture duen cours sur un autre appareil.Vous pouvez liresur un seul appareil à la foisContinuer à lire iciCe message s’affichera sur l’autre appareil.

Deux policiers suspendus aux USA pour avoir poussé un manifestant de 75 ans Le sloggan « Black Lives Matter » peint en géant devant la Maison Blanche Mort de George Floyd : Michael Jordan va faire un don de 100 millions de dollars - Basket - NBA - Mort de George Floyd

Pourquoi voyez-vous ce message ?Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lireLe Mondeavec ce compte sur un autre appareil. Lire la suite: Le Monde »

Complètement. Le Monde = torchon ! Hallucinant ...on se demande comment un tel illuminé a pu être nommé au collège de france pour balancer des métaphores dignes de Celine... On pourrait dire aussi avec Friedrich Nietzsche : « La terre a une peau et cette peau a des maladies ; une de ces maladies s'appelle l'homme. ». Une fois que l’on a posé le diagnostic il ne reste plus qu’à trouver le traitement pour éradiquer la maladie ?

Élémentaire mon cher Watson C'est vrai que le communisme a sacrément amélioré les conditions de vie des gens et l'écologie! Qu'appelle-t-on capitalisme ? La capiltalisme ultra réglementé en Chine a permis à une immense population de sortir de la misère en profitant de l'idéologie liberale aveugle des autres pays. Ne serait ce pas plutôt le liberalisme qui est le problème ?

et voilà que tous les bourgeois sortent des arguments pétés en commentaire. Comme des vieux schémas ou ou des fausses vérités. Le capitalisme était une étape, maintenant il faut la dépasser Personne ne pensent autrement que communisme contre capitalisme, le problème c'est pas la politique qui est menée, le problème c'est NOUS !! On détruit tout !!

«🦠 est un parasite qui se réplique aux dépens de son hôte, parfois jusqu’à le tuer. C’est ce que le capitalisme fait avec 🌍 depuis les débuts de la révolution industrielle, pendant longtemps sans le savoir. Maintenant, nous le savons, mais nous semblons avoir peur du remède...» Vous êtes le virus No 1

Sûr que les régimes féodaux avaient une gestion plus écologiste et moins court termiste de la planète. Ceci dit leur bilan en termes d'épidémies et d'inégalités n'était pas forcément plus convaincant. La corruption des états , oh le malhonnête, c est pas beau de mentir. L entreprise qui accepte la corruption est la plus mauvaise entreprise de son secteur pas la meilleure.

Parce que vous connaissez un autre système meilleur que celui-ci? Pour avoir vécu dans un vrai système totalitaire une partie de la vie, je peux vous dire que vous n’avez pas la moindre idée de ce que vous racontez là... Incroyable le nombre de commentaires négatifs, les gens ne connaissent pas ses ouvrages, refusent de se projeter dans un avenir où la recherche de de la croissance et du toujours plus va nous mener à notre perte. La prise de conscience sera tardive ou ne se fera pas c 'est triste

VIVE LE COMMUNISME : Combien de MILLIONS DE MORTS ? A BAS LE CAPITALISME ET LA MONDIALISATION : Combien de milliards de pauvres de moins dans le monde depuis 40 ans ? libe lobs MarianneleMag Le_Figaro Valeurs LesEchos le_Parisien LePoint leJDD N’importe quoi...on place ses angoisses et ses obsessions!!!

Conseillez vous le communisme alors ?! Vivement qu'on t'eradique alors. Baltringue. C'est moi ou Le Monde devient un fonzine étudiant période 1974-1975? Le plus grand virus de la planète, c'est la surpopulation, mais cela aucun écologauchiste n'osera le dire.. Tout les tarés de l'écologie et du gauchisme y vont de leurs analyses pourries pour critiquer le monde dans lequel ils ont si bien prospéré..

Sinon, à part le libéralisme, il y a le communisme. Médaille d'or en nombre de morts toutes périodes et tous lieux confondus Après Duhamel, v'là que le Monde se réveille à son tour , incroyable ! Fin de gueule de bois ou juste excès de coke Nous avons toujours été des '' virus 'pour la planète.. Rien de nouveau. En ce qui concerne le' capitalisme ' je ne l'aime pas vraiment mais vous avez trouvé quelque chose de mieux ? Le 20 siècle a déjà essayé :saline.... Pas super non plus

Le seul truc que tue le capitalisme à l'échelle mondiale, c'est la pauvreté extrême et la mortalité précoce. Face à la rhétorique apocalyptique des prophètes de l'anticapitalisme, il ne faut jamais oublier que factuellement seul le capitalisme amène la prospérité. Trop intelligent pour moi Encore une tribune de merde truffée de lieux communs bidons.

Le capitalisme est carcinogène !

'De nouvelles envies poétiques' sont nées de ce confinement, pour Anna ChedidArtiste engagée pour la planète, Anna Chedid envisage que cette crise nous permette de retrouver 'notre humanité'.

Denis Brogniart souhaite la bienvenue au 4e enfant de TeheiuraDimanche 17 mai, l'aventurier emblématique de Koh Lanta Teheiura est devenu papa pour la quatrième fois. Cette nouvelle a embelli ma journée 😅😁

« Recettes pour un monde meilleur » donne des solutions pour préserver notre santé et la planèteALaTéléCeSoir sur France 5 à 20h50 | « Recettes pour un monde meilleur » : avec son titre à double sens, ce documentaire place notre assiette au centre d’actions accessibles à tous pour changer le futur.

Bruce Dickinson, leader d'Iron Maiden, anéanti après la mort de son ex-femme : « Nous sommes dévastés » - GalaBruce Dickinson, leader du mythique groupe de metal Iron Maiden, a évoqué une période « difficile et douloureuse » pour sa famille, à savoir ses trois enfants, à la suite de la mort de son ex-femme...

Michel Piccoli fâché avec sa fille aînée avant sa mort : 'Nous sommes froissés'Il était une figure du cinéma français : le 12 mai 2020, l'acteur Michel Piccoli est mort des suites d'un accident cérébral, à l'âge de 94 ans. Dans le communiqué transmis au nom de son entourage par ...

“Au coeur de l'Élysée, face à la crise” : un coup d'épée dans l'eauLe reportage diffusé lundi soir sur BFMTV démontre que l'Élysée n'a plus rien d'un lieu secret et fascinant. Et que la communication du pouvoir dans cette crise est décidément laborieuse.