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Propriété, Idéologie

Thomas Piketty : «Chaque société invente un récit idéologique pour justifier ses inégalités»

Thomas Piketty : «Chaque société invente un récit idéologique pour justifier ses inégalités»

12.9.2019

Thomas Piketty : «Chaque société invente un récit idéologique pour justifier ses in égalité

Héritage pour tous, forte imposition des plus hauts revenus et du patrimoine, cogestion en entreprise : dans son nouvel opus, « Capital et idéologie», qui sort ce jeudi, l’économiste français le plus connu à l’international depuis son « Capital au XXIe siècle» s’attaque au dogme de la propriété pour inverser la courbe explosive des in égalité s. Renversant.

qui anime nos sociétés. Il invite tous ceux qui le lisent à croire à nouveau à l’utopie socialiste. Plausible ? Optimisme chevillé au corps, lui y croit en livrant à la sagacité des citoyens la somme d’un travail colossal sur le fondement idéologique des inégalités.

Une des pierres angulaires de ce récit hyperinégalitaire est la sacralisation de la propriété, selon vous…

par exemple, quand on abolit l’esclavage, on est persuadé, tel Tocqueville, qu’il faut indemniser les propriétaires, mais pas les esclaves qui ont travaillé pendant des siècles sans être payés ! L’argument est imparable : s’il n’y a pas de compensation, comment expliquer à une personne qu’elle doit rendre le patrimoine qu’elle avait acquis de manière légale à l’époque ? Que fait-on d’une personne qui a vendu ses esclaves il y a quelques années et qui possède maintenant des actifs immobiliers ou financiers ? Cette sacralisation quasi religieuse de la propriété, cette peur du vide dès lors qu’on commence à remettre en cause les principes de la propriété faisait qu’on était prêt à justifier n’importe quel droit de propriété issu du passé comme fondamentalement juste et impossible à remettre en cause. On la retrouve actuellement avec la question des supermilliardaires, quel que soit le nombre de zéros. Les fortunes individuelles pouvaient atteindre 10 milliards d’euros il y a quinze ans, désormais, c’est 100 milliards…

L’histoire des inégalités que vous retracez dans votre livre montre pourtant qu’à certaines périodes, on n’a pas hésité à remettre en cause les principes de la propriété…

siècle. Il a connu des périodes d’accélération, de pause, voire de régression depuis les années 80-90. Mais on peut reprendre le fil de cette histoire. Rien n’est déterminé, chacun, aujourd’hui, peut s’approprier ces enjeux. Le dépassement de la propriété privée n’a rien d’utopique et s’inscrit dans la suite logique de la construction d’une société plus juste.

Il faut rendre la propriété temporaire : les mêmes personnes ne doivent pas concentrer le capital éternellement. Je propose qu’au-delà d’un certain seuil, chacun redonne à la collectivité une partie de ce qu’il détient. J’imagine un impôt très progressif sur la propriété : il serait très faible (mettons 0,1 %) pour les personnes qui possèdent 100 000 ou 200 000 euros (trois fois moins que l’actuelle taxe foncière), mais pourrait monter jusqu’à 90 % pour ceux ayant au-delà de 10 000 fois le patrimoine moyen, c’est-à-dire plus de 2 milliards d’euros. Dans un tel système, les milliardaires disparaîtraient, de fait. Mais la petite propriété privée, elle, aurait toute sa place, tout comme l’entreprenariat. Car l’idée qu’il est tout à fait naturel que les entrepreneurs soient milliardaires est un mythe absurde, sur lequel repose en partie notre culte de la propriété privée : en réalité, les entrepreneurs qui ont des idées ne gagnent bien souvent pas des fortunes, et le dynamisme économique se nourrit justement de ces petits succès, de ces petites entreprises. L’hyperconcentration du capital entre les mains de quelques personnes n’est pas un modèle efficace ni indépassable.

L’égalité face à l’héritage n’a rien de démagogique, pas plus que l’égalité éducative. Nous vivons dans une société où 50 % de la population n’hérite de rien, ou presque : la moitié la plus pauvre reçoit 5 000 ou 10 000 euros, et souvent très tard dans sa vie. C’est la grande limite de toutes les social-démocraties jusqu’à aujourd’hui : dans notre système, les 50 % les plus pauvres ne possèdent rien, et ce dans toutes les tranches d’âges, et depuis toujours. Jamais dans l’histoire les 50 % les plus défavorisés n’ont détenu plus de 10 % du capital. Je propose de socialiser l’héritage pour que tout le monde en bénéficie à 25 ans plutôt qu’à 50. Ce qui permet au passage de rajeunir le patrimoine, et donc le pouvoir qui va avec. Aujourd’hui, le patrimoine est très vieux et quand un gouvernement réduit l’ISF, il fait un cadeau fiscal aux septuagénaires aisés… C’est tout de même un choix politique étonnant. L’instauration d’une propriété sociale et temporaire permettrait de dépasser le système hyperpropriétariste actuel : il ne s’agit pas de supprimer toute forme de propriété - on ne touche pas à la petite propriété privée, il y aura même toujours des fortunes de quelques millions d’euros - mais de rester dans des formes de propriétés raisonnables, dans le respect de l’intérêt général.

Face à ce nouveau monde post-communiste et hypercapitaliste, vous voyez aussi l’échec de la social-démocratie qui n’a pas su proposer un nouveau récit égalitaire…

Comme pendant les années 30, le capitalisme a bien failli s’effondrer en 2008. Or on ne peut pas dire qu’il ait été remis en question à la suite cette crise financière mondiale…

Lire la suite: Libération

Vous devriez demander à Pascal Perri de LCI d'intervenir il a déjà démonter le livre en avouant ne pas l'avoir lu ! super démonstration comme d'hab ! Les 1% les plus riches veulent supprimer le droit de propriété pour les 99% des autres. On présente ça comme un idée de gauche... Ce toto de ThomasPicketty en est l'illustration

Les vainqueurs écrivent l’histoire Grosse fatigue, j'en peux plus.

Thomas Piketty : «Chaque société invente un récit idéologique pour justifier ses inégalités» Héritage pour tous, forte imposition des plus hauts revenus et du patrimoine, cogestion en entreprise : dans son nouvel opus, « Capital et idéologie», qui sort ce jeudi, l’économiste français le plus connu à l’international depuis son « Capital au XXIe siècle» s’attaque au dogme de la propriété pour inverser la courbe explosive des in égalité s. Renversant. J'aime bien ses analyses mais il ne se mouille pas trop sur les solutions... UneAutreEurope Piketty c'est l'archétype du socialisme : ses théories s'arrêtent dès qu'elles tombent à court de l'argent des autres. Thomas la main leste

Thomas Piketty : «Chaque société invente un récit idéologique pour justifier ses inégalités» Héritage pour tous, forte imposition des plus hauts revenus et du patrimoine, cogestion en entreprise : dans son nouvel opus, « Capital et idéologie», qui sort ce jeudi, l’économiste français le plus connu à l’international depuis son « Capital au XXIe siècle» s’attaque au dogme de la propriété pour inverser la courbe explosive des in égalité s. Renversant. J'aime bien ses analyses mais il ne se mouille pas trop sur les solutions... UneAutreEurope Piketty c'est l'archétype du socialisme : ses théories s'arrêtent dès qu'elles tombent à court de l'argent des autres. Thomas la main leste

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