L’Iran libère la chercheuse australo-britannique Kylie Moore-Gilbert, après 800 jours de détention - Elle

L’Iran libère la chercheuse australo-britannique Kylie Moore-Gilbert, après 800 jours de détention

26/11/2020 22:48:00

L’Iran libère la chercheuse australo-britannique Kylie Moore-Gilbert, après 800 jours de détention

Condamnée à 10 ans de prison pour intelligence avec Israël, cette spécialiste du Moyen-Orient à l’Université de Melbourne a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés.

Big five, le podcast foot de L'Équipe : Mo Salah, au-delà du jeu

Adulé à Liverpool, l'attaquant égyptien a brisé toutes les frontières pour se hisser très haut dans la hiérarchie mondiale. Plus encore, il dépasse le simple cadre du football : comment s'est dessiné ce destin hors du commun ?

Échangée contre trois Iraniens détenus en ThaïlandeLa libération de Kylie Moore-Gilbert s’est effectuéeen échange de celle d’Iraniens enfermés à l'étranger.Ce jeudi 26 novembre, la Thaïlande a annoncé le transfert de trois Iraniens détenus pour une attaque à la bombe manquée en 2012. Elle confirme ainsi l'information du « Sydney Morning » Herald selon laquelle il s'agit de Mohamad Khazaei, Masoud Sedaghat Zadeh et de Saeed Moradi. Ces trois hommes sont emprisonnés en Thaïlande depuis une tentative manquée d'assassinat contre de diplomates israéliens à Bangkok.

Avec un but de Simon Banza, Lens plombe un OM en perdition Investi président, Joe Biden appelle les Etats-Unis à se rassembler Joe Biden a signé une série de décrets pour revenir sur des décisions de Donald Trump

« Un homme d'affaires et deux citoyens iraniens, détenus à l'étranger sur la base de fausses accusations ont été libérés en échange d'un espion de double nationalité travaillant pour le compte du régime sioniste », avait annoncé plus tôt Iribnews, site internet de la télévision d'Etat iranienne, en donnant le nom de Kylie Moore-Gilbert.

« Je suis venue en Iran en amie »Kylie Moore-Gilbert a reconnu que son départ d’Iran serait « doux-amer » en dépit des « injustices » subies. « Je suis venue en Iran en amie, avec de bonnes intentions », a-t-elle affirmé. Elle rend aussi hommage aux Iraniens « chaleureux de coeur, généreux et braves ». La chercheuse a aussi salué dans ce texte la fin d'une « épreuve longue et traumatisante ». headtopics.com

Le premier ministre australien Sott Morrison, qui s’est entretenu avec la chercheuse,a salué cette libération. « C’est une personne extraordinairement forte, intelligente et courageuse, capable de dépasser ce calvaire », a-t-il déclaré à la télévision Channel 9.

« Une bonne nouvelle en provenance d’Iran, c’est rare », a aussi réagi Amnesty International sur Twitter. « C’est un énorme soulagement d’entendre parler de sa libération. »Elaine Pearson, la directrice de Human Rights Watch en Australie, temporise l’engouement de la communauté internationale, qualifiant de « déplorable » la « diplomatie des otages » de l’Iran. « [...] la libération de Kylie intervient uniquement parce que des otages iraniens sont libérés en échange. Il y a un schéma clair : le gouvernement iranien détient arbitrairement des étrangers ou des bi-nationaux pour les utiliser comme monnaie d’échange avec les autres états. » Elle rappelle aussi que des « dizaines d’Iraniens sont emprisonnés à tord, sans qu’aucun gouvernement étranger puissent venir les sauver ».

Plusieurs étranger.e.s sont toujours retenus en otage dans les geôles des prisons iraniennes. En octobre, la condamnation à cinq ans de prison, puis la libération temporaire sous bracelet électronique de l’anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah avait suscité la colère de Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères.

Lire la suite: ELLE »