Face au confinement, la Cité des dames se réorganise pour aider les femmes sans-abri

Pendant le confinement, la Cité des dames se réorganise pour aider les femmes sans-abri

01/04/2020 12:41:00

Pendant le confinement, la Cité des dames se réorganise pour aider les femmes sans-abri

43 femmes sont confinées dans ce centre d'accueil temporaire, tandis que 24 autres ont trouvé une place en hôtel.

nationales, la Cité des Dames s'est organisée dans l'urgence, pour n'abandonner aucune de ces femmes âgées de 20 à 85 ans.Le centre a dû fermer, il ne peut plus recevoir d'autres femmes sans-abri. Mais l'ADSF – Agir pour la Santé des Femmes continue d'aider celles à la rue et à mobiliser pour elles des hôtels sociaux. 

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Nadège Passereau, déléguée générale de l'ADSF - Agir pour la santé des femmes et ses bénévoles n'oublient pas non plus les femmes en errance rencontrées les années précédentes, réinsérées fragilement depuis. Interview.

Marie Claire: Comment s'est organisée la Cité des Dames à l'annonce du confinement ?La vidéo du jour :Nadège Passereau, déléguée générale de l'ADSF (Agir pour la santé des femmes) :

 Dès lors que le confinement a été annoncé, nous avons réorganisé l'espace, les salles. Puis nous avons fait l'analyse des antécédents médicaux des femmes recueillies, pour les répartir : les plus vulnérables en salle d'accueil, au plus près de nos équipes médicales, et celles semblant moins l'être, dans le dortoir. 

Nous sommes devenus, avec la pandémie et les mesures de confinement, un centre d'hébergementCombien de femmes sont actuellement confinées à la Cité des Dames ? 43 femmes sont confinées à la Cité des dames. Nous ne pouvons plus accueillir, nous avons fermé l'accueil. Ces 43 femmes ne sortiront qu'à la fin de la période de confinement. Si notre projet initial est d'être un centre de recueillement, une mise à l'abri, nous sommes devenus, avec la pandémie et les mesures de confinement, un centre d'hébergement.

Comment les femmes recueillies ont-elles réagi aux mesures de confinement ?Nous avons ensuite, tant bien que mal, tenté d'expliquer aux dames qu'il ne fallait pas sortir. Ça n'a pas toujours été simple. Chacune a un parcours de vie compliqué, un niveau d'information, de compréhension différents. Certaines ont vécu Ebola dans leur pays d'origine, c'était il n'y a pas si longtemps. Elles ont été traumatisées par cette pandémie-là.

Et puis, d'autres femmes recueillies ont un trouble psychique, ou un handicap mental. Elles n'ont pas compris pourquoi tout était soudain très réglementé. Nous avons eu le cas d'une jeune femme qui a très mal vécu ce confinement, qui a été prise d'une anxiété très forte. Elle a fait une tentative de suicide, en ingurgitant du savon liquide, et nous avons dû l'emmener aux urgences. Là-bas, elle a pu être dépistée. Elle a été testée positive au Covid-19, mais asymptomatique. 

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Les plus vulnérables dépistéesAvez-vous pris de nouvelles mesures de sécurité après cette découverte ?Lorsque nous avons ainsi découvert qu'une femme de la Cité des Dames était contaminée, nous avons créé une salle d'isolement, avec des règles plus strictes, pour les femmes qui commençaient à ressentir des symptômes.

Nous avons aussi organisé une première action de dépistage ce mardi 31 mars, auprès des dames symptomatiques ou vulnérables, et ce, grâce à un laboratoire partenaire.Et que va-t-il se passer quand vous recevrez les résultats des dépistages

? Vigilance extrême, surveillance des constantes trois fois par jour. Une fois que les femmes testées positives seront restées huit jours en salle d'isolement, nous leur proposerons une chambre à part, au Centre Espoir - Cité de refuge de l'Armée du Salut (un centre d'hébergement et de réinsertion sociale, à quelques mètres de la Cité des Dames, 

ndlr). Nous y avons réquisitionné plusieurs chambres, pour qu'on puisse opérer ce déferrement et isoler au maximum les femmes à risques.  Lire aussi :Quand la précarité empêche les femmes d'accéder aux soins

Comment s'organise le personnel de la Cité des Dames ?Trois types d'équipes sont sur place : médicales, sociales, mais aussi psy. Le personnel médical s'est occupé d'organiser notre espace pour éviter les risques, nos équipes de psy font en sorte que le moral tienne et les équipes sociales assurent les activités quotidiennes, comme des courtes sorties dans notre cour intérieure. Nous avons aussi pensé à organiser un atelier"couture de masques".

Des maraudes sanitaires sans camionComment aidez-vous aussi les femmes sans-abri, celles qui ne sont pas confinées à la Cité des Dames ?Une partie de l'équipe de l'ADSF – Agir pour la Santé des Femmes est mobilisée à la Cité des dames, l'autre, réalise des maraudes sanitaires, mais sans notre camion habituel, car en raison des mesures de confinement, on ne peut plus y faire monter les femmes sans-abri. Mais on continue. Pour

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proposer aux femmes qui restent seules, avec ou sans enfant, d'être mises à l'abri dans des hôtels, et leur assurer un maximum de sécurité dace aux risques de la pandémie. En hôtel, nous hébergeons actuellement 24 femmes

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