« J’ai dû épuiser toutes les recettes imaginables » : la grande fatigue culinaire après des mois de confinement

Ils ont mitonné, mijoté, grillé tous les jours pour nourrir leurs familles. Un an de télétravail plus tard, ils n’en peuvent plus. Et pourtant, il faut continuer.

10/05/2021 21:31:00

« J’ai dû épuiser toutes les recettes imaginables » : ils ont mitonné, mijoté, grillé tous les jours pour nourrir leurs familles. Un an de télétravail plus tard, ils n’en peuvent plus. Et pourtant, il faut continuer.

Ils ont mitonné, mijoté, grillé tous les jours pour nourrir leurs familles. Un an de télétravail plus tard, ils n’en peuvent plus. Et pourtant, il faut continuer.

AMÉLIE LOMBARD POUR « LE MONDE »Les fourbus du fenouil. Les éreintés de l’effiloché. Les blasés de la boulette. Combien d’entre nous, en regardant Emmanuel Macron annoncer le retour du télétravail systématique et des enfants à la maison, fin mars, ont pensé tarte au poireau, légumes au four et pâtes carbo ? Combien ont regardé avec lassitude, parfois même avec colère, le batteur électrique et la machine à pain ?

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En mars 2020, une partie des Français avaient été pris d’une frénésie culinaire, comme si « faire société » en temps de confinement passait à la fois par des applaudissements vespéraux et par la blanquette de veau. Livres de cuisine, équipements électroménagers, échanges de photos sur les réseaux sociaux : tandis que les achats de farine bondissaient de 142 %, la fièvre gastronomique semblait inarrêtable.

Qu’il semble loin, aujourd’hui, cet enthousiasme… Un an plus tard, les cuistots désabusés touillent la béchamel en s’insurgeant contre l’éventuelle présence de « ministres » dans des restaurants clandestins parisiens, évoquée dans un reportage de M6. Outre la réactivation d’une haine de classe, la colère engendrée par cette anecdote reflète l’immense lassitude de tous ceux qui se sentent arrimés aux fourneaux, sans possibilité de mettre les pieds sous la table de temps en temps. Ras le bol de cuisiner ! Le cri du cœur est presque unanime. Retour, en trois temps, sur une indigestion. headtopics.com

Acte I : folie Ottolenghi et pâtes à la ZanoniAuparavant, Stéphane n’avait pas le temps. Pas le temps de cuisiner, pas le temps de réfléchir à ce qu’il mangeait dans les repas d’affaires, pas le temps de s’interroger sur son dîner. A 60 ans, directeur des ventes d’un groupe de médias, il était un homme pressé, ce qu’une enquête dans son frigo aurait confirmé : plats préparés, repas tout faits à passer au micro-ondes. En mars 2020, il a vécu le début d’une révolution intérieure.

« Je me suis abonné à des sites de cuisine : 750 grammes, Chef Damien, Etchebest, Elle à table. Certains chefs font des vidéos participatives en direct, on peut intervenir pendant qu’ils réalisent leur recette. »

C’est par exemple le cas de Simone Zanoni, chef italien de l’hôtel George-V à Paris. Alors, Stéphane fait des pâtes.« J’ai dû épuiser toutes les recettes imaginables pendant le premier confinement. Mes préférées, ce sont les linguine

alle vongole,aux palourdes. »Dans sa commune de Combrit-Sainte-Marine, dans le Finistère Sud, il s’enhardit.« Avec Zanoni, j’ai découvert des types de cuisson des pâtes incroyables, en deux fois, d’abord dans l’eau puis dans un bouillon fait maison, par exemple avec des croûtes de parmesan, ou des carcasses de poulet. » headtopics.com

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Qu'est ce que ça a l'air d'être dur de trouver des recettes avec internet. Une souffrance énorme. Je compatis. C'est triste d'être égocentrique à ce point. Ma mère l'a fait pendant des années. C'était pas facile ni marrant tous les jours pour elle mais elle le faisait pour ses enfants et on avait toujours à manger. Merci Maman.