Virginie Efira se confie sur son amoureux Niels Schneider

'Pour cette scène avec Niels, il a quand même fallu que je picole légèrement avant ! Comme avant de sauter dans le vide.'

10.12.2019

'Pour cette scène avec Niels, il a quand même fallu que je picole légèrement avant ! Comme avant de sauter dans le vide.'

Alors qu'Un amour impossible est diffusé ce soir sur Canal+, Virginie Efira, bouleversante dans cette adaptation du roman de Christine Angot, se confie à coeur ouvert à Vogue. Ses amis, ses amours, ses emmerdes...

, puis au Conservatoire. J’y ai découvert une peur inouïe. À partir du moment où tu sacralises fort quelque chose, tu ne peux y appartenir, ça enlèverait tout le sacré… Du coup, j’ai un peu fui. Virginie Efira © Photographe : Mikael Jansson. Réalisation : Emmanuelle Alt Aujourd’hui, tu as encore peur ? Non, cette peur a cessé quand j’ai compris que tout le monde avait peur. Quand tu sens un besoin périlleux de vivre, tu perçois physiquement que tu es mortelle. La plupart du temps, on se dit «on verra plus tard» , mais en fait, plus tard, c’est maintenant. Ça ferait un bon titre de livre de développement personnel, ça… Je ne pense pas qu’on trouve un jour une place bien définie dans l’existence parce que tout est heureusement toujours en perpétuel mouvement, mais il y a des moments où on a l’impression, malgré tout, de s’incarner un peu plus, et c’est ce qui s’est produit quand j’ai commencé à jouer. La féminité d’aujourd’hui est celle qui ne se sent pas coupable de ses désirs, quels qu’ils soient Ton parcours est incroyable: en gros, tu es passée de la «Nouvelle Star» à tourner avec Paul Verhoeven… Il y a quand même eu quelques étapes intermédiaires! Mais effectivement ce n’est pas implacable comme parcours (rires). Jouer dans des films plus particuliers, qui se relient davantage à ceux que j’aime comme spectatrice, est arrivé assez tard, vers 40 ans. En fait, j’avais renoncé. Je ne veux pas faire l’apologie du renoncement, mais se défaire d’un objectif ou même d’un rêve permet de ne pas penser que vous avez foutu votre vie en l’air si vous n’y êtes pas arrivé. Et de faire donc quelque chose avec ce qui se présente. D’y trouver du sens, un lien. Et de le faire pas trop mal, du coup. Ce qui suivra ensuite ne peut être mauvais ou complètement à côté de la plaque. Ce qui a été important aussi, c’est se défaire de la docilité, de ne plus accepter de choses dont le sens m’était étranger. Après la télévision, j’ai eu la chance de pouvoir commencer à faire du cinéma. J’ai surtout tourné à ce moment-là des comédies romantiques. Ce qui était déplaisant parfois était d’entendre les mêmes éléments de langage que ceux utilisés à la télévision. Des mots comme «segmentant» ou «anxiogène» dès que quelque chose ne suintait pas la bonne humeur. Tu aimais ces comédies romantiques dans lesquelles tu jouais ? Oui. Mais certaines plus que d’autres! J’ai surtout un jugement assez dur avec moi-même ou les films au moment où ils sortent. Pendant le tournage, ce n’est pas le moment de se positionner contre ou en dehors. Et puis, un acteur n’a pas forcément toujours le choix. Il fait aussi avec ce qu’on lui propose. Apparemment, à cette époque, j’avais un emploi, autant l’accepter et voir ce que je pouvais en faire. Il y a des filles chouettes qui ont un emploi dans la comédie romantique, par exemple , et puis on peut raconter des choses importantes derrière des apparences de légèreté. Mon emploi, c’était la fille indépendante mais fragile en dessous, pas agressive, mignonne mais pas fatale… rassurante quoi. Bref, une fille qui ne fait pas trop peur aux garçons... C’est assez rigolo de jouer dans des scénarios qui se ressemblent tous un peu. Dans un film, la fille indépendante rencontre un type mais il a vingt ans de moins, dans un autre il a vingt centimètres de moins, dans un troisième il est probablement trop grand, et à la fin – juste avant le générique – je cours après lui et après mon destin (j’aimais beaucoup ce moment) en lui faisant une déclaration d’amour et en lui demandant de pardonner mon aveuglement. Mais bon, au bout d’un moment, j’en avais quand même un peu marre de courir. Je crois surtout que j’avais envie de partager quelque chose avec le réalisateur. Ça a été le cas pour 20 ans d’écart , par exemple. L’idée qu’une comédie «commerciale» ne contienne pas de politique est fausse. Tout est politique. Un sentiment aussi. À partir de là, j’ai eu envie de jouer dans des films qui interrogeaient la société plutôt que de s’y soumettre. Dans les comédies romantiques , à l’époque en tout cas, il y avait encore parfois une perception du féminin très «la maman d’un côté, la putain de l’autre». Si tu es celle qu’on épouse, tu te tiens bien, tu es sexy peut-être mais ta sexualité n’existe pas. Virginie Efira © Photographe : Mikael Jansson. Réalisation : Emmanuelle Alt Comment vois-tu la féminité aujourd’hui ? La féminité d’aujourd’hui est peut-être celle qui cherche à se définir ou se construire sur quelque chose qu’on invente soi, débarrassé ou non de l’héritage culturel et politique de notre société. Je n’ai pas d’opposition ni d’urticaire à ce qui pourrait constituer la féminité basique, voire caricaturale (appel au désir, maternité…), à partir du moment où le politique – un système mis en place – est compris et où on n’est plus, dès lors, l’otage. À partir de là, on fait ce qu’on veut. La féminité d’aujourd’hui est celle qui ne se sent pas coupable de ses désirs, quels qu’ils soient. Quand tu sens un besoin périlleux de vivre, tu perçois physiquement que tu es mortelle. La plupart du temps, on se dit «on verra plus tard» , mais en fait, plus tard, c’est maintenant. C’est Victoria qui marque un tournant pour toi vers le cinéma d’auteur. Qu’est-ce que Justine Triet voit en toi à ce moment-là pour te proposer le rôle ? Je me souviens bien du moment où elle m’a appelée. J’avais à peine vu La Bataille de Solferino . On a pris un café à côté de chez moi et j’ai eu un coup de foudre inouï. Je ne sais pas ce qu’elle a vu en moi, mais j’imagine qu’elle pressentait ce qui pouvait se passer entre nous et qui est arrivé. Ce qui est intéressant, c’est qu’elle me propose avec Victoria comédies romantiques que j’avais tournées, mais en en détournant les codes. Je veux dire en essayant d’y mettre une vérité. Même cruelle. Du coup, le beau peut devenir vraiment beau. Quand ce film s’est terminé, j’ai eu une crise d’immobilisme assez prolongée, je savais que je ne pourrais plus faire les choses comme avant. J’avais vécu une telle intimité avec elle. Je savais que dorénavant c’était cette précieuse chose-là qu’il fallait chercher. Tu te rends compte que tu peux jouer tous les registres ? Non pas du tout, je ne me rends pas compte de ça. Ou en tout cas je ne me pose aucune question là-dessus. Quand tu joues, tu es juste à l’intérieur des choses, quel que soit le registre. Et puis c’est quoi, de toute façon, être bon ou mauvais pour un acteur de cinéma ? Je vais vers ce qui m’intéresse, et je savais quand même depuis longtemps que je n’avais pas que des choses légères et sautillantes en moi. Justine l’a vu et ça lui a permis de l’explorer. Ce que je continue de faire aujourd’hui en allant définitivement vers des réalisateurs qui ont envie de raconter une personne dans la complexité qu’elle contient toujours, par essence. Dans "Victoria" et même "Sibyl", tu incarnes une femme très contemporaine, aussi forte que paumée, indépendante. On peut s’identifier, ou te voir comme une bonne copine. Tu crées de la proximité, un peu comme une Cameron Diaz française… J’adore , mais depuis deux ans je n’ai pas du tout joué ce genre de rôles. Avant je jouais la fille sympa, maintenant on ne me propose plus que des rôles de folles (rires). En ce moment, je tourne Madeleine Collins Lire la suite: Vogue.fr

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