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Chine, Terrorisme

Suspectés d'espionnage, 'des étudiants ou des ressortissants chinois se sont vu refuser l'accès au territoire belge'

02-07-20 10:08:00

Pascal Pétry (Sûreté de l'Etat) : 'Des étudiants ou des ressortissants chinois se sont vu refuser l'accès au territoire belge'

Parmi les principales préoccupations de la Sûreté : le terrorisme d’extrême droite dans un monde ébranlé par l’épidémie de Covid-19."On a constaté à plusieurs reprises que le Covid était utilisé par certains comme un élément de propagande pour opposer des communautés les unes contre les autres et les rendre responsables de cette pandémie", entame Pascal Pétry.

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Et d’ajouter :"Des groupements ont utilisé le Covid pour mettre en difficulté l’image de l’Europe en disant que celle-ci n’était pas capable de gérer cette crise." Pascal Pétry cite au passage"des images de fournitures de masques en Italie par des groupements proches du pouvoir russe".

Le cas des espions chinois L’ennemi n’est pas toujours là où on le croit. Pascal Pétry évoque aussi les cas d’espionnage commis par des étudiants chinois dans les universités belges. Leur objectif : faire de l’espionnage industriel et ramener un maximum d’informations sensibles en Chine."On a la possibilité d’identifier ces personnes. Des étudiants ou des ressortissants chinois se sont vu refuser l’accès au territoire belge", affirme-t-il.

La Sûreté de l’Etat souhaite aussi sensibiliser les chercheurs et les professeurs qui sont régulièrement sollicités par des demandes de stage. Un exercice difficile, reconnaît Pascal Pétry."On doit garantir l’inclusion et les valeurs de la démocratie belge et en même temps faire un choix et identifier où se trouve vraiment la menace."

Un discours porteur en période de crise Autre conséquence concrète, liée au confinement celle-là : des pirates ont ou profiter du télétravail généralisé"pour voler des données personnelles et des secrets professionnels".

La crise économique annoncée pour ces prochains mois est un autre point d’attention pour la Sûreté de l’Etat."Le problème qui se pose, c’est que vous aurez un terreau. Une situation économique difficile, des pertes d’emplois, des fermetures de sociétés… L’Etat va devoir compense cette situation. C’est un moment phare pour ces groupements extrêmes pour amener un discours qui répond aux attentes des citoyens et leur faire croire que s’ils suivent ces mouvements, ils vont pouvoir rencontrer leur besoin."

Des individus qui se préparent Selon le numéro deux de la Sûreté, pas question de baisser la garde."Ce qui nous inquiète, c’est quand on voit des personnes qui passent à l’étape de se préparer à faire quelque chose : en achetant des armes ou en s’entraînant. On doit rester très vigilant, même si pour le moment c’est réduit en volume. Il suffit qu’une personne passe à l’acte."

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En d’autres termes,"à partir du moment où vous êtes en capacité de réaliser un acte de violence, […] ça nous préoccupe."Les services de renseignements suivent donc de près la banalisation des idées d’extrême droite dans le discours politique. Pour Pascal Pétry,"ça rend plus accessible le message et ça conforte les personnes qui s’entraînent ou voudraient commettre un acte dans leurs idées."

La Sûreté politisée ? Même s'"il faut faire la part des choses. Ces personnes qui sont visées ne sont pas de grands adeptes du monde politique et de l’institutionnel."De là à dire que la Sûreté de l’Etat est un service politisé, comme l’a fait Tom Van Grieken, le président du Vlaams Belang ce mercredi soir ?"Je laisse ces propos au président du Vlaams Belang. Nous sommes un des services, avec les militaires, qui est le plus contrôlé en Belgique", objecte Pascal Pétry. Nous présentons un rapport d’activité, nous expliquons ce que nous faisons."

Par ailleurs, "la loi ne nous permet pas de travailler sur des hommes ou des femmes politiques. Ce que nous pouvons faire c’est constater qu’un homme ou femme politique peut être la victime ou la cible d’espionnage, d’ingérence ou de terrorisme, que cette personne pourrait – c’est le cas extrême – en être à la source" La Sûreté en réfère alors à son comité de contrôle, ainsi qu’au Premier ministre ou au ministre de la Justice.

Nous demandons le doublement de notre capacité Quatre ans après les attentats à Bruxelles, les services de renseignements restent aussi attentifs aux combattants djihadistes. Certains sont susceptibles de revenir en Belgique, d’autres vont prochainement sortir de prison. Cela représente entre 600 et 1000 personnes à surveiller, alors que la Sûreté de l’Etat ne compte que 600 agents.

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