Boom des démissions : comment les managers s'adaptent

Boom des démissions : comment les managers s'adaptent

16/01/2022 19:18:00

Boom des démissions : comment les managers s'adaptent

La pandémie a initié un fort turn-over salarial. Le manager doit créer une ambiance avec des salariés d'âge et d'aspirations différentes pour que l'équipe fonctionne.

Un conciliabule entre la DRH et un manager :"remettre des X car on compte trois nouveaux démissionnaires et prendre deux Z recommandés par des alumnis [réseau d'anciens élèves, NDLR] des derniers Y". Une personne débarquée de la première moitié du XXe siècle pourrait penser à un complot. A fortiori en entendant la RH chuchoter :"Prenez soin des boomers !" Décryptage : ces dernières lettres de l'alphabet reflètent un code générationnel : X, nés entre 1966 et 1980, Y ou Millenials de 1981 à 1995 et Z au-delà de 1995. Quant aux boomers, ils sont dans la tranche 1946-1966.  

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RH / Management Un conciliabule entre la DRH et un manager :"remettre des X car on compte trois nouveaux démissionnaires et prendre deux Z recommandés par des alumnis [réseau d'anciens élèves, NDLR] des derniers Y". Une personne débarquée de la première moitié du XXe siècle pourrait penser à un complot. A fortiori en entendant la RH chuchoter :"Prenez soin des boomers !" Décryptage : ces dernières lettres de l'alphabet reflètent un code générationnel : X, nés entre 1966 et 1980, Y ou Millenials de 1981 à 1995 et Z au-delà de 1995. Quant aux boomers, ils sont dans la tranche 1946-1966.   Cette discussion imaginaire pourrait exister dans un contexte de pandémie au cours de laquelle 5 millions de salariés ont quitté leur emploi aux Etats-Unis -"The Great Resignation/ La grande démission". Des effets semblables ont été constatés en France :"des démissions en juin et en juillet 2021 respectivement 10,4 % et 19,4 % au-dessus des valeurs observées deux ans auparavant", alertait la Darès le 3 novembre 2021. Résultat : un turn-over inédit, oeuvre non pas des libéraux, tenants d'une ultraflexibilité pour une prise de risque maximale des salariés, mais d'un confinement brutal dans un logement exigu. Un rêve de maison, d'espace, de nouvelles valeurs. Au deuxième trimestre 2021, 911 100 CDI se sont terminés, en hausse de 14,0 % (après -3,9 % au trimestre précédent). Les amateurs du"prenez des risques pour évoluer" et du"dehors il y en a cent pour te remplacer" en sont restés cois.   Séduire et intégrer les nouveaux talents Résultat bis : l'obligation pour les entreprises de pallier cette rupture de main-d'oeuvre en un mois, entre la lettre de démission et le départ effectif. C'est très court. Alors les rendez-vous se multiplient entre le triumvirat de crise : direction, DRH, manager. La première, décisionnaire, tient les cordons de la bourse. La deuxième est en quête du profil idoine et le troisième plaide auprès des deux autres sur la nécessité de ne pas lésiner sur l'embauche de talents. Eviter les surcharges de travail à des équipes désorganisées et exsangues et contrer la propagation de ce rêve d'ailleurs. Comment compenser 40 % des cadres d'une équipe qui se sont éclipsés à jamais ?   LIRE AUSSI >>