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Marianne, Écrivain

«Normal People», flammes de lettres

«Normal People», une poignante peinture de la permanence des sentiments, de l’amour et des malentendus

10/08/2020 23:09:00

«Normal People», une poignante peinture de la permanence des sentiments, de l’amour et des malentendus

La série tirée du best-seller de l’Irlandaise Sally Rooney, révélation estivale, raconte au long cours une romance tortueuse entre deux jeunes aspirants écrivain s. Une poignante peinture de la permanence des sentiments, de l’amour et des malentendus.

Normal People.Mais deux mères, opposées radicalement : l’une idéale, belle et juste, célibataire, celle de Connell ; l’autre froide, indifférente, veuve et nulle, celle de Marianne, qui préfère à sa fille un frère aîné ridicule de médiocrité agressive. Et c’est tout. Gens normaux sans doute, mais pour la famille «normale» on repassera. La seule figure paternelle de toute la série que l’on aperçoit, à l’épisode 10, est un homme à genoux éploré, remerciant un à un dans l’église amis et voisins venus rendre un dernier hommage à son fils suicidé. Quand donc un père apparaît, le fils a disparu. Il n’existe pas dans le récit de Sally Rooney d’autre filiation que la mère et la littérature.

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Sally Rooney, c’est cette auteure irlandaise de 29 ans, louée par toute une génération de jeunes gens qui lisent, et de critiques, estimée prodige outre-Manche comme outre-Atlantique.Normal Peopleest l’adaptation de son livre du même titre paru en 2018 (pas encore traduit en français), mini-série d’une seule saison que l’écrivaine a en partie coscénarisée, et coproduite. Le roman et sa transposition télé de douze épisodes d’à peine trente minutes très denses - diffusés par la BBC Three au Royaume-Uni et Hulu aux Etats-Unis, et disponible en France sur StarzPlay - ont connu tous deux les triomphes publics et critiques, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Le monde de Sally Rooney, en seulement deux romans (le précédent de 2017 s’intitule

Conversations with Friendset il a, lui, bénéficié d’une traduction en français, aux éditions de L’Olivier), est placé sous l’égide du «féminin», auxquels tous les aspects de la vie et des sentiments, les bons comme les mauvais, les malédictions comme les bienfaits, se trouvent rattachés.

Naturalisme quotidienC’est pourquoi le personnage central de Connell, le jeune homme, est ce qui frappe d’abord, dans son espèce de «normalité hors-norme», de jeune héros contemporain si l’on veut. Car la«normalité»

revendiquée par le titre de Rooney n’est pas à prendre avec beaucoup d’ironie : il y a, dans le naturalisme quotidien et le psychologisme à la serpe, cependant fidèle au pointillisme blessé de la relation entre Connell et Marianne, un rendu effectivement normatif, par là universel : la chronique d’un amour, temporalité la mieux partagée du monde dans ses brusqueries, ses blancs, ses rendez-vous manqués et sa patiente permanence consumée. La présence du personnage et de son comédien (Paul Mescal, à la beauté quasi fassbinderienne, étrangement douce et doloriste), d’une sensualité évidente, non virile, est ce qu’on trouve de plus proche depuis Pattinson dans

Twilightde la jeunesse éternelle des garçons, de leur androgynie sensible, blessée, comme un vrai rêve de jeune fille. Puisque c’est bien de son rêve à elle qu’il s’agit.Si le récit deNormal Peoplesemble équidistant, partagé entre lui et elle, comme entre Dublin et sa province, Trinity College et les foyers respectifs, à l’équilibre entre l’intimité de Connell et le quant-à-soi de Marianne, points de vue équitables en alternance d’une incompréhension mutuelle, et si Connell est bien l’élu promis au destin d’écrivain génial et tourmenté, en vérité il est aussi un personnage d’artiste en devenir pris dans l’univers de l’autrice, dans la fantasmagorie et l’autofiction de Marianne. Marianne, dérivé fictif et alter ego de Rooney à laquelle une fabuleuse Daisy Edgar-Jones prête des intrépidités et des défaillances, une lucidité étroite, idéalement austenienne (comme la jeune sœur de

Raison et Sentimentsdont elle porte le prénom). Marianne, donc, dont on ne doute pas un seul instant qu’elle écrit elle aussi. Et que c’est son histoire telle qu’elle la relate qui se déroule au fil des épisodes. Et Connell, qu’elle guide et repousse, est comme une extension d’elle-même, romanesque et doublée. En quoi ils se complètent tous deux, accouplés, clivés.

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Maturité stylistiqueMarianne et Connell, elle et lui, s’ignorent délibérément au collège - elle trop intelligente et seule ; lui en bande, sportif et introverti -, et s’ils sont malgré tout réunis, ce sera bien en fonction de ces mères aux antipodes sociaux : celle de Connell est femme de ménage chez la mère de Marianne, qui est une avocate aisée. Les mères et le goût des livres les réunissent donc, les mères pour le rapport de classe qui irrigue le rapport amoureux en filigrane, et le livre fera l’affaire pour rompre la glace, amorcer un contact, au toucher (sensualité maximale) comme dans le dialogue (introspection maximum). Ce livre, c’est

le Carnet d’orque, du rayonnage à la table, l’un repasse à l’autre :«Les cœurs brisés appartiennent aux romans d’autrefois, ils ne vont pas avec notre époque»,écrit son auteure, Doris Lessing, dans son étude à tiroirs griffonnés sur différents carnets de couleur. Il n’empêche que des récits continuent imperturbablement à les faire parler, ces cœurs brisés inactuels dans un monde actuel où le féminin ne se présente plus tout à fait pareil, que représente dans sa crudité sensuelle et sa déraison amoureuse la série, sérieuse et belle, intellectuelle (dont le succès peut, dès lors, d’autant plus surprendre), «teen» pour sa splendeur fleur bleue des instants et d’une maturité stylistique éprouvée, dans ses arcanes psychologiques, dialogues au fer rouge et repères narratifs déstructurés, après le roman. Douze épisodes durant on avance sans savoir vers où, selon quel mouvement de balancier, quel détour, et sans deviner ce qui décidera de la note finale, après toutes les autres notations marquantes ou les détails relevés en passant, inventoriés dans les carnets.

ToutNormal Peoplese passe dans une ténuité générale et des sentiments exacerbés. Une subjectivité aller et retour. Du lycée de leur idylle passionnée, honteuse, dissimulée, jusqu’aux diplômes convoités de l’université, au gré de leur empêchement à répétition à se retrouver comme à se séparer, les années s’écoulent. La perception du monde qui entoure Marianne et Connell est faite d’instants qui ne paraissent pas de prime abord reliés entre eux, dont chaque intensité ponctuelle menace l’ensemble, la cohérence possible, toute suite dans les idées, toute ambition de constance. Existe pour seule certitude la permanence des sentiments, de l’amour et des malentendus. Chaque séparation entre eux est incompréhensible à nos yeux et aux leurs, de ne s’être pas compris, et cela, cette double incrédulité, rythme le temps des vies. La série ne prend pour une fois pas la peine de créer un semblant de liant ou d’explication, d’arrière-plan contraignant aux amours contrariées (à la Roméo et Juliette et leurs familles ennemies jurées, par exemple), pour leur interdire de s’aimer. Marianne et Connell ne s’interdisent rien, ils se méprennent seulement à chaque seconde décisive. Sauf pour faire l’amour, et ce sont les plus belles scènes d’accord parfait, suspendues à leur seule intensité (à deux).

Charge explosiveCe qui marque encore, après le personnage de Connell dans sa vérité et sa «normalité» de garçon pas à la mode masculine, à mille lieues des représentations communes, mimétiques, de teen-movie : l’originalité fondamentale de

Normal Peopletient en ce que la série conte un amour littéraire. Les comptes rendus n’ont pas assez noté qu’il s’agit là, dans ce récit ciselé et précis, de la formation d’un couple d’écrivains. De la formulation très particulière, possible et impossible, disloquée et impérative, de leur rapport. Il y a très peu de couples littéraires dont le cinéma, un livre, une série portent témoignage. Peu de créations fondées sur la fiction d’un couple d’artistes, leurs destinées respectives et mêlées sur un temps long, hormis peut-être, ironiquement,

Riches et célèbres,l’ultime film de George Cukor (1981) avec Jacqueline Bisset et Candice Bergen, dont la rivalité d’amitié passionnelle entre deux auteures occupait toute la chronique magnifique, pathétique et hypersensible, au long cours. Ici, au-delà de la fiction postadolescente un brin arty, la série offre à voir quelque chose pour la première fois : cette chose de pas fun et de pas rock’n’roll, comme le genre de la romance adolescente pourtant y incitait naturellement. Les couples d’écrivains, en tant que réalité romanesque et inscription dans la modernité de femmes qui

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vivent et écrivent,sont nombreux dans l’histoire littéraire, et jamais pourtant on n’avait approché dans un film, encore moins une série, les psychés tourmentées, à la chronicité malade, à la sexualité vaste, essentiellement bisexuelle, à la charge explosive, telles qu’on se les imagine, avec leurs exultations et leurs affres, des Carson McCullers, Sylvia Plath, Virginia et Leonard Woolf, Zelda et Francis Scott Fitzgerald, Anaïs Nin et Henry Miller (existe quand même, en ce qui concerne ces derniers, le film de Philip Kaufman de 1990,

Henry et June), ou alors George Sand et Alfred de Musset.En cela surtoutNormal People Lire la suite: Libération »

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