Confinement : en demi-résonance avec notre décroissance

28/04/2020 15:11:00

Depuis le 17 mars, l’impératif économique de l’accélération et de la démesure semble suspendu, mis entre parenthèses. Et rien n’a jamais ressemblé plus à la décroissance que cette parenthèse.

Décroissance, Économie

[Tribune] Depuis le 17 mars, l’impératif économique de l’accélération et de la démesure semble suspendu, mis entre parenthèses. Et rien n’a jamais ressemblé plus à la décroissance que cette parenthèse, estime un collectif d'intellectuels

Depuis le 17 mars, l’impératif économique de l’accélération et de la démesure semble suspendu, mis entre parenthèses. Et rien n’a jamais ressemblé plus à la décroissance que cette parenthèse.

La résilience, pas la guerre«nous sommes en guerre».Leçon pour la décroissance : si elle en appelle en quoi que ce soit avec une mauvaise peur, alors elle s’effondre. La décroissance, c’est une parenthèse mais dans la paix.

! Gardons cette saveur en mémoire, celle du sel, du sens à notre vie commune.Bref, ce confinement est une demi-décroissance : osons affirmer que rien n’a jamais ressemblé plus à la décroissance que ce moment consenti de confinement ; d’autant qu’il y a aussi une part de rationnement pour (presque) tous.

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Et comme prèvu, les bobos tèlètravaillottent, font leur pain sans gluten, plantent du basilic, les fonctionnaires, hors petits (soignant flics) sont aux abris, les pauvres crèvent de faim ou ramassent les gariguettes ou les ordures des précédent. Décroissance piège à pauvres ! Decroissance. On veut sortir du capital, on veut pas décroître, on veut vivre dignement. La decroissance des bourgeois, qu'est ce quon en a à foutre nos les millions de precaires ? On est en decroissance h24, quelle connerie

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Tribune.Et si l’épidémie de Coronavirus marquait le retour en grâce de la maison de campagne, le type de bien immobilier le plus délaissé de ces dernières années? Il est vrai qu’avec l’envolée des prix et de la fiscalité immobilières de ces dernières années, la résidence secondaire apparaît plus que jamais comme un luxe et seules les stations les plus réputées à la mer comme à la montagne parvenaient à maintenir leurs prix.Au téléphone pour en parler avec nous:  Dominique Rocheteau.elle vit seule depuis des années .

C’était un mardi, à midi, et nul ne l’avait prédit. Sans guère de résistance, nous avons accepté le bouleversement. » LIRE AUSSI - Le confinement va-t-il doper la demande de logement en maison? Jean-Marc Torrollion, président de la Fédération nationale de l’immobilier, imagine ainsi que cette tendance pourrait faire la différence. Une autolimitation collective puis individuelle, ou l’inverse. On a souvent dit d’elle qu’elle était autoritaire. Ce n’est pas «le pas de côté» que nous autres décroissants espérions.000 ménages, ce qui aurait un impact fort sur le marché. N’est-il pas évident que les mesures du confinement telles que nous les subissons révèlent en amont de la pandémie la faillite des politiques publiques qui en aval se traduit par une gestion autoritaire et techno-scientiste. Voilà, !" , a-t-elle clos le sujet.

Ce sont-là les deux faces d’une même biopolitique de croissance, gestionnaire, élitaire, indécente et insensible. Ce slogan qui a émergé il y a une dizaine d’années disant que l’espace c’est le luxe de demain est en train de prendre tout son sens. Etait-elle aussi forte qu’on a voulu le dire ? Quoi qu’il en soit,  de la force, il en aura fallu pour ne pas se laisser griser par les grands bonheurs de sa vie ni, non plus, se laisser abattre par les grands malheurs qui l’ont jalonnée. Néanmoins, il y a dans le confinement comme un pas suspendu de la cigogne. Et ce n’est pas à dédaigner ! Après le confinement, il y aura encore la récession, des rebonds et des répliques ; mais pendant la période du confinement, conjoncturellement, il y a une espèce de décroissance ; oui, mais alors laquelle ? Il s’agit d’un moment historique, parce que subitement c’est l’impératif économique de l’accélération et de la démesure qui est suspendu, mis entre parenthèses.» Comme tout le monde, il note que l’expérience du télétravail à grande échelle s’est avérée concluante pour une grande majorité de Français pour peu que leur activité soit adaptée à cette pratique. Une parenthèse ouverte le 17 mars en France. Idée étonnante, d’ailleurs car on voit mal qui aurait pu confondre l’interprète des chansons de Ferrat et des textes d’Aragon avec celle qui, à peine sortie des bancs de l’école, était à cent lieues de comprendre les paroles parfois ambiguës qu’on mettait dans sa bouche. Parenthèse qui se refermera peut-être en mai, ou juin, mais ouverte, maintenant, en plein cœur de la mondialisation et dans le monde entier. » LIRE AUSSI - Ces célébrités qui ont choisi de vivre confinées dans leur château Patrice Besse, dont le réseau immobilier est spécialisé dans les biens ruraux de caractère estime lui aussi que ce qui a été un temps moque comme la «France du vide» pourrait bien devenir la «France du luxe». Crédits photos : Bestimage.

Plus de la moitié de la population mondiale est confinée ! Parenthèse partout ouverte sur moins de production, moins de consommation, et par conséquent moins d’extractions, moins de déchets, moins de pollutions, moins de déplacements, moins de bruit, moins de travail et donc moins de revenus, mais aussi plus du tout de vacances, plus du tout de musée ou de concert, plus du tout de rencontres sportives ni de «matchs» : plus rien qu’un «essentiel» qui reste à redéfinir… La résilience, pas la guerre Que nous vivions à la campagne ou en ville, une qualité de vie est maintenue, avec des degrés très inégaux de «résilience» (jardin ou balcon ou fenêtre ?) et de souffrance qu’il ne faut pas écarter : décroissance à demi subie, décroissance à demi choisie. Dans des conditions encore plus difficiles de vie pour les plus vulnérables – en particulier dans le cas des violences familiales –, la sobriété se fait néanmoins plus présente, nos relations sociales, familiales, amicales sont nos précieux remèdes. Un lieu où l’on peut faire vivre un incroyable patrimoine bâti et où, selon lui, les surfaces que l’on peut s’offrir permettent «d’accueillir ses aïeux, de leur éviter l’Ehpad dont nous sommes en Europe les champions et dont nous voyons aujourd’hui les conséquences dramatiques». Le premier était  jaloux de sa réussite. Nous entendons parler relocalisation, circuits courts, ralentissement, renoncement. Nous participons ou assistons à des manifestations de solidarité, de créativité, nous contemplons l’éveil du printemps. Nous pensions au début que c’était pour rêver ou pour passer le temps mais en fait ils nous posent des questions très complètes, réclament des plans, essaient de fixer des rendez-vous pour l’après-confinement. Bref une joie simple d’exister se manifeste, et cela grâce à… notre organisation sociale commune, fruit d’un minimum de vie démocratique depuis 1945, qui garantit encore l’essentiel : une certaine paix sociale.  La chanteuse France Gall est décédée le 7 janvier 2018.

Certes le Président Macron a déclaré que «nous sommes en guerre». Pour l’instant, la Normandie, la Bretagne et le Sud-Ouest semblent attirer particulièrement et dans son enseigne où les transactions se montent souvent à plusieurs millions d’euros, il reconnaît que l’on peut se faire plaisir avec un bien de qualité à moins de 500. Mais ce n’est pas une guerre parce qu’il n’y a aucun ennemi à vaincre ni aucun humain à tuer, à moins de tordre le sens des mots, à des fins biopolitiques. Certes il y a des morts : c’est donc peut-être une demi-guerre, mais nul ennemi à l’horizon. De son côté, Bertrand Couturié chez Barnes note qu’à côté de ces jeunes télétravailleurs, les seniors sont aussi une clientèle particulièrement séduite. Alors comment faire en sorte que vous ne le deviniez pas tout de suite ? Peut-être, justement, en commençant par son nom ! Bien qu’il soit né à Chicago, son patronyme est d'origine… française. demi-guerre, et donc demi-paix très largement assurée par les personnels des services publics et du soin à la personne qui limitent la pandémie en permettant l’accès des malades aux soins. Services publics mais aussi tous ces emplois – cette «France d’en bas» dont beaucoup hier étaient sur les ronds-points – qui sont aujourd’hui mis «en première ligne de corvée» : sans effondrement général. C’est pourquoi la campagne les séduit.

Même pas un effondrement de l’Etat, pourtant comme abasourdi par son audace d’avoir pris la décision politique d’un coup de frein économique ; malheureusement il se rassure en poussant le plus qu’il peut son autorité policière et ses expérimentations juridiques d’exception. en Angleterre. Demi-guerre avec la mort qui rôde, demi-paix parce qu’il est devenu interdit de rôder.» Mais une chose est sûre: quel que soit leur âge, les nouveaux acquéreurs ne veulent par transiger pas sur la qualité des infrastructures. La mort – qui est la limite de toute vie – fait peur. Surtout en régime politique de croissance prétendument infinie, croissance qui peut être interprétée comme l’organisation sociale du déni de la mort. Une bonne connexion Internet est un plus ais ce point n’est plus aussi discriminant qu’à une époque, le territoire étant plutôt bien couvert et dans le pire des cas, il est possible de doper son installation pour se connecter au mieux au réseau mobile. où cet artiste a fait fortune, et encore le mot est faible … La première fois qu'il vient en France, c'est en novembre 1918. La mort peut faire peur, et une mauvaise peur est toujours bonne à prendre pour tout pouvoir qui veut se conserver : d’où la demi-guerre.

Leçon pour la décroissance : si elle en appelle en quoi que ce soit avec une mauvaise peur, alors elle s’effondre. Et à côté des demandes traditionnelles de résidence secondaire, qui séduisent toujours les étrangers, apparaissent celles de Français, notamment des Parisiens rêvant d’une nouvelle vie. La décroissance, c’est une parenthèse mais dans la paix. Que le 12 , c’est à dire au lendemain de l'armistice ! Et quand je dis « heureusement », c’est parce que s’il avait péri pendant cette guerre, le monde aurait été privé d'un des plus grands conteurs du  siècle Il restera tout de même un an dans notre pays avant de repartir chez lui, dans l'Illinois. Confinés, accordons-nous quand même un temps de réflexion sur ce constat : «l’imprévisible est advenu». Nous sentions déjà cette envie monter chez une partie de la clientèle au vu de l’envolée prix parisiens. Prenons-en pleine conscience : par le confinement, les gouvernants ont choisi d’épargner des vies plutôt que l’économie. Le pas suspendu de la vergogne ? Quelle que soit la diversité de nos conditions sociales de vie, et elles sont évidemment loin d’être aussi faciles pour tou·te·s, osons goûter finement ces moments : l’allègement de l’empreinte écologique, la texture des liens qui nous unissent, l’épaisseur des silences, l’air qui s’allège, la couleur de nos vies, le bruissement du vivant.» Au-delà des seuls télétravailleurs, il estime que l’Oise où son réseau est très présent a largement développé son tissu économique, offrant de nombreuses opportunités. L'une de ses créations, un lapin nommé Oswald, connaît un joli petit succès mais… il se fait piquer les droits par un concurrent ! Vexé, l'artiste raccourcit les oreilles de son lapin et en fait une petite souris débrouillarde.

Carpe diem ! Gardons cette saveur en mémoire, celle du sel, du sens à notre vie commune. Carpe dies relegationis ! Bref, ce confinement est une demi-décroissance : osons affirmer que rien n’a jamais ressemblé plus à la décroissance que ce moment consenti de confinement ; d’autant qu’il y a aussi une part de rationnement pour (presque) tous.» Partager Twitter Partager Envoyer. Pas encore de décroissance des inégalités Notre empreinte écologique décroît globalement et pacifiquement pour le moment. Et il aura surtout fait rêver des milliers. «Par le fait», ce moment est écologiquement un peu plus soutenable par l’humanité. Le bilan écologique de cette parenthèse décroissante sera irréfutable : «C’était un temps de répit, un temps de repos.

» Mais après le confinement, à quoi s’attendre ? Economiquement, il est évident que ce sera une autre histoire. Au téléphone pour en parler avec nous:  Amanda Lear. Pire, socialement, notre attention à l’autre et notre souci de l’autre nous obligent à dénoncer sans concession le côté obscur de ce confinement. Force est de constater que la pandémie va surtout atteindre les démunis, les appauvris par le système économique. Et surtout l’indécence des ultrariches, certes confinée, n’a pas disparu. Aucun miracle de la part des gouvernements.

Pas (encore ?) question de siphonner les richesses des enrichis (par des prélèvements exceptionnels sur les patrimoines et les revenus comme en temps d’après-guerre) pour assurer le partage et le bien-vivre de toutes et tous dans une société socialement décente. La décroissance des inégalités ce n’est pas encore maintenant. Pour le moment, c’est plutôt changement d’heure… et d’année au programme : 1984 te voilà ! Big Brother est vraiment là, il nous regarde, nous envoie des SMS, nous surveille, nous enregistre, nous parle du haut de son drone, nous traque via notre ordiphone, nous dissocie, nous individualise. Le sens de la technique est bien politique… Télétravail, télémédecine, télé-enseignement, Skype-apéro, etc. Les écrans étriquent nos mondes sensibles.

Accélération des réseaux sociaux qui ne peuvent relier que celles et ceux qui sont préalablement séparé·e·s. Là non plus, petit détail politique, nul miracle en ce qui concerne le partage des pouvoirs : les gouvernements continuent de décider seuls, sans nous, donc contre nous. Partout la démocratie est placée en quarantaine. La potion de cheval est là : ordonnances à tout va ! Ce n’est pas la joie démocratiquement parlant. Surtout quand nous nous rappelons qu’on nous a déjà fait le coup de l’état d’urgence qui s’infiltre dans la loi ordinaire.

Ce sont, là, pour le moment, des leçons du confinement. A/ Ce confinement a ouvert une parenthèse. Chères décroissantes, chers décroissants, ayons-le bien présent à l’esprit. Nous ne sommes pas en train de rêver : notre rêve de décroissance est donc possible. En ce sens, la décroissance serait une période particulière entre parenthèses, un trajet auto-organisé vers des sociétés écologiquement soutenables, socialement décentes et démocratiquement organisées, passant par les baisses de l’extraction, de la production, de la consommation, de la circulation et des déchets.

B/ Quand la parenthèse du confinement va officiellement se refermer, nous savons bien que nous n’arriverons pas miraculeusement dans un monde décolonisé par l’imaginaire de la croissance, que l’économie aura beau jeu de réimposer ses narratifs, ses dettes, ses réajustements, qu’elle instrumentalisera une relocalisation cosmétique au service d’une souveraineté biaisée… Mais même à l’heure de leur revanche, nous disposerons d’un nouvel argument : oui, le politique peut prendre la décision de donner un coup de frein à l’économie. Nous en aurons vécu l’expérience dans notre chair. La décroissance, c’est le bon sens pour (re)pauser le monde à l’endroit. Signataires : .