Jean-Paul Delahaye, son devoir d’école

L’ancien numéro 2 de l’Education nationale, fils d’une femme de ménage célibataire et sorte d’anti-Blanquer, rêve d’un enseignement qui n’exclurait plus les classes populaires.

Jean-Michel-Blanquer

24/01/2022 02:30:00

(...) Jean-Paul Delahaye se rêve-t-il ministre ? Il réfute. En octobre, il semblait avoir pris de la distance. La semaine dernière, le discours était autre : «Je suis disposé à aider si on m’appelle», sans lâcher le nom de son candidat de gauche chouchou.

L’ancien numéro 2 de l’Education nationale, fils d’une femme de ménage célibataire et sorte d’anti-Blanquer, rêve d’un enseignement qui n’exclurait plus les classes populaires.

Pendant cinquante ans, il a tu son histoire.«Par pudeur sans doute, par honte peut-être.»Et puis, c’est sorti. Par bribes au début, à mots contenus (toujours). Un jour, alors qu’il venait d’être nommé inspecteur général de l’Education nationale, Jean-Paul Delahaye s’entend dire à une employée municipale qui passait le balai dans une classe :

«Ma mère aussi était femme de ménage. Je l’aidais, souvent.»En 2012, quand il arrive rue de Grenelle comme numéro 2 du ministère de l’Education, les mots jaillissent, comme un geyser. Il se revoit au centre de la table, entouré de hauts fonctionnaires nés avec les poches pleines de billes. L’ombre de sa mère, Paulette Becquet, morte trente ans plus tôt, plane aussi. Elle semble être là, avec sa belle robe bleue.

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On voit ici un exemple parfait qui montre que l'école, avant le pėdagogisme issu de l'idéologie soixante-huitarde et l'immigration de masse, permettait à un élève issu des classes populaires d'atteindre un niveau élevé. L'ascenseur social fonctionnait à plein. C'était avant.

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publié le 21 janvier 2022 à 18h03 Pendant cinquante ans, il a tu son histoire. «Par pudeur sans doute, par honte peut-être.» Et puis, c’est sorti. Par bribes au début, à mots contenus (toujours). Un jour, alors qu’il venait d’être nommé inspecteur général de l’Education nationale, Jean-Paul Delahaye s’entend dire à une employée municipale qui passait le balai dans une classe : «Ma mère aussi était femme de ménage. Je l’aidais, souvent.» En 2012, quand il arrive rue de Grenelle comme numéro 2 du ministère de l’Education, les mots jaillissent, comme un geyser. Il se revoit au centre de la table, entouré de hauts fonctionnaires nés avec les poches pleines de billes. L’ombre de sa mère, Paulette Becquet, morte trente ans plus tôt, plane aussi. Elle semble être là, avec sa belle robe bleue. «Sa présence signifiait que mon milieu d’origine me rappellerait à mes obligations si j’oubliais d’où je venais.» L’urgence à agir, pour que le destin des enfants pauvres change enfin. En France, les inégalités se reproduisent comme des polycopiés : l’origine sociale détermine les destins scolaires, plus qu’ailleurs. «Et quoi qu’elle dise, l’élite de ce pays, de droite ou de gauche, s’en accommode bien. Tout comme la classe moyenne dont les enfants réussissent.» En ce mois de mai 2012, Delahaye pensait avoir les moyens d’agir. Il vient d’atteindre le sommet de l’Education nationale, versant nord. Un Himalaya pour lui qui a grandi à Bernay-en-Ponthieu, un village de Picardie. Son enfance n’a pas été s…