Maisons imprimées en 3D : gadget ou réelle perspective pour le secteur de la construction ?

Maisons imprimées en 3D : gadget ou réelle perspective pour le secteur de la construction ?

12-05-21 07:45:00

Maisons imprimées en 3D : gadget ou réelle perspective pour le secteur de la construction ?

C’est à qui mieux mieux. Une équipe d’Eindhoven a tout récemment annoncé avoir construit la première maison...

Peu importe qui remporte quel trophée : ces annonces ont le mérite de montrer que les projets d’impression en 3D se multiplient dans le secteur de la construction. Cette technique peut donc fonctionner à grande échelle, pas seulement pour créer de petites pièces.

Un milliardaire indien perd 13,2 milliards de dollars en une semaine Conflit israélo-palestinien : de nouvelles frappes dans la bande de Gaza Plus d’un siècle et demi après, un jour férié marquera désormais la fin de l’esclavage aux Etats-Unis

Du béton par couches successives La maison d’Eindhoven a donc trouvé des locataires. “Mooi, mooi, prachtig !” s’exclament Elize Lutz et Harrie Dekkers quand ils découvrent leur maison sous l’œil des caméras. Les 24 éléments qui la constituent ont été construits en atelier. Ou plutôt “imprimés” en atelier. Un bras robotisé muni d’une tête d’impression fait des allers-retours et dépose du béton par couches successives : c’est ce qu’on appelle la fabrication additive.

Les 24 éléments ont ensuite été acheminés sur le site, assemblés sur place, et complétés d’un toit et de châssis. La maison de Westerlo, elle, a été construite directement sur site, grâce à une “imprimante portique”. headtopics.com

Mais elle ne sera pas habitée, c’est une maison-test. Celle d’Eindhoven aussi, d’ailleurs : les locataires changeront tous les 6 mois, et quatre autres maisons seront construites, avec des méthodes de plus en plus complexes.Encore beaucoup de questions techniques à résoudre C’est qu’il y a encore beaucoup de questions techniques à résoudre. Benoît Parmentier, coordinateur “Stratégie et innovation” au Centre scientifique et technique de la construction (CSTC) a bien étudié la question : son centre vient d’acquérir une imprimante 3D pour identifier les usages les plus pertinents dans le secteur.

On ne peut pas faire d’éléments en porte-à-faux, sans appui, comme un plancher. “Le gros obstacle pour le moment c’est que le béton utilisé n’est pas un béton armé, explique-t-il, il n’est pas renforcé par des armatures en acier, ça limite du coup le champ d’action. On ne peut pas faire d’éléments en porte-à-faux, sans appui, comme un plancher par exemple. C’est pour cela que, pour le moment, on construit plutôt de petites structures, des pavillons.”

Objectif à Dubaï : 25% des nouveaux bâtiments imprimés en 3D en 2025 En l’état, l’impression 3D présente déjà des avantages. Les grands acteurs du secteur de la construction ont d’ailleurs déjà investi le domaine, histoire de ne pas rater le train. Benoît Meulewaeter, responsable du design pour le Moyen-Orient chez Besix, a lancé un studio d’impression à Dubaï.

Le lieu n’est pas anodin : il y a quelques années, Dubaï s’était fixé comme objectif que 25 pourcents de ses nouveaux bâtiments soient imprimés en 3D d’ici 2025.Moins de béton, plus de créativité… “Le principal avantage, précise-t-il, c’est que cela permet d’utiliser moins de béton, de poser le matériau uniquement où on en a besoin. Il y a moins de perte.” Cela fait des économies et ça permet aussi de diminuer l’impact environnemental, or c’est l’un des grands enjeux du secteur de la construction aujourd’hui. “Ensuite, poursuit Benoît Meulewaeter, ça permet aux architectes une plus grande créativité : les formes peuvent être beaucoup plus complexes, avec des courbes, etc. Enfin, il y a la rapidité d’exécution. Avec un portique, on peut imprimer un étage en une semaine !” headtopics.com

Neutralité au sein de la Stib : DéFI entend rester 'uni et solidaire en temps de calme comme de tempête' 'Les indicateurs sont en mode vacances': Yves Van Laethem se montre enthousiaste, mais insiste sur la vaccination Fouilles illégales: l'Italie saisit 780 objets d'art d'un collectionneur belge

Et une plus grande rapidité… Benoît Parmentier (CSTC) complète : “La machine peut travailler en autonomie, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, ça permet évidemment de gagner du temps. Cela demandera d’ailleurs de réinventer les métiers de la construction.”

Pour Alain Guillen, directeur général d’XtreeE, une start-up française dans laquelle ont investi le spécialiste du béton LafargeHolcim ainsi que Vinci Construction, c’est avant tout l’organisation numérique du chantier qui permet de gagner du temps : “Pour une maison normale, on doit commencer par les fondations, puis petit à petit les murs etc. Nous, nous pouvons imprimer les différents éléments simultanément en atelier, avant de les assembler sur site. C’est une manière d’industrialiser la construction.”

Cela fera 8 mois, contre 12-18 mois pour une maison traditionnelle. XtreeE vient de lancer l’impression de cinq petites maisons individuelles (des logements sociaux) à Reims. Elles devraient être achevées en décembre. “Cela fera 8 mois, contre 12-18 mois pour une maison traditionnelle. Et il y aura encore des progrès !”, s’enthousiasme Alain Guillen.

Une combinaison de techniques et de matériaux Ces maisons ne sont pas entièrement imprimées : “C’est un mix de matériaux, on aura des modules en bois préfabriqués avec des salles de bain pré-installées. Pour moi, c’est ça l’avenir de l’impression 3D : la combiner avec différentes technologies, utiliser différents matériaux. Cela permet, d’une part, d’atteindre plus facilement les objectifs environnementaux, et d’autre part, ça permet de faire du modulaire. Si les parois intérieures sont imprimées en béton, il faut les démolir pour les changer.” headtopics.com

Pour l’heure, chacun défend son modèle, tout en essayant encore de le définir. Les recherches menées partout dans le monde élargiront probablement encore le domaine des possibles. Mais quel sera le champ d’application de l’impression 3D à l’avenir ? Là aussi les choses devront se préciser.

L’aide au développement Pour Benoît Meulewaeter, “un domaine d’application important c’est l’aide au développement, la reconstruction en cas de catastrophes naturelles, dans des zones difficiles ou lointaines. C’est relativement facile d’y amener juste un robot et du ciment.”

Elections en Iran : 'Les Gardiens de la révolution ont tout organisé, c’est un théâtre' Le Sénat prône davantage de participation citoyenne dans la prise de décision politique Graves inondations en Crimée, la flotte russe appelée à la rescousse

"Ensuite, poursuit l’ingénieur de Besix, on utilisera probablement aussi l’impression 3D dans des endroits où il est préférable d’utiliser un robot plutôt que de la main-d’œuvre : des espaces confinés, enterrés, le long d’une autoroute…"

Un bassin d’orage, une passerelle… et la lune Alain Guillen pense, lui, à des applications beaucoup moins visibles, plus techniques, qui permettront d’accélérer les chantiers : “Par exemple, au lieu de faire des réservations en bois (cavités pour les fenêtres, le passage des câbles etc.) que l’on retire une fois le béton coulé, on peut les imprimer en 3D, et les intégrer ensuite dans le béton.” XtreeE a aussi déjà imprimé un bassin d’orage, cela permet de raccourcir la durée du chantier sur voirie, et l’entreprise travaille, par ailleurs, à la construction-impression d’une passerelle piétonne, ou d’un poteau de télécommunication.

Le secteur se cherche donc encore. Il balbutie. L’objectif de Dubaï est par exemple très loin d’être atteint. Mais l’intérêt est là. XtreeE va lancer de nouvelles unités de production (en plus de l’actuelle, à Rungis), en France, à Dubaï, au Japon, au Texas. L’objectif est d’en avoir 50 en 2025. En Belgique, le centre KampC (Centre pour la durabilité et l’innovation dans la construction), qui a imprimé la maison à Westerlo, nous dit recevoir beaucoup de demandes d’entreprises de construction. Aux Etats-Unis, l’entreprise Icon rêve encore plus grand : elle a lancé un projet, financé par la Nasa, pour développer l’impression d’infrastructures sur la lune.

Newsletter info Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité. Lire la suite: RTBF info »

Home - Sport/Footmagazine | Jeux Euro

Jouez avec les jeux de l’EURO Sport/Foot Magazine et gagnez de superbes prix ! Montrez vos talents sur le terrain de jeu!

France : l’Assemblée valide le 'pass sanitaire', malgré les critiques'Condition de la liberté' ou 'impasse'? Les députés ont validé la création d’un 'pass sanitaire' pour l’accès aux... Honteux pour 1 pays qui se dit défenseur des droits de l homme C est digne des pays qui pratiquent la dictature mais bien entendu la Belgique va faire de même or il revient aux Etats membres de UE de décider s'ils intègrent ce certificat dans leur application de traçage

Comité de concertation et déconfinement culturel : vers un 'plan d'été' fait d'assouplissements dans le secteurLe Codeco de ce mardi, on le sait, sera primordial pour le secteur de la culture et les perspectives pour cet été. Dès 9 heures, les membres du comité de concertation se sont réunis pour entre autres, parler et décider culture et...

Comité de concertation et déconfinement culturel : vers un été de réouverture dans le secteurLe Codeco de ce mardi, on le sait, sera primordial pour le secteur de la culture et les perspectives pour cet été. Dès 9 heures, les membres du comité de concertation se sont réunis pour entre autres, parler et décider culture et... Et un quatrième recomfinement le mois qui suit

Rudi Vervoort : 'Je plaiderai au Codeco pour la réouverture totale des bars et restaurants le 1er juin'Le ministre-président bruxellois plaidera mardi, jour de nouveau Comité de concertation (Codeco) pour la réouverture... L'alcool lui monte au visage.... Le 24 mai, c'est l'anniversaire de quaichurchill . Merci déjà, rudivervoort ! Je contacte Frank. 🧐 Jadore le terme plaider qui demontre l'unité de ce personnage. Ils se croient tous au tribunal ou devant le roi soleil...

Marc Van Ranst sur les nouvelles mesures de déconfinement: 'Le seuil d'occupation des soins intensifs est peu ambitieux'Le virologue Marc Van Ranst (KU Leuven) estime que le seuil de maximum 500 lits en soins intensifs occupés par des patients Covid pour les mesures de ... Mais que ces experts qui se la ramene sans cesse trouve une solution je commence a en avoir ras le bol de ces experts a deux balles juste bla bla pour se faire mousser En même temps, on se passe très bien de son avis… Un expert sait ce qu'il doit faire dans son domaine,eux n'ont rien fait de bon à part critiquer le peuple.j'appelle pas ça des experts,mais des docteurs en manque de reconnaissance qui se mastutbent sur des fioles dès leur adolescence! Moi c'est le cyclisme,le foot !eux les virus

Une campagne pour inciter les usagers à mieux se partager la route organisée en WallonieAvec la crise sanitaire, de plus en plus d’usagers de la route se déplacent à pied ou à vélo. Dans ce contexte, l’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR) lance lundi une nouvelle campagne visant à inciter tous les usagers de la route à...