Les fondateurs de Solairedirect embrayent sur le marché de la mobilité avec Zeway

Les fondateurs de Solairedirect embrayent sur le marché de la mobilité avec Zeway

09/11/2020 16:55:00

Les fondateurs de Solairedirect embrayent sur le marché de la mobilité avec Zeway

Jusqu'en 2015, les fondateurs de Solairedirect vendaient de l'énergie solaire. Aujourd'hui, ils proposent avec Zeway des scooters électriques à batteries échangeables. Voici comment ces deux entrepreneurs comptent aller plus vite grâce à leur première expérience.

La nouvelle entreprise des fondateurs de Solairedirect s'appelle Zeway . Le concept : des scooters électriques à batteries échangeables qui se rechargent non plus en 4 à 6 heures mais en une seule minute, le temps pour l'utilisateur de récupérer une nouvelle batterie dans une borne prévue à cet effet et d'y laisser la batterie épuisée. « Il se passe sur le marché de l'électrique au service de la mobilité la même chose que sur le marché du solaire à l'époque où nous avons lancé Solairedirect. A savoir une baisse des coûts tandis qu'un marché de masse émerge, explique Stéphanie Gosset, cofondatrice de Solairedirect puis de Zeway. Reste cependant à lever un important frein : la question de l'autonomie. Nous avons beaucoup étudié le marché avant de nous lancer et avons constaté que cette contrainte constituait le principal frein au développement de l'électrique sur le marché de la mobilité urbaine. Avec Zeway, cette barrière à l'usage est levée. »

Déjà une quarantaine de bornes sont installées dans la capitale ; Zeway ayant signé des partenariats avec Monoprix ou encore BNP Paribas pour en proposer au sein de leurs établissements. Les premiers essais ont été lancés en septembre 2020 et l'ouverture globale du réseau à Paris devrait suivre. « Nous espérons comprendre le taux d'adhésion sur cette offre parisienne dans les six mois, puis rapidement nous étendre. D'abord dans les grandes métropoles françaises comme Lyon, Bordeaux ou Marseille, puis européennes », ajoute Amaury Korniloff, également cofondateur Zeway et Solairedirect.

Un déploiement international qui a été pensé dès le début du projet. « Nous nous sommes inspirés de ce qui nous est arrivé avec Solairedirect. Rapidement, notre chiffre d'affaires doublait chaque année et nous avons été pris de court, notamment sur les process pour répondre à une telle croissance. Pour Zeway, nous avons mieux anticipé et pensé le projet pour qu'il soit 'scalable' et puisse se déployer à grande échelle », précise-t-il. headtopics.com

Grâce à la bonne opération qu'ils ont réalisée en vendant Solairedirect à Engie, les fondateurs de Zeway ont également pu investir des fonds propres dans leur nouveau projet. « Nous avons par exemple financé à hauteur de 1 million d'euros la plateforme qui nous permet de piloter les bornes d'échange de batteries. Cet investissement initial a servi à ce que nous ayons un 'proof of concept' à présenter aux investisseurs, auprès de qui nous avons levé 15 millions en mars dernier », poursuit Stéphanie Gosset.

Un atout de poids pour une entreprise dont le concept repose sur une part importante d'infrastructures, avec des stations pour batteries et des scooters notamment. « Pour Solairedirect, la situation était différente : nous n'avons pas eu de mal à lever 6 millions d'euros dès mars 2007 car à l'époque, le solaire était très moteur et les investisseurs étaient à la recherche de projets dans lesquels investir. Aujourd'hui, dès qu'on parle d'infrastructures, de hardware, les investisseurs fuient. Surtout quand rien n'a encore été vendu ! Or, il s'agit de projets très capitalistiques. Sans ce 'proof of concept' et tout ce travail réalisé en amont, nous aurions eu beaucoup plus de mal à lever des fonds pour Zeway », analyse Amaury Korniloff.

Mieux préparés et dotés de moyens financiers plus importants, les fondateurs de Solairedirect se sont lancés dans l'aventure Zeway avec une première aventure entrepreneuriale réussie dans le domaine de l'énergie. De quoi donner une certaine confiance pour appréhender ce nouveau projet. « Il est certain que nous abordons cette nouvelle expérience avec un niveau de conscience plus élevé, commente Amaury Korniloff. Nous connaissons aussi mieux les points forts et les points faibles de chacun, ce qui nous aide à mieux valoriser nos complémentarités, essentielles à la réussite du projet. Mais nous gardons aussi en tête que chaque projet est différent et que le risque existe, comme dans toute création d'entreprise. »

Lire la suite: Les Echos »

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