Mathieu Gallet, splendeur et misère d'un prince charmant

Mathieu Gallet, splendeur et misère d'un prince charmant

06/05/2021 09:58:00

Mathieu Gallet, splendeur et misère d'un prince charmant

À force de travail et de séduction, Mathieu Gallet avait mené un parcours sans faute à la tête de Radio France, avant d’être condamné pour favoritisme puis révoqué par le CSA. SOPHIE DES DÉSERTS a rencontré les protagonistes de ce roman balzacien. Ils livrent, pour la première fois, sans rien éluder, leur part de vérité.

. » En mai 2010, Mathieu Gallet est nommé à l’Ina. Rue de Valois, les hauts fonctionnaires sont indignés : « On considérait qu’il n’avait aucune légitimité, admet l’un d’eux. Il était là par le seul fait du prince. »

Plus de 60 références de glaces rappelées à cause d'un pesticide cancérogène L'océan Austral officiellement reconnu cinquième océan de la planète L’extrême droite obsédée par sa virilité

À 33 ans, Gallet débarque dans le Val-de-Marne, moulé dans ses costumes italiens et sa novlangue de Canal qui parle « process », « valorisation de marque », du chinois pour la plupart des mille salariés de cette maison héritée de l’ORTF. Il veut accélérer la numérisation, tirer davantage profit du fonds d’archives unique, qui peut être vendu aux chaînes de télévision, aux firmes, aux publicitaires. Il faut augmenter les ressources propres, qui constituent alors 30 % du budget de 130 millions d’euros. Il pulse, ce nouveau patron, même s’il est un peu froid. On dirait qu’il se prend pour un ministre. Peu à peu, il vire des gens, embauche des consultants, dont

Denis Pingaud, un drôle d’oiseau, ex-trotskiste, jadis journaliste, conseiller deLaurent Fabiuspuis deJosé Bové, avant d’atterrir chez Havas. L’homme lui vend une étude sur les internautes du site Ina.fr, puis il se propose de peaufiner la stratégie, les discours, l’image. Contrat signé pour 5 000 euros sur dix mois, car Gallet ne veut pas payer les deux mois d’été. Il recrute une nouvelle directrice de la communication venue d’Image 7, qui porte de la fourrure. « Vous devriez lui dire de mettre des jeans », souffle un syndicaliste. Le patron s’en moque. À ses yeux, seuls les talents comptent. Une pointure de la radio, headtopics.com

Frédéric Schlesinger, dit « Schles’ », ancien directeur d’Inter alors entre deux jobs, rejoint l’équipe pour développer les contenus. Ainsi entouré, Gallet rayonne à l’extérieur. Le matin, il est à Paris, multiplie les rendez-vous, déjeune avec des clients, des partenaires potentiels, des importants du PAF. Il voyage aussi en Russie, avec l’espoir de numériser les archives du KGB ; en Afrique du Sud, pour celles de Nelson Mandela ; à Cuba où il signe un accord avec la télévision d’État. Gallet court les avant-premières, les soirées huppées. Il monte les marches du festival de Cannes, au côté de

, pour lequel il a concocté un « hommage numérique ». Avec lui, l’INA devient presque glamour.« Moi, je ne le sentais pas, ce bureau »Mais il mérite mieux, tout le monde le lui assure. Pourquoi ne pas tenter Radio France ? C’est

Jean-Marie Cavada, ancien patron de la Maison ronde, qui lui souffle l’idée. Il disait qu’il avait vécu là ses plus belles années. « Noël 2013, je pars seul en vacances à Los Angeles avec de la doc’, se souvient Gallet. Au retour, j’ai pris ma décision. » Radio France, sept chaînes, 4 300 salariés : le défi est de taille, plus encore avec la gauche au pouvoir. Mais enfin, il y a un coup à jouer. L’air de rien, pour tâter le terrain, Gallet convie les membres du CSA à déjeuner à Bry-sur-Marne. Il revoit en tête-à-tête le président,

Olivier Schrameck, qui fut l’ancien directeur de cabinet deLionel Jospin. Gallet lui dit combien il admirait ce socialiste protestant à qui il a donné sa voix en 2002. Il lui faut casser son image de jeune loup libéral. Son fidèle conseiller Denis Pingaud s’y attelle aussi auprès de headtopics.com

Israël: fin de l'obligation du port du masque dans les lieux publics fermés Plus de 60 glaces contenant un pesticide cancérigène rappelées Cristiano Ronaldo n'avait pas envie de faire la pub de ce sponsor de l'Euro

, un copain. Le samedi matin, il passe à l’Élysée pour nourrir l’essai qu’il prépare sur lui :L’Homme sans com’(Le Seuil). Au passage, il évoque la candidature de Gallet. « Je me suis assuré qu’il n’y avait pas de veto de la part de Hollande, indique Denis Pingaud. Je lui ai dit : “Mathieu n’est pas un sarkozyste. C’est un type tout à fait apte à faire le job.” » Le soir, le week-end, il rejoint Gallet chez lui ou au café. L’offensive se prépare avec Frédéric Schlesinger qui a déjà un projet avancé pour Radio France, sans vouloir apparaître en première ligne. Tous les candidats l’ont approché. Mais lui a choisi Gallet. « Le meilleur », dit-il. Ensemble, ils bétonnent le programme : relance de France Info, résurrection du Mouv’, rajeunissement de l’antenne, féminisation, numérisation à fond avec des « podcasts » (sic) sur Facebook et Youtube, du « digital management », du « live streaming » et tant mieux si les sages du CSA ne captent pas tout. C’est fait exprès. « Emploie des mots compliqués, tu dois incarner la modernité, lui ont soufflé ses conseillers. Il faut faire battre les paupières des femmes, donner l’impression que tu es un personnage magique. » Au début, Gallet est « mauvais comme un cochon », de l’aveu même de ses répétiteurs, mais il bosse. Ce 27 février 2014, il est prêt. Une heure et quart de grand oral. Les sages sont bluffés. Victoire à l’unanimité.

Mathieu Gallet en janvier 2016– crédits : MARTIN BUREAU / AFPPour la gauche, c’est un hold-up. Consternation rue de Valois : l’intrigant a encore frappé, piétiné l’énarque donné gagnant,Martin Adjari, alors numéro 2 de France Télévisions. La ministre,

Aurélie Filippetti, enrage. Au moins va-t-elle pouvoir confier la présidence de l’Ina à l’une de ses fidèles,Agnès Saal, l’ancienne directrice de la Bibliothèque natio­nale de France et du centre Pompidou, militante chevronnée durant la campagne. Elle aurait dû devenir sa directrice de cabinet si l’Élysée n’en avait pas décidé autrement. Gallet sent le mépris de la Hollandie. Il n’a pas oublié cette confidence du président, juste après sa victoire, lors du dîner du Crif : « Rassurez-vous, je ne suis pour rien dans votre nomination ! » Réplique effrontée : « C’est bien parce que vous n’y êtes pour rien qu’on parle de moi. »

Le jeune président de Radio France flotte sur un nuage. Il s’installe en mai 2014, avec ses fidèles de l’Ina. L’indispensable Schles’ est en première ligne, chaleureux, grande gueule. « C’est lui qui m’a convaincu d’occuper le bureau du président, se souvient Gallet. Il m’a dit : “Symboliquement, le pouvoir c’est ici.” Moi, je ne le sentais pas. C’est con. C’est comme en amour, il faut suivre ses intuitions. » Gallet rapatrie aussi sa communicante, et headtopics.com

Denis Pingaud, toujours employé comme consultant à 8 000 euros par mois cette fois, l’équivalent des deux contrats dont son prédécesseur,Jean-Luc Hees, disposait pour son image. L’Ina, par contre, ne veut plus de Pingaud. Agnès Saal l’a remercié d’un « moi, je n’ai pas besoin de gens comme vous ». Lors d’un déjeuner avec des journalistes, elle a balancé quelques piques sur Gallet, promis une gestion plus rigoureuse. Ses propos sont revenus aux oreilles du PDG de Radio France. « Elle exagère, Agnès ! » s’est-il exclamé.

Il l’appelle par son prénom. Il la connaît bien depuis le temps où elle dirigeait Beaubourg. C’est même lui qui a insisté pour qu’elle soit nommée au conseil d’admi­nis­tra­tion de l’Ina avant qu’elle n’en prenne la présidence. Saal est son exact contraire, une énarque maigrelette, chaleureuse, besogneuse, mère de trois enfants qu’elle a élevés quasi seule. Gallet lui envoie un petit SMS courroucé pour la forme. Réponse à la cool : « Les journalistes exagèrent toujours ! » C’est vrai et, d’ailleurs, il n’a pas de soucis à se faire, à Radio France, tout est géré au cordeau. Gallet a embauché comme bras droit, au poste de secrétaire générale, une jeune énarque vive et carrée,

Val-d'Oise : les corps en décomposition d'une mère et ses trois enfants découverts dans un appartement Deux doses de Pfizer ou d’AstraZeneca efficaces face au variant Delta Le tireur numéro 1 pour les penalties chez les Bleus, c'est Antoine Griezmann

Maïa Wirgin, ancienne de la Cour des comptes. Il a besoin d’elle : les déficits sont plus lourds que prévu, plus de 20 millions d’euros attendus si rien n’est fait. « J’ai tiré la sonnette d’alarme à l’Élysée, à Matignon, indique Gallet. On n’obtenait pas de réponse. Et soudain, la ministre de la culture [Fleur Pellerin] faisait mine de découvrir le problème et me sommait de remettre un projet. » Toutes les hypothèses circulent : plan de licenciements, suppression d’un des deux orchestres (dont le coût total s’élève à 60 millions d’euros par an). Forcément, il va y avoir de la casse. Début 2015, l’angoisse monte. Un avis de grève est déposé pour le 22 mars.

« Gallet dehors ! »La veille,Le Canard enchaînéa titré « La trop belle facture du bureau du pédégé de Radio France ». Plus de 100 000 euros, détails à l’appui. Deux jours plus tard,Libération

révèle que Gallet a aussi voulu remplacer les sièges en cuir de sa Citroën C6 de fonction avant de commander un véhicule hybride. Scandale. Le PDG a beau tenter de s’expliquer point par point – mensonge, cette histoire de sièges en cuir, et la C6, usée, devait être changée –, rien n’y fait. Quant aux travaux du bureau, ils ont été décidés par son prédécesseur, afin de préserver ce lieu classé, dont la restauration – 70 000 euros rien que pour le lambris en palissandre – a été supervisée par un architecte des Monuments historiques. Certes, il aurait pu, il aurait dû sans doute tout arrêter. Ne pas faire repeindre les murs, ne pas changer la moquette aubergine, éviter d’acheter ces meubles de designer italien. Mais enfin, rien d’illégal, comme le jugera un rapport de l’Inspection générale des finances. Trop tard. La défense du PDG est inaudible, d’autant que la presse avance qu’il a aussi fait refaire son bureau à l’Ina et, auparavant, celui de la rue de Valois – visiblement, c’est une manie. L’affaire prend une ampleur kafkaïenne. Un reporter du

New York Timesse présente pour tâter le bois de palissandre. « Si tu veux refaire un burlingue, un plan social, ce n’est pas dingue », chante un humoriste d’Inter sur un air de Cabrel. La Maison ronde brûle et la grève dure. « Gallet dehors », scandent les grévistes devant le PDG venu présenter des excuses, blême. Motion de défiance à la quasi-unanimité. Les syndicalistes sont remontés à bloc. La ministre,

Fleur Pellerin, les rencontre en douce à Radio France. Elle aussi veut la peau de Gallet. « L’un de ses conseillers nous avait promis : on va vous débarrasser de lui », se souvient un syndicaliste.Et les révélations duCanard enchaîné

continuent. Cette fois, sur la gestion de Gallet à l’Ina. Il est question de contrats signés sans appel d’offres, pour plus d’un million d’euros. Un proche collaborateur le prend entre quatre yeux : « Il y a quelque chose ? J’ai besoin de savoir. Ma réputation aussi est en jeu. » Il lui jure qu’il n’y a rien, pas de fautes graves, pas de vols dans la caisse. Il le croit. Le

Canardest bien informé, mais pour arriver au million, il a compté les contrats signés à l’Ina avant l’arrivée de Gallet. Il a aussi omis de préciser que la plupart des consultants, certes coûteux, ont été engagés après des appels d’offres, visés par les comptables de l’institution. L’un d’entre eux, devenu contrôleur à Bercy, a appelé Mathieu Gallet au lendemain du scandale : « C’est fou ce qui vous arrive ! À part le contrat de Pingaud que je ne connaissais pas, tout a été validé dans les formes par nos services. » Mathieu Gallet promet alors de porter plainte contre

Le Canard enchaîné. Il ne le fait pas. « Ç’aurait été remettre une pièce dans la machine », plaide-t-il aujourd’hui. D’ailleurs, dans la foulée,Mediapartrévèle un pré-rapport de la Cour des comptes concernant les années de Gallet à l’Ina. Le tout est accablant : séjours dans des « hôtels de grand standing, voire de luxe », au Shangri-La de Dubaï, au Sofitel de Washington, au Carlton de Cannes pour 660 euros la nuit, déjeuner dans des restaurants étoilés, blanchisserie passée en note de frais... Fleur Pellerin retweete l’article. Aurélie Filippetti écrit un message à Agnès Saal qu’elle envoie par erreur à Mathieu Gallet. « Tu as lu l’article de Mediapart... J’espère que ça ira au bout. » Il y répond, avec des smileys philosophes, comme toujours : « Chère Aurélie, je pense que tu t’es trompée de destinataire ;) – La vie est à la fois injuste et drôle parfois ;) »

Pas de doute, la Hollandie veut le sortir, mais, sur le fond, que répond-il ? Mathieu Gallet vous dévisage, comme un enfant désarmé : « Ben... Je me rends compte aujourd’hui que j’étais un blanc-bec de 33 balais avec mes beaux costumes. Je n’ai peut-être pas été assez attentif à l’image que je renvoyais. J’ai pris des consultants, mais mon prédécesseur aussi en avait. Il faut comprendre la solitude du dirigeant. Quand vous êtes tout en haut, vous ne pouvez tester vos idées sur personne. » On insiste : tout de même ! Seize personnes œuvraient déjà à la communication de l’Ina ! Et les notes de grands restaurants, les voyages à Cuba, en Afrique du Sud ? « C’était pour développer l’Ina, dit-il, tranquille. J’avais une enveloppe globale de frais pour la présidence que j’ai respectée. Mon job, c’était aussi de chercher des clients. Si j’en emmène un, parfois, dans un bon restaurant, que j’invite un interlocuteur dans un bar d’hôtel, c’est normal. » Pause. « J’étais le premier à voyager en seconde classe pour les trajets courts. Mais quand on est invité au festival de Cannes, les organisateurs nous demandent de choisir entre le Carlton ou le Martinez. Quand on va à Dubaï, on ne peut pas descendre dans une auberge de jeunesse. » Gallet ne lâche rien, sûr de son bon droit. Il note d’ailleurs que la justice ne l’a poursuivi ni pour enrichissement personnel ni pour détournement de fonds.

Il apprend à sourireC’est Agnès Saal qui tombe. Révélations duFigarofin avril 2015 : 40 915 euros de frais de taxis pour la présidente de l’Ina. Un courrier anonyme de 36 pages a été envoyé au domicile des administrateurs, avec les relevés de course. Gallet jure qu’il n’y est pour rien ; Saal aussi a beaucoup d’ennemis, notamment ceux qu’elle a licenciés. Voilà, telle est prise qui croyait prendre. L’énarque donneuse de leçons, celle qui contrôle tout et déjeune d’une pomme devant son ordinateur, a fait exploser les compteurs de G7. Inimaginable. Saal devient la honte de la République. Elle démissionne, promet de rembourser. Mais sa réintégration au ministère de la culture scandalise la France. Fleur Pellerin doit réagir, vite. Elle lance une enquête administrative sur l’Ina et saisit le procureur de la République. L’association Anticor, spécialisée dans la lutte contre la corruption, dépose plainte pour « détournement de fonds » et « délit de favoritisme ». Pour son avocat,

Jérôme Karsenti, « les deux dirigeants de l’Ina doivent être jugés ensemble ». Il parle d’« un système qu’il faut démonter, celui de ces responsables publics qui vivent grand train sur le dos des contribuables ». Mais la justice sépare les deux affaires. Agnès Saal sera mise en garde à vue la première. Devant les enquêteurs, elle charge Mathieu Gallet : « Si vous saviez tout ce qu’il a fait... À côté, moi... »

En cet été 2015, la tempête s’éloigne à Radio France. La grève aura duré vingt-huit jours, mais Gallet a tenu le choc. « Bravo pour ton courage et ta résilience », l’a félicitéPierre Bergé

, comme d’autres puissants. Le PDG a présenté son projet, digne, devant l’Assemblée nationale. Pas de départs forcés, pas de suppression du second orchestre, réformes en douceur. Les traîtres, ceux qui ont soufflé sur les braises,

Lire la suite: Vanity Fair France »

Brian Joubert : « Les pieds de patineurs, c'est assez horrible »

Le courant minimaliste, les lames en carbone, le football, l'escalade... Dans son long format numérique « Il était une fois le pied », L'Équipe tente également de comprendre le rapport du patineur artistique avec ses pieds, outil de toutes les figures et toutes les souffrances. Rencontre avec Brian Joubert, champion du monde.

Melinda, Bill Gates et leurs enfants : splendeur et discrétion d'une famille multimilliardaireIl lui a proposé un premier rendez-vous sur un parking en 1987. Avant de divorcer trente ans plus tard, Melinda et Bill Gates sont devenus milliardaires, ont eu trois enfants, Jennifer, Rory et Phoebe, et sont devenus les Brangelina de la bienfaisance. Récit. Splendeur et discretion Mais ca va vraiment pas chez vous, cetait de la splendeur aussi les alllers retours dans le lolita express de Epstein De la philanthropie j’imagine? Mais c’est honteux franchement!! Le_Figaro La famille adams 5 vermines

Les Princes de l'amour : Un candidat au coeur d'une bagarre et victime d'un vol, il raconteL'un des candidats des Princes de l'amour a connu une soirée... agitée. Le jeune homme en question s'est retrouvé au coeur d'une bagarre comme il l'a confié sur Instagram, le 3 mai. Il a même été vict...

Princesse Charlotte, 6 ans et déjà un sacré caractère : « Je fais ce que je veux » - GalaLors d'un déplacement, le prince William a fait de touchantes révélations sur sa fille, la princesse Charlotte, et en a dévoilé un peu plus sur son caractère bien trempé....

McDonald’s lance fièrement un nouveau Burger tout droit venu du Japon mais les internautes n’en veulent pas du toutAlors que McDonald's a annoncé avec joie et fierté l'arrivée d'un burger et d'un McWrap inspirés du Japon, les internautes sont loin d'être convaincus.