Maradona, gaucher radical

CHRONIQUE. Péroniste, castriste, chaviste ou antiaméricaniste : Maradona, gaucher radical / @jeromelatta

26/11/2020 23:31:00

CHRONIQUE. Péroniste, castriste, chaviste ou antiaméricaniste : Maradona, gaucher radical / jeromelatta

CHRONIQUE. Péroniste, castriste, chaviste ou antiaméricaniste, Diego Maradona, mort mercredi à 60 ans, a épousé les causes de la gauche latino-américaine et les a mariées avec ses propres outrances.

Maradona relève plus de la théologie que des sciences politiques, depuis la « main de Dieu » jusqu’au culte suscité à Naples – sans parler del’Eglise maradoniennefondée en Argentine. Certes, ce but de la main, inscrit le 22 juin 1986 en quart de finale du Mondial face à l’Angleterre, et le « but du siècle », quelques minutes plus tard, marquaient une revanche des Argentins sur la guerre des Malouines. Mais l’enjeu le dépassait trop pour qu’il l’endosse personnellement – ou bien c’était lui qui le dépassait.

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D’ailleurs, quand il commente, plus tard, son fameux geste du stade Azteca de Mexico, il le présente comme un larcin :« J’ai eu l’impression de voler un portefeuille dans la poche d’un Anglais. »Le message politique réside d’abord dans son parcours de gamin des bidonvilles de Buenos Aires élevé au rang de divinité dans le Mezzogiorno italien, déshérité et méprisé.

Lire aussiDiego Maradona, « dieu » du football, est mortSes engagements auront tout de même été moins superficiels que le tatouage du visage de Che Guevara – une autre icône argentine, pas la moins galvaudée – sur son épaule. En particulier avec ses sympathies constantes pour la gauche latino-américaine, d’abord au travers de sa relation avec Fidel Castro, dont il fait la connaissance en 1987 lors d’un voyage à Cuba. headtopics.com

« Che du football »Ce séjour sur l’île en précède beaucoup d’autres – pour des cures de désintoxication, la pose d’un anneau gastrique ou un sauvetage in extremis en 2004. Il assistera en 2016 aux funérailles du Lider Maximo, son

« second père »qui l’avait qualifié de« Che du football »et qui, entre-temps, a eu, lui aussi, l’honneur d’un tatouage (sur le mollet, cette fois) du footballeur.Il s’affiche aussi avec Hugo Chavez dès 2005, lors du Sommet des peuples de Mar del Plata en Argentine, où il se rend en compagnie d’Evo Morales, futur président de la Bolivie, dans le train de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques. Pour exprimer son opposition aux projets de zone de libre-échange, il qualifie

« d’ordure humaine »le président américain George W. Bush – son prédécesseur Bill Clinton avait eu droit au plus aimable« tête de Thermos ».L’opposition à l’impérialisme américain, mâtinée d’un péronisme qui lui avait auparavant fait soutenir le président argentin Carlos Menem, constitue la ligne directrice la plus nette de ses engagements.

« Avec Fidel Castro, Chavez, Lula et Nestor Kirchner, je crois que l’on peut former une bonne alliance contre la pauvreté, la corruption et rompre la relation filiale avec les Etats-Unis »,déclare-t-il en 2005.Diego Maradona avec Fidel Castro, à La Havane en octobre 2005. Ismael Francisco / AP headtopics.com

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Treize ans plus tard, il participe au meeting de Nicolas Maduro qui clôt sa campagne présidentielle de 2018 au Venezuela et dont il se dit le« soldat ». L’année suivante, alors entraîneur au Mexique, il lui dédie une victoire, ainsi qu’à

« tous les Vénézuéliens qui souffrent »,y ajoutant une diatribe contre« le tyran »« shérifs du monde que sont les Yankees ».Article réservé à nos abonnés

Lire aussiEn Argentine, il n’a mesuré ni son soutien, ni ses mots en faveur des époux Nestor et Cristina Kirchner, qualifiant le premier de« gladiateur »à sa mort en 2010, puis fustigeant la politique libérale de leur successeur Mauricio Macri. Plus récemment, il déplorait l’élection de Jair Bolsonaro à la présidence du Brésil,

« volée à Lula »,« coup d’Etat orchestré »contre Evo Morales en Bolivie.En photo avec les autocratesEn ajoutant à ce palmarès fourni des sympathies propalestiniennes, Maradona apparaît comme un exemple, assez unique, de star du sport assumant des positions très marquées à gauche – même si elles ont essentiellement consisté en amitiés, en déclarations à l’emporte-pièce et en séances de photos. Entre péronisme, castro-chavisme et antiaméricanisme, elles l’ont conduit à divers accommodements avec le populisme et l’autoritarisme. headtopics.com

Il faut ainsi élargir le tableau de ses fréquentations à Saadi Kadhafi, fils du dictateur libyen qui l’engage comme conseiller spécial en 1999, ou Ramzan Kadyrov, qui rémunère en mai 2011 sa participation à un match d’exhibition organisé à la gloire du potentat tchétchène. Les joviales accolades avec ce dernier sont facturées 1 million d’euros par l’Argentin, selon Canal+ à l’époque.

Lire aussiMaradona, Figo et Boghossian mouillent le maillot en TchétchénieEn juillet 2018, nommé président du Dinamo Brest en Biélorussie, Maradona veut rencontrer le président Alexandre Loukachenko :« Je me souviens très bien de Fidel Castro, Chavez, Kadhafi, je connais aussi Poutine et aujourd’hui je veux faire une photographie avec Loukachenko. »

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Par comparaison, les personnes les plus compromettantes avec lesquelles les très inoffensifs Pelé, Messi ou Cristiano Ronaldo se sont affichés sont des dirigeants de la Fédération internationale de football (FIFA) ou des conseillers fiscaux. Maradona exécrait les patrons de la FIFA, mais son activisme n’a pas dépassé la création d’un éphémère syndicat des joueurs au milieu des années 1990.

Demander à Maradona d’être cohérent et exemplaire, attendre de lui qu’il aille au-delà des déclarations fracassantes et des poses devant les caméras, c’est, à l’évidence, se tromper de personnage. Provocateur souvent ridicule, il incarnait dans l’excès sa figure de héros du peuple, dont il fut une incarnation spontanée, imparfaite et jamais disciplinée.

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Épisode 288 : La mystérieuse poule des sapins

jeromelatta Ahora la izquierda latinoamericana ya tiene un nuevo mártir, pero no de una cruenta revolución como el Che Guevara; sino un argentino q jugó balompie como los 'dioses', q bajó al infierno de las drogas, y un antimodelo de las buenas costumbres: MARADONA... jeromelatta Plus qu’un simple joueur. Un Homme avec des positions

jeromelatta A part écrire des articles de sport moisis, qui n'arrivent pas à là cheville de So Foot, tu n'as pas fait grand chose d'utile. Comme par exemple utiliser ta position sociale pour aider les faibles. Alors fermes bien ta gueule. jeromelatta J'ai adoré la chute de jeromelatta, on sent bien les ondes de petite bite de droite qui essaye de salir un mort. Toi aussi il n'y a que des paroles, c'est même ton travail, mais Maradona disait quand même moins de conneries que toi.

jeromelatta Hmmm des articles tendancieux, pourquoi maintenant ? Il n’a jamais fait de la politique. Des media médiocres pour salir l’image de Maradona, il était footballeur point barre. jeromelatta Anti imperialista, amigo de los pueblos jeromelatta Mort quand même ! jeromelatta De _1 a plus 1 icônes, Maradona et Jésus, pèle et Dieu ✝️💖☪️🇮🇱

jeromelatta Ouais.. un article un peu plus subtile que vos confrères du Parisien , qui eux , qualifient Chavez , Maduro ou encore Castro , de « dictatures.» C sûr qu’en matière démocratie et de libéralisme, la France de Macron est un exemple à suivre. jeromelatta Tchao gringo t’a fait rentrer un ballon avec là main t’es un hero 😄que Dios te pardonne 🙆‍♂️

jeromelatta Maradona le plus grand. Appartenant à aucun partis politique sauf celui du sport mondial. Vrai ambassadeur de la paix et de la joie de vivre. Vous essayez de vendre votre torche merde de journal français en créant une polémique sur la legende qu’il est. Vous n’y arriverai jamais jeromelatta Combien des gens important sont partis de ce monde Maradona et HUGOCHAVEZ, certainement font la révolution actuellement de l’autre côté

jeromelatta Il en savait trop sur le systeme de vote Dominion... jeromelatta Più probabilmente politicamente confuso, ma la politica non era la sua specialità e va capito. jeromelatta Vous allez nous bassiner combien de temps sur Maradona et sa vie? jeromelatta Y millonario jeromelatta Ils sont tous décédés