Deux autofictions à la gloire des pères - Elle

Deux autofictions à la gloire des pères

26/09/2021 13:48:00

Deux autofictions à la gloire des pères

Ces deux ouvrages beaux et originaux sondent le mystère de la transmission.

LA JEUNESSE D'UN ASÊtre l'enfant d'un homme remarquable est plus facile qu'être un enfant de salaud. Mais tous les fils ne sauraient rendre hommage à la droiture de leur père avec la même élégance que

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Marc Dugain. Il fait, dans « La Volonté », le portrait d'un homme guidé par l'intérêt collectif et l'honneur, en même temps qu'il brosse le tableau de plus d'un demi-siècle d'histoire française. Le livre est aussi superbe et émouvant que son style est en retenue. À 15 ans, au début de la Seconde Guerre mondiale, son père devient chef de famille, en l'absence du grand-père (mobilisé aux États-Unis), et conjointement il perd l'usage de ses jambes. La poliomyélite le paralyse. Son handicap ne l'empêchera pas de résister aux nazis en Bretagne, où il est né, puis de faire d'excellentes études. Ingénieur, physicien nucléaire dans les années 1960, il se dévoue à son travail et forme une équipe avec son épouse, la mère de Marc Dugain : « On s'est longuement penché sur les blessures de l'enfance liées à la discorde. On en sait moins sur ces couples forteresses qui offrent à leurs enfants un front soudé, sans faille apparente et qui les renvoie à un étrange sentiment de solitude. » Féministe, homme de parole, ce père voulait pour ses enfants « une réussite au moins comparable à la sienne ». Marc Dugain a d'abord réagi en se rebellant. Trente-six ans après la mort de ce grand homme, le grand écrivain raconte une vie exemplaire que le lecteur reçoit comme une leçon de dignité et de tendresse filiales.

© Presse« LA VOLONTÉ », de Marc Dugain (Gallimard, 288 p.).BALTEL/SIPAL'ENFANCE DE L'ART« Et toi comment tu t'y prendrais, pour voler la Joconde ? » Boutade, défi, jeu éducatif… Quand Jakuta Alikavazovic était enfant, son père l'emmenait au Louvre, et lui posait cette question rituelle. Alors, quand proposition fut faite à cette écrivaine et traductrice de passer une nuit au musée – formidable collection des éditions Stock, headtopics.com

qui a déjà enfermé Leïla Slimani, Kamel Daoud et Lydie Salvayre –, elle choisit tout naturellement le plus grand, le plus beau, le plus magique : le Louvre. C'était la nuit du 7 mars 2020. Un virus planait, un bébé l'attendait à la maison, et le Louvre, « la première ville française où je me suis senti chez moi », comme disait son père, était à elle. C'est cet homme, un Yougoslave en fuite, citoyen d'un pays qui n'existe plus, esthète, peut-être un peu voyou, qui « ne possédait rien », si ce n'est un charme à faire pâmer la Vénus de Milo, une sorte d'Arsène Lupin des Balkans, qu'Alikavazovic, auteure poétique, fine, un peu surréaliste sur les bords, convoque dans ce livre qui change une nuit solitaire dans le plus beau musée du monde en épopée intime. Peut-on se choisir l'art comme pays ? Peut-on faire de la beauté sa demeure ? Ça veut dire quoi : être la fille de son père ? Dans une déambulation qui se clôt par surprise sur un secret bien gardé, « Comme un ciel en nous » fait du Louvre un terrain de jeux et jette aux orties révérence et esprit de sérieux. Rassérénant.

© Presse« COMME UN CIEL EN NOUS », de Jakuta Alikavazovic (Stock, 149 p.). Lire la suite: ELLE »

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