Maladies cardiovasculaires : les femmes sont-elles vraiment bien suivies ?

23/11/2022 15:49:00

Maladies cardiovasculaires : les femmes sont-elles vraiment bien suivies ? ➡️

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Longtemps associées aux hommes, les pathologies du cœur sont pourtant la première cause de mortalité chez les femmes. Et si c’était aussi un problème1

radiothérapie , et elles devraient être mieux suivies au niveau cardiovasculaire après traitement d’un cancer… ce qui n’est pas encore le cas" , regrette le Pr Mounier-Véhier, avant de tempérer : « les médecins commencent à mieux prendre en compte ces facteurs de risques émergents spécifiques de la femme, en particulier les gynécologues.Les expériences menées sur la station ont l'avantage de permettre aux scientifiques d'observer les effets de leurs manipulations en micro-gravité.consommer du miel tous les jours pourrait réduire les risques.Twitter C’est un cas d’école bien connu dans le monde médical.

» Les traitements ne sont pas toujours adaptés Même si les choses s’améliorent, la gente féminine a longtemps été moins représentée dans les essais cliniques.Conséquence directe : certains médicaments, comme les (utilisés pour faire baisser le taux de cholestérol, un autre facteur de risque de MCV) sont souvent trop dosés pour les femmes.Peut-on être cardiaque dans l'espace ? Cela fait 4 ans que ces étudiants de l'Isae-Supaéro travaillent sur la question.Ce qui leur occasionne davantage d'effets secondaires.La dose quotidienne de miel administrée aux volontaires était de 40 grammes, soit près de deux cuillères à soupe." Il faut bien adapter le traitement chez les femmes, notamment en prévention primaire" , insiste le Pr Mounier-Véhier.Ainsi, ils devraient découvrir si les astronautes portant ce genre de dispositifs cardiaques pourront eux aussi, se rendre sur l'ISS.Mais elles suivent mieux les recommandations sanitaires Campagnes de dépistage, suivi des conseils de prévention… les femmes ont tendance à mieux respecter les consignes d’hygiène de vie données par leur médecin ou les pouvoirs publics, ce qui a un impact positif.« En réalité, les troubles digestifs, souvent cités comme un symptôme féminin, sont liés à la localisation de l’infarctus » , explique la médecin.

" Mais si elles sont plus observantes que les hommes par rapport à leur traitement, elles ne le sont pas sur d’autres points, comme le tabagisme par exemple" , souligne le Pr Mounier-Véhier.Le premier aura été réparé chirurgicalement à l'aide d'un stent, contrairement au second."Le miel, en particulier le robinier, le trèfle et le miel brut non transformé, peut améliorer le contrôle glycémique et les niveaux de lipides lorsqu'il est consommé dans le cadre d'un régime alimentaire sain" , concluent les auteurs de l'étude.En effet, le est plus addictif chez ces dames, ce qui rend le sevrage d’autant plus difficile.Elles consultent nettement plus souvent Contraception, grossesses éventuelles, suivi des enfants, ménopause … ces étapes de la vie hormonale féminine constituent autant d’occasions de consulter son médecin généraliste, son gynécologue, une sage-femme… Et donc autant de chances de repérer certains facteurs de risque ou les premiers signes de la maladie, de mieux les prévenir et bien sûr de les traiter.Les étudiants toulousains, quant à eux, se sont chargés du support et des parties mécanique et électronique.C’est pourtant loin d’être systématique : quand elles sont touchées par la précarité économique, on observe un fort renoncement aux soins.Les mentalités changent Grâce à des campagnes d’information, auprès du grand public et des professionnels de santé, les spécificités féminines liées aux sortent de l'ombre.Cette sélection n'est pas qu'une aubaine pour la recherche sur les maladies cardiovasculaires, la chercheuse souligne que, "grâce à ce projet, les étudiants s’entraînent à intégrer et à tester une charge utile de l’ISS, à préparer la documentation requise et à mettre en œuvre une expérience à bord de l’ISS.« À années de tabagisme égales avec les hommes, elles ont 25 à 50 % de risques en plus de développer des maladies cardiovasculaires » , indique Catherine Monpère, qui met également en garde contre la sédentarité et ses corollaires : obésité, diabète, hypertension artérielle… Améliorer la prévention Si ces risques restent méconnus, les publications sur le sujet se multiplient.

La fédération française de cardiologie s’est ainsi emparée du sujet, et le fonds de dotation Agir pour le cœur des femmes y consacre ses actions." Malgré cela, les améliorations de prise en charge sont très lentes… ", regrette le Pr Mounier-Véhier." C’est pourquoi il importe que les femmes concernées en parlent autour d’elles ".Les réponses à ces questions que l'on n’ose pas poser Quelles mesures sont prises pour réduire les différences de traitement dans la population ? En dehors de la formation des médecins, on observe d’autres améliorations.L’assurance maladie soutient le Bus du cœur (une initiative d’Agir pour le Cœur des Femmes ciblant la santé cardiovasculaire et gynécologique des femmes vulnérables), des centres de recherche spécialisés sont labellisés, des passerelles entre cardiologie et gynécologie se font plus facilement… Est-ce que ces différences ont un impact sur la mortalité féminine ? Cela est difficile à mesurer.À lire aussi Espérance de vie : les femmes nées en 2022 décéderont plus tard que les hommes, mais de peu Son cheval de bataille : améliorer la prévention.

Mais les facteurs de risque cardiovasculaires sont aujourd’hui très partagés entre hommes et femmes (tabagisme, cholestérol, stress, précarité, obésité, …) et ces dernières sont plus exposées à des situations hormonales à risque.La mortalité cardiovasculaire, de ce fait, augmente progressivement chez les femmes de moins de 55 ans.Faut-il qu’il y ait plus de cardiologues femmes ? On sait que, toutes pathologies confondues, quand un patient est reçu par une femme urgentiste plutôt que par un homme, ses chances de survie sont plus élevées.Cela vient du fait que les femmes médecins ont une vision plus globale du patient.Ainsi, elles s’intéresseront davantage à la situation hormonale de leurs patientes, ce qui est très important pour le suivi médical.« 80 % des maladies cardiovasculaires sont évitables en modifiant son mode de vie.

Merci à la Pre Claire Mounier-Véhier, cardiologue et médecin vasculaire.A lire aussi :.

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