Mur anti-toxicomanes : 'il n'y a personne qui nous aide !', déplore un fumeur de crack

REPORTAGE - La construction d'un mur entre Paris et Pantin ne cesse de faire réagir.

27/09/2021 11:43:00

'On était à La Chapelle, après on est passé à Aubervilliers puis Stalingrad et maintenant, on est là', confie Jojo, un consommateur de crack de 46 ans

REPORTAGE - La construction d'un mur entre Paris et Pantin ne cesse de faire réagir.

publié le 27/09/2021 à 10:36Les réactions négatives se sont multipliées au sujet du mur bâti par la préfecture entre Paris et Pantin pour empêcher les consommateurs de crack d'accéder à la Seine-Saint-Denis le vendredi 24 septembre. Une situation qui ne convient 

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ni aux riverains ni aux élus locaux et qui ne permet pas non plus de venir en aide aux personnes addictes. Des tentes ont été installées à gauche de ce mur de parpaings que fixe"Jojo", 46 ans, qui explique avoir commencé à fumer du crack après avoir perdu son emploi."Je n'ai pas le choix", assure-t-il. Son imper' est troué. Il n'a plus de chaussures. Il dit avoir suivi pendant des années ce qu'il nomme

les"transhumances", au gré des évacuations de police : "On était à La Chapelle, après on est passé à Aubervilliers puis Stalingrad et maintenant, on est là".Dans sa main, il tient un morceau de cellophane, le reste de sa dose précédente. Jojo l'assure : il aimerait arrêter le crack, mais"comment faire ? headtopics.com

Il n'y a personne qui nous aide". Il s'isole. 20 minutes plus tard, il revient, frappe le sol et prétend être président de la République. Il vient de prendre sa dose. Les habitants inquietsCes délires, c'est ce que craignent les habitants. 50 mètres plus loin, certains toxicomanes contournent déjà le mur qui doit les contenir et se retrouvent dans une rue commerçante.

"Les enfants ne voudront plus passer par là", explique Sarah, qui habite près du square et a imprimé des tracts avec inscrit"Non au crack"."Il y a déjà eu des agressions depuis vendredi. Nous avons des problèmes et on nous en apporte un autre. Pourquoi Pantin ?", se demande-t-elle. La trentenaire prend le mur en photo. Un graffiti vient d'y apparaître. On peut y lire :"Le mur de la honte".

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