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Joe Biden président : qu'est-ce que ça va changer pour l'économie ?

Joe Biden président : qu'est-ce que ça va changer pour l'économie ? #Biden #Inauguration2021 #Investiture

21-01-21 08:05:00

Joe Biden président : qu'est-ce que ça va changer pour l'économie ? Biden Inauguration2021 Investiture

Donald Trump et Joe Biden et ont des approches économiques très différentes. Le premier a géré les Etats-Unis comme une entreprise, 'America First', il nouait des deals avec ses partenaires, tel un homme d’affaires. Le second promet une approche plus...

Alors, que va faire le nouveau président américain de l’héritage de son prédécesseur ? Qu’est-ce qui va changer ? Quel impact son mandat aura-t-il sur l’économie mondiale et belge ? Voici les grands défis économiques du nouveau président américain.

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La rupture Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les Etats-Unis se portent bien économiquement. C’était particulièrement vrai avant la crise du covid, ça l’est encore, relativement, aujourd’hui. La croissance économique américaine tournera autour de 4% cette année, et le taux de chômage autour de 5%. C’est mieux qu’en Europe.

Grosse ombre au tableau, les inégalités sociales et économiques se creusent. 18 millions d’Américains vivent d’aides sociales et du chômage. C’est le premier défi économique du nouveau président, relancer l’économie pour tous."Donald Trump a très mal géré la crise covid", constate Serge Jaumain, professeur d’Histoire contemporaine à l’ULB, il codirige de Centre d’étude AmericaS. Et en cela Joe Biden entend marquer une vraie rupture,"il arrive avec un plan de relance qu’aurait pu proposer Donald Trump lui-même s’il n’avait pas minimisé l’importance de la crise mais il ne l’a pas fait. Biden, lui, va frapper très fort". Le plan de relance annoncé par le nouveau président est doté de plus de 1500 milliards d’euros soit 1900 milliards de dollars. headtopics.com

Une relance empathique Le plan de relance de Joe Biden prévoit notamment un chèque de 1400 dollars par personne en fonction des revenus et des aides pour le payer le loyer, l’électricité et l’eau des ménages dans le besoin pour un budget total de 25 milliards de dollars. Le nouveau président veut également renforcer l’aide alimentaire aux familles."Aucun Américain ne devrait avoir à choisir entre mettre de la nourriture sur la table et se mettre en quarantaine pour éviter la propagation du virus", a déclaré Joe Biden en présentant son plan.

Autre priorité : créer des "millions d’emplois manufacturiers bien payés" et doubler le salaire minimum qui passerait de 7,25 dollars à 15 dollars de l’heure."Ça, c’est une petite révolution, constate Serge Jaumain. On voit bien que l’idée, à travers toutes ces mesures, c’est de relancer l’économie mais en soutenant la population. C’est une volonté assez nette chez Joe Biden : montrer de l’empathie, y compris dans ses propositions économiques".

A cet égard, et c’est aussi un virage a 180° par rapport à Donald Trump, Joe Biden veut réhabiliter"l’Obamacare", la couverture de soins de santé instauré par Barack Obama et dont il a été l’artisan comme vice-président."J’en fais une affaire personnelle", a déclaré Biden après son élection."L’objectif du nouveau président est clair analyse Michel Hermans, politologue et spécialiste du commerce international à l’ULg. Il veut améliorer la couverture médicale des familles américaines de la classe moyenne. Il sera plus social que son prédécesseur parce qu’il se rend bien compte qu’il y a eu des catastrophes dans cette crise covid dues au fait que les gens n’avaient pas l’argent pour se soigner". L’objectif est aussi politique : se rapprocher de la population pour convaincre en vue des élections de mi-mandat. La majorité de Joe Biden ne tient qu’à un fil aujourd’hui au Senat.

La continuité Voilà pour leurs approches très différentes de l’économie intérieure et de la relance. Sur le plan de l’économie internationale et des relations commerciales, là, le mandat de Joe Biden s’annonce plutôt dans la continuité même si les accents nationalistes et protectionnistes seront moins forts."Le nouveau président compte rétablir des relations privilégiées avec l’Union Européenne, détaille Michel Hermans. Donald Trump, c’était America First. Avec Joe Biden, on devrait retrouver une Amérique multilatérale et ouverte à l’international. En revanche, là où il sera vraiment dans la continuité de Trump, c’est dans sa relation, toujours très sévère, avec la Chine. Tout simplement parce qu’elle devient un concurrent de plus en plus dur pour les Etats-Unis qui veulent conserver leur position de leader économique mondial." headtopics.com

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"Biden va mener une politique avant tout américaine, comme le faisait Trump, renchérit Serge Jaumain. Mais ce sera sans doute une politique plus réfléchie, le discours sera plus soft, plus audible pour les partenaires étrangers. On n’en reviendra pas pour autant à une relation comme avant Trump, notamment avec l’Europe. L’Europe devra se renforcer, là il y a quelque chose qui a définitivement changé".

Autre exemple de cette continuité assouplie : Donald Trump a considérablement diminué l’impôt sur les bénéfices des sociétés, il est passé de 35% à 21% durant son mandat. Joe Biden projette de le relever mais loin du niveau auquel il était avant la réforme fiscale de Donald Trump. Il passerait à 28%.

Quel changement pour l’économie belge ? La nouvelle approche des relations commerciales internationales du président américain touchera-t-elle les entreprises belges ?"Oui, répond Michel Hermans. Les taxes sur certains produits européens instaurées, encore récemment, par Trump vont devoir être supprimées ou au moins atténuée s’il veut se rapprocher de l’Europe. Mais il ne pourra pas tout supprimer non plus car il a besoin d’argent pour relancer son économie". Bonne nouvelle donc pour certains secteurs belges particulièrement touchés par ces taxes douanières protectionnistes instaurées sous la présidence Trump. La sidérurgie essentiellement, l’agroalimentaire, le chocolat, le secteur du luxe et l’automobile aussi.

"Ce qui sera la principale différence pour la Belgique et l’Europe, c’est qu’on va avoir un interlocuteur de l’autre côté de l’Atlantique avec lequel on va pouvoir négocier et surtout avec lequel on va pouvoir prévoir, analyse Serge Jaumain. C’est très difficile pour le monde des affaires d’être confronté aux décisions brutales et inattendues qui étaient prises par Donald Trump. Sur le fond économique, il n’y aura pas de bouleversement donc, mais ce qui change c’est la forme, la capacité de la nouvelle administration à discuter et trouver des compromis". Et ça, ce sera précieux pour nos entreprises. headtopics.com

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