Les débordements lors des matchs de football sont « une manière de se remettre sur la carte des supporteurs »

Patrick Mignon, sociologue spécialiste des questions de supportérisme, juge que les combats entre les groupes d’ultras est un phénomène « pas forcément plus important qu’avant ».

23/09/2021 22:27:00

Les débordements lors des matchs de football sont « une manière de se remettre sur la carte des supporteurs » 👉 Patrick Mignon, spécialiste des questions de supportérisme, rappelle que ce phénomène est une « chronique régulière du football français ».

Patrick Mignon, sociologue spécialiste des questions de supportérisme, juge que les combats entre les groupes d’ultras est un phénomène « pas forcément plus important qu’avant ».

, le 18 septembre, ou encore caillassage d’un bus de fans bordelais à Montpellier, le 22 septembre.Si ce regain de violence trouve bien une explication dans la fin du confinement et la reprise d’un championnat presque stoppé pendant deux saisons, Patrick Mignon, sociologue spécialiste des questions de supportérisme, rappelle toutefois que ce phénomène est une

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Depuis quelques semaines, on assiste surtout à un retour à une situation déjà vieille de quelques années. Ce type de violences est plus ou moins une chronique régulière du football français depuis les années 1980. Le phénomène avait certes perdu de son ampleur, mais il fait tout de même partie de l’ordinaire du foot. headtopics.com

D’un côté, ce regain n’est toutefois pas un hasard, parce que nous sortons d’une longue période de confinement. Les supporteurs – et d’autant plus les ultras, davantage impliqués dans le sport – retrouvent enfin le stade après presque deux saisons blanches. Cette première rentrée depuis des mois se présentait ainsi pour certains comme un défi parce qu’il fallait retrouver à la fois mécanismes de supporteur et surtout réputation. Provoquer ces incidents est alors une manière pour eux de se remettre sur la « carte des supporteurs ». Parce qu’ils sont certes souvent en conflit avec les clubs – et savent très bien qu’en provoquant ces violences, ces derniers seront sanctionnés –, mais ils sont surtout en compétition les uns contre les autres et veulent montrer qu’ils existent.

Article réservé à nos abonnésLire aussiPrivés de tribunes, les supporteurs de football tentent d’exister malgré toutEn revanche, il y a un autre aspect à prendre en compte. Les derniers incidents ont eu lieu soit lors de derbys (Lens-Lille et Nice-OM) – qui sont traditionnellement des « matchs chauds » et pour lesquels on s’attend à quelques débordements – ou lors de rencontres opposant des clubs importants à de plus petites équipes – qui sont aussi traditionnellement tendus. De ce point de vue donc, la succession de ces matchs tendus relève bien d’un hasard de calendrier. Et le phénomène n’est pas forcément plus important qu’avant. Il s’agit surtout d’une accumulation d’événements ; si on en fait la somme, il est probable qu’elle ne dépasse pas celle des saisons précédentes.

Quel rôle les faibles sanctions prononcées récemment jouent-elles dans la multiplication de ces incidents ?La question des sanctions est, selon moi, inséparable de la politique de gestion des supporteurs dans le football français. Les sanctions sont ce qu’elles sont, elles sont appliquées de la même manière qu’avant et, aveugles ou justifiées, elles relèvent de la procédure de justice. Donc on ne peut pas vraiment dire que les sanctions, que certains estiment certes trop faibles, sont responsables de ces nouvelles violences.

Je pense surtout qu’on a oublié, pendant l’interruption qu’a subie le foot français à cause de la pandémie liée au Covid-19, que cette question du supportérisme allait être prise en main afin de définir des modes d’action différents, à la place ou en complément des sanctions. C’était le thème central des discussions lancées par le ministère des sports avec les clubs et les supporteurs, mais la pandémie a tout arrêté. headtopics.com

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Lire aussi :Le retour limité du public dans les stades pose plus de problèmes qu’il n’en résoutDepuis, on a parlé de la crise financière des clubs et du retour des spectateurs, mais le foot français ne dispose toujours pas d’une politique claire de gestion des supporteurs. Cette dernière doit être bien plus profonde que de simples sanctions, et trouver un équilibre entre prévention et répression.

Ces difficultés de gestion des supporteurs sont-elles une spécificité du football français ?Ces incidents ne se limitent pas au foot français, et des violences plus graves se déroulent parfois dans les stades d’Europe de l’Est ou d’Italie. Au niveau européen, les réponses à ces violences diffèrent toutefois. On distingue deux modèles parmi les pays qui ont imposé une politique systématisée.

Le premier est le modèle britannique, qui présente d’abord un système de sanctions pénales importantes – une faute grave même non violente, une insulte ou un envahissement de terrain peut aussi être sanctionnée par la suppression pure et simple de l’abonnement. Mais ce volet répressif est toutefois lié à l’importance du public, qui permet de s’appuyer sur des abonnements onéreux et non pas sur la vente de places uniques ni sur les supporteurs ultras qui avaient constitué, en France, le gros du public à une certaine période.

Cette répression se conjugue aussi à une politique d’intervention des clubs dans leur environnement – pour faire de la prévention de la violence auprès des jeunes, de l’éducation civique et civile –, ainsi qu’à une culture du football très forte, aussi bien numériquement que qualitativement, qui a poussé même les plus passionnés des supporteurs à s’opposer aux hooligans. headtopics.com

Lire aussi :Entre les ultras et les instances, un rapport de force qui dureLe second modèle est allemand et davantage préventif, grâce à la mise en place d’une politique dédiée dès la fin des années 1970 et la première victime d’affrontements entre supporteurs. Il s’appuie surtout sur un système de concertations entre clubs de football, police locale et autorités de la ville pour financer des « projets supporteurs ». Le rôle de ces derniers est d’avoir des relations, d’organiser des actions éducatives et de prévention, afin de créer, là aussi, une culture du supporteur très forte tout en marginalisant les plus violents.

Au contraire de beaucoup de pays, l’Allemagne est engagée depuis plusieurs années dans une doctrine de désescaladeOn trouve aussi dans le foot allemand un volet répressif, en cas de délit. Mais, au contraire de beaucoup de pays, l’Allemagne est engagée depuis plusieurs années – globalement et a fortiori dans la gestion des supporteurs – dans une doctrine de désescalade. Au lieu de répondre fermement, les forces de l’ordre vont au-devant des groupes potentiellement agités pour négocier un certain nombre de choses, comme le défilé entre la gare et le stade ou encore la participation avec les travailleurs sociaux et les clubs à diverses activités.

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Ce sont des politiques de gestion différentes, qui répondent aussi à des visions différentes de la société. Le football français cherche encore sa propre politique de supportérisme et pourrait difficilement calquer l’une de celles qu’on vient d’évoquer, notamment parce que les clubs ne sont pas assez puissants – à l’exception peut-être du Paris-Saint-Germain – pour ne garder que les abonnés, et que la « culture du supporteur » n’existe pas autant en France qu’en Allemagne ou au Royaume-Uni.

Sandra FavierL’espace des contributions est réservé aux abonnés. Lire la suite: Le Monde »

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