'Comment mes passions m'ont permis de remonter la pente après un burn out'

'Comment mes passions m'ont permis de remonter la pente après un burn out'

Santé, Témoignage

29/01/2022 11:04:00

'Comment mes passions m'ont permis de remonter la pente après un burn out '

'Finalement, une crise, c'est l’occasion de prendre du recul', reconnaît cette illustratrice.

sociale est surtout définie par rapport à notre travail.contrats ni de rémunération. Mais je suis dos au mur et il faut bien s’adapter!’arrête de me mettre la pression. Je ne suis pas Wonderwoman, et c’est ok. Il estMais pour autant, je ne sais pas comment sortir de cette crise existentielle

les épaules pour ce job! Et si cette reconversion d’ingénieur agroalimentaire à illustratrice, siCaroline Gaujourm’inscris dans une formation professionnelle à l’école de BD Emile Cohl à laquelletranspirer sur un fusain, je me rends compte que je n’en ai même pas marre et que

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'Macron va essayer de nous refourguer Damien Abad façon Télé-achat'

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Paris : une femme retrouvée morte dans un appartement, un policier activement recherchéUn policier est activement recherché après qu'une femme a été retrouvée morte vendredi dans un appartement du 19e arrondissement de Paris.

L'UE veut quadrupler sa production de puces électroniques d'ici 2030La Commission européenne dévoilera un plan pour quadrupler la production européenne de puces électroniques d'ici 2030 pour atteindre atteindre 20% de la production mondiale.

La domestication a fait rétrécir le cerveau de nos chatsUne nouvelle étude vient confirmer que la domestication des chats entraîne un rapetissement de leurs cerveaux Hum, 20 Minutes, ou plutôt 20 secondes avant de disparaître dans la gueule du chat... Ça vous apprendra le respect catpower Et le Covid a fait rétrécir les pénis. 1 partout! Nous , c’est le confinement et la gestion politique et médiatique de la crise sanitaire!

«Les Noces de Figaro» à l’Opéra de Paris: chute dans l’abîme«Les Noces de Figaro» à l’Opéra de Paris : la mise en scène de Netia Jones se perd dans son interprétation compliquée et redondante de l’opéra de Mozart et Da Ponte. au moins, les danseuses sont masquées, au plan sanitaire c est une réussite. L'opéra si chiant sans les subventions culturelles obligatoires du salarié qui ne va jamais à l'opéra serait aujourd'hui aussi obsolète que les jeux du cirque.. qui eux n'avaient pas besoin d'être subventionnés depuis Rome. Eux il a fallu les interdire.

Euro handball: l'amertume de Gérard, qui tacle le PSG après la défaite des BleusBattue par la Suède en demi-finale de l'Euro (33-34), la France devra se contenter à minima d'une médaille de bronze. Vincent Gérard ne cachait pas sa frustration après la rencontre, en taclant au passage le PSG. Le gardien en handball c’est le joueur le plus important et aujourd’hui hélas… Il a réagi à chaud aprèsa défaite et la frustration.. donc à prendre avec du recul mais n'empêche qu'il doit y avoir quand même un vrai malaise entre la direction du PSG et lui La France n'a pas été bonne depuis plusieurs matchs, c'est déjà inespéré qu'ils soient arrivés en demi.

Pourquoi Spotify a choisi la star des podcasts Joe Rogan face à Neil YoungLe chanteur légendaire, qui accuse Spotify de promouvoir la «désinformation» sur la vaccination, ne faisait pas le poids face à un titan médiatique Simple Neilyoung a de l’or dans les doigts et dans la tête, une expérience certaine de la vie, donc il s’en tape de des plateformes . Il reste droit dans ces bottes, son public reste fidèle où qu’il joue. Liberté de parole? Parce que ce sont de vrais connards. Choisir ce demeuré face à Neil Young est la preuve de l'inculture américaine

Alors, je suis obligée accepter la situation… Publicité C’est-à-dire de me reposer dans un premier temps! Car il n’y a rien d’autre à faire pour se recharger. Et “ne rien faire”, on en a rarement l’habitude, nous dont l’utilité sociale est surtout définie par rapport à notre travail. Moi, aussi, j’ai appris à toujours faire, être active, aller plus loin, plus haut! Ne plus réussir à travailler est d’abord une souffrance et une source de stress: étant seule à mon compte, personne ne peut me remplacer et ne pas travailler signifie plus de contrats ni de rémunération. Mais je suis dos au mur et il faut bien s’adapter! Pour la première fois depuis que je me suis lancée à mon compte, j’apprends à aménager mon temps, prioriser mes projets, demander de l’aide… et surtout, j ’arrête de me mettre la pression. Je ne suis pas Wonderwoman, et c’est ok. Il est temps de faire cesser les petites voix qui m’auto-sabotent. Pas parfaite? Tant mieux! Il est temps d’apprendre à lâcher prise. Caroline Gaujour Mais pour autant, je ne sais pas comment sortir de cette crise existentielle Car même au bout de quelques mois, une fois reposée, je me sens vide, triste, sans but. Le métier de dessinatrice que j’aimais tellement me paraît maintenant trop difficile pour moi: si je suis en burn out, c’est sûr, c’est que je n’ai ni le talent ni les épaules pour ce job! Et si cette reconversion d’ingénieur agroalimentaire à illustratrice, si chère à mon cœur, était finalement une erreur? L’idée même de dessiner me fait monter les larmes aux yeux. Je n’y arrive plus… Alors, qu’est-ce que je vais faire? Est-ce que je vais encore devoir changer de métier? Caroline Gaujour Pourtant, après tous ces efforts, ce serait trop dommage. Et une première idée me vient… Je vais… retourner à l’école! Pas à plein temps, mais pour commencer, je m’inscris dans une formation professionnelle à l’école de BD Emile Cohl à laquelle j e suis acceptée. Et c’est le premier pas qu’il me faut pour remonter la pente. Le premier jour de formation, après six heures debout devant un chevalet à transpirer sur un fusain, je me rends compte que je n’en ai même pas marre et que j e reviendrai travailler demain avec la même envie. L’énergie me revient peu à peu, j e retrouve le goût du dessin et de la création, et découvre le plaisir de prendre le temps de faire, juste pour moi. La passion est toujours là, en attente d’être réveillée et libérée! Et si justement, je le démarrais enfin ce projet de livre qui traine dans mes cartons depuis des mois? Des livres au lieu des réseaux sociaux… Publicité Je décide aussi d’arrêter de m’intéresser à ce qui me pompe mon énergie. Exit les réseaux sociaux et la tyrannie des “likes”, j’essaie de prendre un livre le soir au lieu de regarder mon téléphone et cesse de m’inquiéter de la portée de mes posts. Caroline Gaujour C’est pas évident, l’addiction aux écrans est probablement similaire à celle pour la clope - ou dans mon cas, pour le chocolat - mais au bout d’un moment, je réalise que décrocher d’Instagram me permet d’aller mieux. Inutile de comparer la vraie vie à celle qui est étalée avec un grand renfort de filtres sur les réseaux. Ce n’est pas à cette jauge-là qu’il faut mesurer sa valeur (pas plus qu’au nombre des années, il paraît). Enfin, je reprends le sport! Bouger, respirer, vivre quoi… Même s’il est parfois difficile de se mettre en mouvement, on ne regrette jamais de s’être bougé les fesses. Surtout après avoir été enfermés, circonscrits à un périmètre restreint, forcés à tourner en rond à coup d’attestations! Par chance, je trouve une super école de danse à deux pas de chez moi dans un quartier que je n’avais pas pu explorer à cause des confinements et rechausse mes vieilles ballerines tant aimées. Peu importe si je fais partie des vétérans maintenant. Même si mes os et mon périnée me crient à chaque entrechat que je n’ai plus 20 ans, j’aime toujours autant danser et peu à peu mon corps si fatigué reprend des forces. Caroline Gaujour Finalement, une crise, c’est l’occasion de prendre du recul. Février 2022. La vie n’est toujours pas revenue à la normale, mais je crois qu’on apprend peu à peu à naviguer avec les difficultés et imprévus devenus réguliers, en révisant ses priorités et réalisant ce qui est vraiment important. Je ne sais pas si les temps qui s’annoncent nous promettent un apaisement - et très franchement, je ne le crois pas, le Covid semblant un avant-goût des crises qui nous attendent (au hasard, le changement climatique qui ne promet pas un avenir radieux à l’humanité). Mais j’essaie de vivre le moment présent, d’avancer sur mon chemin et de faire de mon mieux, ni plus ni moins. Après tout, j’ai 39 ans. Qu’est-ce qui pourrait encore bien se passer cette année? Caroline Gaujour