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Aurélien Rousseau : «Notre système de santé est arrivé au bout d’une logique»

Pour le directeur général de @ARS_IDF Aurélien Rousseau @aur_rousseau, la crise qui secoue les urgences est systémique et il faut agir de manière plus globale sur l’ensemble des services au sein de l’hôpital

10.9.2019

Pour le directeur général de ARS_IDF Aurélien Rousseau aur_rousseau, la crise qui secoue les urgences est systémique et il faut agir de manière plus globale sur l’ensemble des services au sein de l’ hôpital

Pour le directeur général de l’Agence régionale de santé Ile-de-France, Aurélien Rousseau, la crise qui secoue les urgences est systémique et il faut agir de manière plus globale sur l’ensemble des services au sein de l’ hôpital .

Aurélien Rousseau, ancien professeur d’histoire, membre du Conseil d’Etat, a été nommé il y a un peu plus d’un an à la tête de l’Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France. A lire aussi Urgences : Agnès Buzyn met la main à la poche La grève des urgences s’étend et dure maintenant depuis plus de six mois. Y a-t-il aujourd’hui un risque sur la qualité des soins ? Non. Cette qualité reste maintenue, nous n’avons eu aucune alerte, aucune remontée d’événements indésirables qui seraient dus à la grève. Et cela pour deux raisons. D’abord parce qu’une grève à l’hôpital se fait toujours dans des conditions particulières : les personnels sont comptabilisés comme grévistes mais travaillent comme d’habitude. C’est ce que l’on appelle l’assignation. Il y a donc un effectif nécessaire. Ensuite, le personnel garde son niveau d’exigence, ils sont toujours pleinement engagés, et par exemple il n’y a pas eu de montée ni de pic de l’absentéisme. En disant cela, je n’affirme pas que la situation est satisfaisante. Le mouvement social est bien là. Et cela va durer ? Tous les jours, nous dialoguons. Notamment à l’AP-HP de Paris, où onze SAU [services d’accueil et de traitement des urgences, ndlr] ont mis fin à leur grève, quatorze autres sont toujours dans le conflit, dont quatre sans grévistes. Il y a des discussions et des négociations. Nous ne sommes pas dans un paysage figé… Certes, mais on ne peut pas dire que la situation s’améliore… Le fait que cela dure n’est évidemment pas positif. Et c’est un sujet de préoccupation important. Mais il y a une foule de négociations locales, le conflit ne pourrit pas, il n’y a ni déni ni mépris. Car les questions que nous pose ce mouvement sont légitimes. N’oublions pas qu’au départ, c’est un conflit parti du personnel non médical, des aides-soignantes et des infirmières. En Ile-de-France, assistez-vous à une extension du mouvement vers les médecins ? Cela n’a pas été le cas. Nous sommes sans doute plus habitués au dialogue avec les médecins. Les structures d’échanges, qui sont parfois vifs, existent et fonctionnent bien avec les représentants des urgentistes. Nous devons faire la même chose avec les paramédicaux, dialoguer avec tous les soignants. De votre point de vue, est-ce toujours une crise des seuls services d’urgences ? Ce qui se passe aux urgences est un symptôme. Car c’est une crise sur la prise en charge des soins de premier recours. Notre système de santé est arrivé au bout d’une logique et les urgences en ont été la variable d’ajustement. C’est, aujourd’hui, tout un ensemble qui est à bout de souffle. Cela renvoie par exemple à la place des urgences dans l’hôpital. Quel est ainsi le rôle des acteurs du premier recours ? Il y a des établissements où les urgences et les services de spécialité sont deux mondes à part. Les heures ainsi passées par le personnel des urgences pour trouver des lits d’hospitalisation dans les services, cela n’a pas de sens. Je ne dis pas qu’il n’y a pas une question de moyens ni de salaires, mais chacun sait qu’il faut agir sur tous les leviers. A lire aussi A Paris, l’hôpital Saint-Joseph épaulé par un centre de santé Des mots… Non. Les annonces faites par la ministre sont cohérentes. Certains ont pu penser que leurs effets sont limités quand elles sont prises séparément. Ce n’est pas le cas. Elles répondent toutes à des enjeux précis, concrets, issus du quotidien des soignants. Car c’est un tout, il faut agir sur l’amont, sur l’organisation des services, et sur l’aval. Il n’y a pas qu’un seul levier. C’est cette démarche en laquelle je crois. Les mesures annoncées sont dénoncées comme des rustines, en rien à la hauteur de la crise… Il faut regarder l’ensemble. Par exemple, le D r Pelloux, dans le cadre d’une mission sur les soins non programmés confiée par l’Agence régionale de santé, a fait une réunion en Ile-de-France avec plusieurs centaines de professionnels des Ehpad. L’objectif est de mieux gérer les orientations et les nuits dans ces établissements, et d’éviter les transferts inutiles. On peut dire que cela est marginal, mais non, c’est la preuve d’un intérêt pour ces réponses. Nous assumons aussi d’ouvrir des chantiers inédits. C’est le cas avec la démarche «zéro brancard» que lance l’ARS et qui suppose de regarder en toute transparence les enjeux de l’aval des urgences. Et ce sont aussi des réponses concrètes sur les moyens pour rénover certains services qui ne sont plus aujourd’hui en situation d’accueillir dignement les patients. A lire aussi A Saint-Malo, «ça devient de l’abattage» Dans cette crise, la médecine libérale a ses responsabilités… La médecine libérale est aussi en grande difficulté. Mais en même temps, je vois combien elle change vite. Les nouvelles organisations, avec les CPTS [communautés professionnelles territoriales de santé], sont vraiment plébiscitées. En Ile-de-France, près de 80 projets sont venus directement de la base. Je vois des médecins libéraux qui sont prêts à jouer le jeu. Ceux qui s’installent, notamment. Ils sont différents de leurs aînés dans leur pratique, ils revendiquent plus fortement de travailler en interprofessionnel, ils sont prêts à assumer une responsabilité dans leur territoire… C’est un changement culturel. Mais le problème reste une course contre la montre avec cette démographie médicale qui nous pénalise lourdement. Que faire ? La démographie médicale est ce qu’elle est. Dans l’immédiat, est-ce d’ouvrir de nouveaux postes ? Nous le faisons quand c’est nécessaire. Mais s’il n’y a personne pour les occuper, à quoi ça sert ? La question est de pourvoir ces postes. Et donc le sujet est l’attractivité et la fidélisation. En Ile-de-France, on a un sujet particulier, avec des professionnels qui quittent la région et une problématique de coût de la vie. Comment y remédier ? Identifier les fonctions et les postes où il y a le plus de turnover et de départs. Nous avons des outils, comme le contrat d’engagement de service public, où l’on prend en charge les études après la troisième année. L’étendre aux professions paramédicales peut être une piste. On y travaille. D’autres administrations, comme la police ou l’Education nationale, sont confrontées aux mêmes difficultés. On peut s’inspirer de ce qui fonctionne ou non. Il faut s’appuyer sur le fait que l’hôpital reste le service public dans lequel les Français ont le plus confiance. Lire la suite: Libération

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