Un apéro avec Benoît Magimel : « J’ai été élevé dans la haine du bourgeois. En vieillissant, on se détend »

Un apéro avec Benoît Magimel : « J’ai été élevé dans la haine du bourgeois. En vieillissant, on se détend »

02/12/2021 22:03:00

Un apéro avec Benoît Magimel : « J’ai été élevé dans la haine du bourgeois. En vieillissant, on se détend »

L’acteur, à l’affiche de deux films, sirote une vodka-Martini dans un café chic de Paris. A 47 ans, cette figure puissante et sensible, évoque son enfance cabossée et sa bosse roulée sur les plateaux.

MARCO CASTRO POUR « LE MONDE »Ce serait facile de le résumer : un « tignous » cachant sa vulnérabilité, porté d’un rôle à l’autre (dansAmants,de Nicole Garcia, sur grand écran depuis le 17 novembre, dans

De son vivant,d’Emmanuelle Bercot, qui sortira le mercredi 24 novembre) par cet assemblage intense de puissance et de sensibilité.On se tromperait. On ne résume jamais personne. Et sans doute pas lui, Benoît Magimel.« Gamin, j’adorais me raconter,

confesse-t-il.J’en rajoutais.Un jour, je me suis dit : il faut que je garde tout pour moi, que les gens en sachent le moins possible pour laisser libre cours à leur imagination. Dès lors, j’ai répondu : oui, non. Le cauchemar des journaliste headtopics.com

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s… »Le Murat. Un café chicos porte d’Auteuil. Public de rombières, familles cossues, couples illégitimes, quelques têtes télévisuelles du 16earrondissement de Paris. On s’est assis au fond sous le portrait dumaréchal d’Empire en beau gosse.

« J’ai été élevé dans la haine du bourgeois. En vieillissant, on se détend. Chabrol m’a appris ça. Il me disait : “Ecoute, j’ai fait unMacbethavec Roger Hanin qui avait l’accent pied-noir. Tu vois, on survit à tout…” »

« Parfois, dans les salles, on me hèle encore : “Eh ! Momo !” »Le fait est qu’il n’habite pas loin. On opte pour des vodkas-Martini façon 007,shaken, not stirred– « secouées, pas remuées », avec les olives en broche flottant à la surface. Ça arrache. Il grimace.

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« Faut être humble : j’ai fait 70 films… Demande à quelqu’un d’en citer plus de trois. Personne n’y arrive, c’est toujours Walter dansLa Pianiste,La vie est un long fleuve tranquille… C’est tout. Pour tous les acteurs, c’est pareil. Demande à Sophie Marceau : headtopics.com

La Boum! Parfois, dans les salles, on me hèle encore : “Eh ! Momo !”»Le Martini de James BondMomo ? Ça commence là, ou presque. Dans le quartier des Gobelins, à Paris.Michèle, la mère, est infirmière. D’abord à l’hôpital du Val-de-Grâce, puis en libéral. Grand cœur, elle ramène la misère du monde à la maison pour en prendre soin. Le père, employé de banque, est du genre à ne pas supporter les poils de chien

et à rêver de réussite sociale. Il a tôt fait de déserter, en laissant ses deux garçons. Un homme le remplace, il s’appelle Benoît. Du coup, l’enfant devient « le petit Benoît ».Il grince :« C’était hors de question. Gamin, je gonflais toujours le torse. C’était presque une obsession. J’avais peur de ne pas être assez fort. »

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Le beau-père ne fait pas de vieux os et part en laissant une petite sœur.Un pied dans le sérieux, un autre dans la rueIl vous reste 69.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.Lecture duen cours sur un autre appareil.

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Évidemment il peut se détendre,il a tout se qu'il veut, tant mieux pour lui ...🍀👍 Surtout quand on en est devenu un. Surtout quand on le devient Et en vieillissant on réfléchi ? Dis plutôt que ton embourgeoisement t’as détendu benoît. Surtout quand on le devient lol Me demande juste quel adjectif on employait avant cette « mode » de puissant…

Et devenant blindé on se détend* Moi j ai du mal avec les gens issus du peuple qui donnent des leçons quand ils ont rencontré le confort et sont à l abri. Voilà. Ce monsieur aurait dû être boulanger. Ceux qui me comprennent... Un apéro avec Magimel,putain ça sent l embuscade !