Grandeur et décadence à Atlantic City

La station balnéaire du New Jersey célèbre pour ses casinos a vu son maire tomber pour corruption. Le cinquième en quarante ans !

17.1.2020

La station balnéaire du New Jersey célèbre pour ses casinos a vu son maire tomber pour corruption. Le cinquième en quarante ans !

Endettée, mise sous tutelle par l'Etat, la station balnéaire du New Jersey célèbre pour ses casinos a vu son maire tomber pour corruption. Le cinquième en quarante ans ! La ville, qui fascine toujours écrivains et cinéastes, croit toutefois en son avenir.

Atlantic City vue depuis le Playground Pier, un centre commercial de luxe, en 2016. (©Shannon Stapleton/Reuters) Par Nicolas Rauline Publié le 17 janv. 2020 à 8h00 Le vent glacial de décembre balaie le « boardwalk », la promenade qui longe Atlantic City. Quelques touristes emmitouflés ont bien bravé le froid, mais ils ne tardent pas à regagner les hôtels-casinos qui dominent le bord de mer. En cette période, les distractions à l'extérieur ne donnent pas franchement envie de s'attarder. Plusieurs boutiques de souvenirs bon marché restent ouvertes et désertes, mais presque tous les restaurants ont fermé leurs portes depuis octobre. Même les haut-parleurs, qui continuent de débiter d'un ton monotone les publicités pour des hamburgers et des spectacles, semblent avoir du mal à y croire… La plage est pourtant l'endroit idéal pour se reposer du tumulte qui agite Atlantic City. Car une fois passées les portes des casinos-resorts du centre-ville, le visiteur entre dans un univers de lumières clignotantes, de moquette rouge et de réclames sans fin, ponctué par les claquements des machines à sous. Un environnement un tantinet agressif qui explique sans doute pourquoi la plupart des touristes ressentent le besoin de s'alcooliser dès le début de l'après-midi… Mais la recette continue de fonctionner. Même hors saison, les hôtels affichent souvent complets le week-end. Dès le vendredi soir, c'est un mélange hétéroclite de familles, de classes moyennes américaines, de retraités venus s'encanailler, d'étudiants fêtards et d'accros au jeu qui prend d'assaut « AC ». 23 millions de visiteurs L'an dernier, les revenus des casinos d'Atlantic City ont progressé de 4% pour atteindre 2,5 milliards de dollars. Ce sont 23 millions de personnes qui visitent la ville chaque année, quand le total était tombé à 19 millions après la crise de 2008. Et les autorités estiment que la fréquentation pourrait grimper à 33 ou 34 millions dans les prochaines années. « Nous n'avons pas été touchés par la crise , affirme Marcus Glover, le président du Borgata, le plus grand casino-resort de la ville qui, à la différence de concurrents parfois vieillissants, mise sur le haut de gamme. Même à cette époque-là, nous avons continué à croître. La clé, c'est que nous investissons en permanence. » Le Borgata, propriété du groupe MGM, est jeune : il n'a ouvert qu'il y a seize ans dans un quartier excentré, près de la marina. Il a banni tous les symboles du « cheap » qui encombrent les établissements du centre-ville. Son spa, aux larges baies vitrées, a l'une des meilleures vues d'Atlantic City. Des chefs réputés ont été recrutés pour diriger les restaurants de sa galerie. Et, là où certains resorts alignent des chanteurs en fin de carrière, sa salle de concert de 3 500 places a déjà accueilli Jay-Z, Stevie Wonder, Britney Spears ou Jerry Seinfeld. « Nous avons une programmation éclectique. En général, après New York, les stars s'arrêtent ici » , se félicite Marcus Glover. Atlantic City a tiré le gros lot en 1978, avec l'autorisation d'accueillir des casinos, interdits à l'époque dans tous les Etats-Unis, Las Vegas mise à part. Ici, au casino Caesars, en 2018. ©MARK MAKELA/The New York Times-REDUX-REA Il faut dire que la position d'Atlantic City est loin d'être mauvaise. Située en bord de mer, à un peu plus de deux heures de Washington et de New York et à une heure de Philadelphie, la station balnéaire a longtemps été la première destination de loisirs de la côte est. Son développement remonte à la fin du xixe siècle, mais c'est avec la prohibition qu'elle prend réellement son essor. La loi qui interdit la vente d'alcool aux Etats-Unis est alors largement contournée ici. Les autorités locales y voient une aubaine pour faire croître la ville… mais aussi leurs finances personnelles. Le jeu et la prostitution complètent le triptyque. Quand Donald Trump investissait Atlantic City devient l'un des premiers exemples du tourisme de masse, les classes moyennes blanches s'y précipitent mais, peu à peu, les goûts évoluent. Et la ségrégation envers les Noirs, qui régissait la ville, tombe. « Pendant des années, Atlantic Avenue marquait la frontière. Au nord habitaient les employés des hôtels, noirs pour la plupart. Au sud, la zone touristique leur était interdite en dehors des heures de travail, à l'exception d'une seule plage qui leur était réservée , explique Christina Jackson, professeur de sociologie à la Stockton University. Avec la fin de la ségrégation, les Blancs et les touristes sont partis. » La ville entre alors dans une longue léthargie, l'insécurité grandit. Et c'est à la fin des années 1970 que les autorités misent sur une vieille recette : le jeu . Le New Jersey accepte de mettre fin à l'interdiction des casinos, en restreignant l'activité à Atlantic City. Le premier, le Resorts Casino Hotel, ouvre en 1978. AC a tiré le gros lot : à l'époque, hormis à Las Vegas, l'activité est interdite partout aux Etats-Unis. L'argent coule à flots, les investisseurs se précipitent. Y compris un certain Donald Trump, qui fait main basse sur une partie des établissements de la ville et y organise notamment les plus grands combats de boxe de Mike Tyson. Donald Trump en 1990. ©ANGEL FRANCO/The New York Times-REDUX-REA Problème : « Les casinos sont un désastre pour le développement urbain, ça n'a marché nulle part, ni à Indianapolis, ni à Detroit, ni à La Nouvelle-Orléans , affirme l'historien Bryant Simon, auteur d'un livre sur Atlantic City. C'est l'anti-modèle : leur but est de maintenir les gens à l'intérieur pour qu'ils dépensent le plus possible. L'aménagement extérieur a été complètement négligé. » Les vieilles blessures se réveillent et une nouvelle forme de ségrégation apparaît. « On pensait que les casinos sauveraient la ville, mais une grande partie de la population a été laissée à l'écart du développement , note Christina Jackson. Et la ségrégation s'est réorganisée, avec le 'redlining' notamment. » Cette pratique a longtemps exclu, et continue d'exclure, certains quartiers noirs de l'accès au crédit. Et la valeur des propriétés y reste démesurément basse. Le succès des paris sportifs La crise de 2008 porte un nouveau coup qui sera presque fatal à Atlantic City. L'immobilier s'effondre, le tourisme est à l'arrêt. Et Atlantic City n'est plus seule : la Pennsylvanie voisine, l'Etat de New York, le Delaware et le Maryland ont aussi légalisé les casinos, ouvrant la voie à une nouvelle concurrence. Sur les douze établissements de jeu que comptait la station balnéaire, cinq doivent fermer leurs portes. Donald Trump aussi bat en retraite et abandonne toutes ses propriétés dans la ville . Le Trump Plaza est fermé en 2014 après des années de souffrance, mettant à la porte 1 000 salariés. Le Trump Marina Hotel change de mains et de nom. Quant au Trump Taj Mahal, il est démoli après avoir connu une longue grève de ses employés et avoir été racheté par Carl Icahn, puis par Hard Rock, qui a construit un nouvel hôtel. « L'héritage de Trump à Atlantic City pourrait présager de l'état dans lequel il va laisser le pays : un champ de décombres, dû principalement à des erreurs de jugement et à de mauvais choix, même s'il ne le reconnaîtra jamais » , juge Bryant Simon. Donald Trump a abandonné tous ses établissements après la crise de 2008. Son spectaculaire Trump Taj Mahal a été détruit en 2017. ©MARK MAKELA/The New York Times-REDUX-REA Pourtant, Atlantic City semble de nouveau se relever aujourd'hui. En 2018, deux nouveaux casinos ont ouvert. Cette année, les revenus des neuf établissements de la ville devraient atteindre 2,74 milliards de dollars, soit une croissance de 9%, la meilleure performance depuis plus de dix ans. La légalisation du marché des paris sportifs il y a deux ans dans plusieurs Etats , dont le New Jersey, a redonné un coup de fouet au secteur. Tous les casinos de la ville ont ouvert leur « sportsbook », des espaces dans lesquels les clients peuvent voir des dizaines de matches en même temps sur des écrans géants, boire, manger et parier. « Le gâteau est encore petit mais il grossit très vite » , se félicite Marcus Glover. Les paris sportifs ont généré près de 100 millions de dollars sur les dix premiers mois de 2019. Suivre la voie de Las Vegas Atlantic City tente surtout d'être moins dépendante de ses casinos. Le modèle ? Las Vegas. « Les casinos ne génèrent que 20% des revenus de Vegas. Chez nous, c'est le contraire. Il faut inverser la tendance » , opine Tom Forkin. Cet ancien avocat républicain, aujourd'hui à la tête d'une école de surf, préside aussi le bureau de contrôle des boissons alcoolisées de la ville. À ce titre, il défend une loi visant à autoriser la consommation d'alcool dans les rues du centre-ville. Il sait de quoi il parle : il a emménagé dans un ancien débarcadère, sur la marina, utilisé par Al Capone pendant la prohibition. Le gangster y faisait accoster ses navires, chargés de rhum des Antilles ou de whisky irlandais, pour alimenter la cité… « Vegas s'est complètement réinventé depuis dix-sept ou dix-huit ans , confirme Marcus Glover. Nous voulons suivre le même chemin, en développant la vie nocturne, les concerts, le sport, le théâtre… Pour qu'Atlantic City continue de grandir, il faut s'ouvrir. Les casinos seuls ne peuvent plus suffire. » Un groupe d'investisseurs tente ainsi de redynamiser une partie du centre-ville, avec l'ouverture de restaurants, de bars, d'un centre de yoga, sur trois rues surnommées « Orange Loop »… « Nous voulons développer une expérience touristique complète, nous organisons des concerts sur la plage l'été, nous montons de gros événements comme l'Atlantic City Air Show, qui a réuni 500 000 personnes l'an dernier , résume Larry Sieg, directeur marketing de la Casino Reinvestment Development Authority (CRDA), un organisme alimenté par les casinos, qui reversent 1,5% de leurs revenus pour financer des projets dans la ville. Nous ne voulons pas forcément changer l'image d'Atlantic City, mais changer les perceptions, qui sont parfois faussées. » Diversifier l'offre de logements Un complexe immobilier de logements - le premier depuis plus de quarante ans ! - est aussi sorti de terre : 600 North Beach propose 250 unités. Et ce n'est pas fini. Le promoteur à l'origine de ce projet va en lancer un autre, en partenariat avec le Borgata, qui détenait des terres dans le quartier de la marina. Un nouveau complexe de 200 logements de luxe va ainsi être créé. Surtout, une anomalie dans une ville américaine de 40 000 habitants va être réparée : un supermarché va ouvrir. Cela faisait plus de quinze ans qu'il n'y en avait plus à Atlantic City. « La ville se remet doucement de la crise et d'une dépendance trop forte au jeu. La question, aujourd'hui, est de savoir comment elle peut se réinventer et entrer dans une ère post-casino. Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a plein d'espaces vides, cela peut stimuler la créativité » , opine Bryant Simon. La grandeur et la décadence d'Atlantic City a inspiré les cinéastes, dont Martin Scorsese. Ce dernier a réalisé « Boardwalk Empire », une série consacrée à l'histoire de la ville. Le personnage central, inspiré du sulfureux Enoch Johnson, est campé par Steve Buscemi. ©Macall B. Polay/AP/SIPA Pour un investisseur, les risques sont peu élevés. Les prix de l'immobilier restent bas, des dizaines de maisons sont vendues toutes les semaines aux enchères et de vastes bureaux sont disponibles pour presque rien. De quoi alimenter un peu plus encore le mythe qu'à Atlantic City, tout est possible. Mais les erreurs du passé ont-elles réellement été comprises ? « Il faut davantage associer les résidents aux projets de développement, éviter les effets de la gentrification et favoriser l'accès aux logements à bas prix » , clame Christina Jackson. « Les logements à loyer modéré ont toujours été un grand défi pour la ville, nous devons prendre le problème à bras-le-corps , reconnaît Barbara Woolley-Dillon, directrice de la planification et du développement pour la municipalité. Nous devons aussi diversifier l'offre de logements, pour les familles monoparentales par exemple. » Et favoriser l'accès à la propriété, dans une ville où à peine 30% des ménages possèdent leur logement, quand la moyenne nationale se situe autour de 64%… Des habitants « abandonnés » La confiance envers les politiques, elle, est rompue. Début octobre, l'ancien maire de la ville, Frank Gilliam, a dû démissionner après avoir détourné 87 000 dollars destinés à un programme d'aide pour de jeunes basketteurs. Il risque vingt ans de prison, le jugement doit être prononcé dans les prochaines semaines… Et c'est le cinquième des neuf derniers maires à être tombé pour corruption. Cette mauvaise gestion récurrente a incité l'Etat du New Jersey à mettre la ville sous tutelle jusqu'en 2021. Il peut ainsi négocier sa dette, vendre certains de ses actifs, comme le réseau d'énergie, embaucher ou licencier le personnel municipal… Les habitants se sentent abandonnés. Les impôts pourraient encore augmenter cette année, la ville est surendettée. « Les taxes sur les casinos sont restées stables ces dernières années, quand nos impôts ont augmenté de 110% , dénonce Tom Forkin. L'Etat du New Jersey prélève la totalité des taxes de séjour et de parking, soit 90 millions de dollars par an ! Si la ville en conservait ne serait-ce qu'une partie, cela donnerait des moyens substantiels. » Et des moyens, il en faudrait : 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Sans parler des menaces environnementales. Une grande partie de la ville pourrait être engloutie par la montée des eaux, dans les prochaines années. Régulièrement, des quartiers entiers, les plus pauvres, sont inondés. « Une tristesse magnifique » La mise sous tutelle crée des tensions. Lors d'un conseil municipal, début décembre, un jeune policier prend la parole. Il demande des explications sur la promotion d'officiers qui n'habitent pas la ville, regrettant que la priorité ne soit pas donnée aux résidents d'Atlantic City. Les conseillers municipaux se regardent, gênés : « Les nominations sont du ressort de l'Etat, ce sont eux qui font passer les entretiens , avance l'un d'eux. Un représentant de l'Etat est-il là, ce soir, pour s'expliquer ? » Silence. Personne. Les habitants attendent encore. La conclusion revient à l'historien Bryant Simon : « Du rêve américain de la classe moyenne dans les années 1920, il ne reste rien , confie-t-il. Aujourd'hui, Atlantic City est un symbole de l'échec, de l'urbanisation ratée. C'est le lieu où les rêves viennent se briser. Malgré tout, la ville continue de fasciner, dans une tristesse magnifique. » Une histoire sans fin. Une ville qui inspire les cinéastes On ne compte plus les films tournés à Atlantic City : Ocean's Eleven Lire la suite: Les Echos

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