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Pourquoi les Bourses vont-elles si bien alors que l'économie va si mal ?

Pourquoi les Bourses vont-elles si bien alors que l'économie va si mal ?

25-11-20 11:24:00

Pourquoi les Bourse s vont-elles si bien alors que l'économie va si mal ?

C’est un seuil avant tout symbolique, mais c’est bel et bien un record historique. Le Dow Jones, indice boursier américain, a dépassé les 30.000 points, un niveau jamais atteint. En Belgique, le contraste est saisissant : alors que le 'climat des...

Le temps des bourses n’est pas celui de l’économie Comment se fait-il que les Bourses montent, remontent de manière fulgurante, alors que les perspectives économiques sont si mauvaises ? Les cours de Bourse n’ont en fait que très peu à voir avec la réalité économique d’aujourd’hui.

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Parce que pour le dire simplement, le cours de Bourse d’une société, aujourd’hui, n’est pas le reflet de la santé économique de cette entreprise aujourd’hui. C cours de Bourse est le reflet de ce que les investisseurs ou spéculateurs espèrent des profits futurs. Et les déterminants principaux de ces espoirs des profits à venir dans le contexte de crise sanitaire – ceux qui ont guidé les marchés boursiers ces derniers mois, ce ne sont pas les résultats des entreprises ou leurs perspectives, mais bien les courbes sanitaires, les décisions de reconfinement, de déconfinement, de confinement assoupli ou l’arrivée de vaccins.

L’espoir du retour à la normale Ces éléments sont prépondérants parce qu’ils guident aussi la réalité politique et économique. Or, les annonces de vaccins, ou de plusieurs candidats vaccins à ce stade, se sont succédées depuis deux semaines — Pfizer, Moderna, AstraZeneca — et ces annonces viennent nourrir un espoir : celui d’un retour à la normale pour la vie quotidienne, et donc aussi pour la vie des entreprises. Retour à la normale qui serait — et c’est bien là l’espoir ou l’optimisme — synonyme de retour des profits. headtopics.com

Comme le résume Bernard Keppenne, chef économiste de la Banque CBC, le temps des Bourses n’est pas le temps de l’économie. "Et c’est probablement encore plus marqué cette année-ci. Pendant un confinement en Europe, et avec un risque de confinement partiel aux États-Unis. Les marchés ont, eux, déjà un horizon beaucoup plus lointain, qui est l’arrivée d’un vaccin sur l’année 2021, qui devrait permettre une reprise économique. Et donc ils anticipent déjà dans les résultats ou dans les perspectives de résultats des entreprises.

Les faillites vont augmenter "Si l'on prend le cas de l’Europe, qu’on va se trouver dans une situation beaucoup plus grave en termes de faillites et de chômage en 2021 qu’en 2020. Mais les marchés boursiers anticipent déjà la reprise économique. Ce qui crée une divergence importante avec le ressenti économique."

En plus de cela, les politiques monétaires des différentes banques centrales, qui inondent depuis des années les marchés de liquidités – en quantité industrielle, faussent un peu la donne. Ces politiques poussent les taux d’intérêt vers le bas, orientent les investisseurs vers les marchés d’actions – au détriment des marchés obligataires, et"portent" en quelque sorte les marchés boursiers.

Transition amorcée aux Etats-Unis L’autre élément qui dope aujourd’hui, en particulier le Dow Jones aux États-Unis, c’est justement la situation politique américaine pour Bernanrd Keppenne : "Trump reconnaît à demi-mot son échec et le processus de transition est aujourd’hui enclenché, et c’est un élément positif. Et surtout, dans la nouvelle équipe de Biden, on a la nomination de Janet Yellen, l’ancienne gouverneur de la Banque centrale américaine, qui va devenir secrétaire au Trésor dans l’équipe de Biden, et c’est aussi un élément extrêmement positif pour les marchés parce qu’elle aura plutôt une attitude de soutenir une intervention budgétaire". headtopics.com

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Et cette perspective, à la fois d’une transition politique en douceur (ou plus en douceur que craint initialement) et d’une stimulation budgétaire sans doute massive aux États-Unis, c’est aussi du tout bon pour les marchés financiers.

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Et si on regardait plutôt du côté de l’excès de liquidités injectées sur les marchés par les banques centrales? TINA me semble une bien meilleure réponse. Un Chief Economist qui nous explique que le temps de la bourse n’est pas celui de l’économie. C’est un peu court, jeune homme L'économie va surtout mal pour les petits. Les grands, comme toujours, arrivent à en profiter et à verser des dividendes records.

La Bourse est un monde virtuel totalement en décalage avec la réalité. A l'image de ces quelques entreprises US qui génèrent des centaines de milliards de bénéfices alors que dans la rue, la misère s'accroît de manière exponentielle. Les bourses dépendent des températures. 🤷‍♂️ D'où la nécessité de taxer cette spéculation virtuelle afin de financer la relance de l'économie réelle. Cette spéculation est en partie responsable des licenciements de milliers de travailleurs afin d'honorer la promesse de dividendes juteux aux actionnaires.

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