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« Affaire Théo » : la démonstration implacable d’une lourde série de manquements policiers

« Affaire Théo » : la démonstration implacable d’une lourde série de manquements policiers

24/11/2020 08:00:00

« Affaire Théo » : la démonstration implacable d’une lourde série de manquements policiers

Dans une décision qui intervient après trois ans d’enquête sur ce dossier de violences policières, la Défenseure des droits pointe une liste édifiante de comportements contraires à la déontologie des forces de sécurité, à tous les niveaux de la hiérarchie.

Article réservé aux abonnésSaisie d'écran vidéo issue d'une des caméras de surveillance à Aulnay-sous-bois montrant l'interpellation par la police de Théodore Luhaka le 2 février 2017. EUROPE 1« Petite altercation avec des jeunes, ramenez-nous un petit véhicule ! »

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Quand le message du gardien de la paix B. passe sur les ondes de la police d’Aulnay-sous-Bois ce jeudi 2 février 2017, l’affaire ne paraît pas très sérieuse. Presque banale. Un après-midi d’hiver comme un autre sur la dalle située devant le centre culturel de la ville, lieu habituel du trafic de drogue de cette ville de Seine-Saint-Denis. Aux pieds du chef d’équipage qui s’exprime à la radio, gît pourtant un jeune homme de 22 ans, mains menottées dans le dos. Théodore Luhaka est très grièvement blessé après avoir reçu un coup de matraque au niveau de l’anus.

Une« petite altercation »donc, qui a donné naissance à « l’affaire Théo », un dossier emblématique des violences policières ayant provoqué des émeutes urbaines et l’intervention du chef de l’Etat, François Hollande, qui s’était rendu au chevet du jeune homme. Alors que l’information judiciaire est sur le point d’être clôturée, la Défenseure des droits, Claire Hédon, publie, mardi 24 novembre, une headtopics.com

« décision », queLe Mondea pu consulter. Il s’agit d’un travail d’enquête de plus de trois ans, mené par une équipe de juristes qui a eu accès à l’ensemble du dossier d’instruction, aux rapports de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), à des documents administratifs inédits et qui ont auditionné toutes les personnes impliquées.

Lire aussiDans l’affaire Theo, ce jeune homme blessé lors d’une arrestation, le parquet requiert le renvoi de trois policiers devant les assisesIl ne s’agit pas pour l’institution de se prononcer sur les infractions commises dans cette affaire mais d’évaluer l’intégralité des faits au regard du code de la déontologie qui régit l’action des forces de l’ordre et de proposer des sanctions au ministère de l’intérieur. Le débat judiciaire a jusqu’à présent gravité principalement autour de la blessure anale

du jeune homme, qui gardera une infirmité à vieet autour de la qualification de viol aggravé, retenue lors de l’ouverture de l’information judiciaire, et abandonnée ensuite par le parquet dans ses réquisitions. La procureure de la république a demandé en octobre 2020 le renvoi de trois des quatre fonctionnaires impliqués devant la cour d’assises pour violences volontaires. La juge d’instruction doit rendre prochainement son ordonnance, dans laquelle elle donnera son interprétation sur le caractère sexuel ou non de ces violences.

Manquements documentésMais l’enquête édifiante, la première du genre publiée par la nouvelle Défenseure des droits, complétée par des documents queLe Mondes’est procurés, dépasse largement ce débat juridique. Au-delà du coup de matraque, Claire Hédon pointe une accumulation de comportements en contradiction totale avec la déontologie policière, du début de l’intervention réalisée sur des bases juridiques floues, à la gestion in fine du commissaire divisionnaire responsable du commissariat – qui n’a pas pris les mesures nécessaires pour préserver l’enquête –, en passant par les nombreux coups portés sur Théo – avant et après son menottage –, l’humiliation par la prise de photo, les coups portés dans le véhicule de police, l’usage d’armes intermédiaires en toute illégalité, l’introduction de données fausses dans les fichiers de police… Tous ces manquements sont documentés par des vidéos, des éléments d’enquête ou par des pièces obtenues de l’administration qui a obligation de les fournir à la Défenseure des droits. headtopics.com

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Vous aimez bien remue la m...e !!! demain on ne pourra plus diffuser alors imaginer 1 enquête de plus de 3 ans, menée ' par une équipe de juristes qui a eu accès à l’ensemble du dossier d’instruction, aux rapports de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), à des documents administratifs inédits et qui ont auditionné toutes les personnes impliquées.'

Anti police le monde vous êtes Ce journal est immonde. Propagande ! Merci de rembourser les subventions ! la défenseure des droits , elle défend tout le monde, sauf la france:) Les journaux bobogaucho, encore à défendre la racaille au nom de leur idéologie. Cela devient insupportable 😡😡😡 StopAzeriWarCrimes

Les fdo que des menteurs ! Cette histoire de violences policières vs violence des banlieues c’est, pour toute personne à peu près équilibrée, l’histoire de l’oeuf ou la poule. Nul ne sert de déterminer qui a commencé en premier. Il faut des solutions, Borloo avait un plan ... Macron ferme les yeux, bref.

Ça faisait longtemps... Un jour, vous pourriez faire aussi une série de reportages sur les habitants anonymes et silencieux de ces quartiers, dont la vie est pourrie par ces pauvres jeunes désœuvrés que vous mettez tant d'énergie à défendre et excuser.