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La vente de terrains à bâtir en hausse en Wallonie : comment limiter l’étalement urbain ?

La vente de terrains à bâtir en hausse en Wallonie : comment limiter l’étalement urbain ?

24-02-21 20:42:00

La vente de terrains à bâtir en hausse en Wallonie : comment limiter l’étalement urbain ?

La demande pour les terrains à bâtir est repartie à la hausse en Wallonie. La crise du coronavirus a réveillé ce...

Le rêve de la villa 4 façades est toujours bien ancré dans la mentalité belge. Et pourtant, il a ses limites. Notre territoire n’est pas extensible. Chaque année, 11 km2 de vert disparaissent en Wallonie. L’équivalent de 4 terrains de foot. Entre 1985 et 2020, 552 km2 wallons ont été engloutis par l’urbanisation (principalement par le résidentiel), soit la moitié de la superficie du Brabant wallon.

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Les appels à freiner l’urbanisation se multiplient. Que ce soit au niveau de collectifs citoyens qui s’opposent à des projets immobiliers (la plateforme “Occupons le terrain”, en fédère une vingtaine), au niveau des associations actives dans la défense de l’environnement ou des autorités européennes.

Stop Béton Dès 2011, l’Europe fixait un objectif : supprimer l’augmentation nette de surface de terre artificialisée d’ici à 2050. La Wallonie a traduit cela dans son schéma de développement du territoire (adopté mais pas encore en vigueur) :"Réduire la consommation des terres non artificialisées à 6 km2/an d’ici 2030, soit la moitié de la superficie consommée actuellement et tendre vers 0 km2/an à l’horizon 2050. " C’est ce qu’on a appelé le “Stop Béton”. headtopics.com

Il faut d’abord bien comprendre pourquoi on ne peut plus continuer comme avant. Mais comment y arriver ? C’est toute la question. Le travail est colossal, et primordial. “Il faut d’abord bien comprendre pourquoi on ne peut plus continuer comme avant, insiste Sophie Tilman, urbaniste, professeur en immobilier à la Haute Ecole Charlemagne. Avoir une villa 4 façades, cela a un coût énergétique. Cela augmente les déplacements, en voiture principalement, d’autant que les habitations sont dispersées, et que les gens vont toujours plus loin pour trouver une maison. Les Bruxellois ne vont plus dans le Brabant wallon, ils vont dans le Hainaut. On parlait de première couronne, puis de deuxième couronne, maintenant on parle de troisième couronne ! Par ailleurs, les 4 façades sont plus énergivores. ”

Freiner la construction, et surtout son éparpillement L’étalement urbain a aussi des conséquences environnementales : fragmentation du paysage, de la biodiversité, réduction des terres agricoles et donc de la capacité alimentaire du territoire.

La dispersion des logements sur tout le territoire entraîne aussi des coûts pour la collectivité, ajoute Julien Charlier, géographe à l’IWEPS (Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique). “Cela oblige à étendre les réseaux de transport en commun, de gaz et d’électricité, les services de ramassage des poubelles, la livraison du courrier.”

Enfin, complète Sophie Tilman, ça dualise la société : “si on force un peu le trait, on se retrouve avec des familles monoparentales avec peu de revenus au centre des villes, et un public plus favorisé à l’extérieur, dans une belle maison”. headtopics.com

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Les maisons ne sont pas seules en cause, évidemment, c’est l’éparpillement des logements, quels qu’ils soient, qui posent problème. D’ailleurs, précise Julien Charlier, entre 2014 et 2018, plus de 65% des logements créés en Wallonie étaient des appartements, “mais il faudra effectivement voir l’impact du Covid”. Et puis, les zonings industriels et commerciaux ont aussi leur part de responsabilité.

Un travail colossal Mais donc, comment arriver à réduire l’urbanisation de notre territoire ? La population continue d’augmenter en Wallonie. Pour la période 2020-2030, on prévoit une augmentation de 5% du nombre de ménages. Et pour la période 2020-2050, une augmentation de 11%, soit le double. Il va bien falloir les loger.

Il y a d’abord la possibilité de recycler ce qui existe. “Il faut valoriser l’offre existante : régénérer les friches industrielles, les friches commerciales, occuper les logements vacants. Densifier, en rehaussant certains bâtiments, en en subdivisant d’autres part exemple”, détaille Jean-Marie Halleux, géographe, professeur à l’ULiège.

D'autre part, il faut freiner l'utilisation de nouvelles terres."De plus en plus communes agissent déjà à leur niveau, explique l'urbaniste Sophie Tilman, c'est le cas de Flairon par exemple, ou de Chaudfontaine. Mais c'est vrai que d'autres continuent à croire que la construction de nouveaux logements amènera plus d'argent dans leur caisse." headtopics.com

Le plan de secteur, le"gros morceau" Le"gros morceau", c'est le plan de secteur. Celui qui détermine quelles zones sont encore constructibles. “Il a été conçu dans les années 60, 70, 80, se souvient Jean-Marie Halleux. Il y a beaucoup trop de terrains constructibles. On pensait à l’époque qu’il y aurait un deuxième baby-boom, les besoins seraient beaucoup plus importants. Il faudrait le modifier.”

Cela signifierait que des terrains à bâtir ne le seraient plus. De quoi provoquer une levée de boucliers du côté des propriétaires, qui verraient le prix de leur terrain dévalorisé. “On se heurte à un problème de droit de propriété, poursuit Jean-Marie Halleux. Il faudrait indemniser les propriétaires. Il y a moyen de trouver des solutions. On pourrait par exemple imaginer des transferts de droit de propriété sur de nouvelles zones urbanisables, et donc dédommager le propriétaire avec la valeur de ces terrains. Mais c’est compliqué. On se heurte ici à un blocage économique, mais aussi politique : politiquement c’est très difficile d’assumer ce genre de décision.”

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Côté politique, justement, le ministre wallon de l’Aménagement du territoire, Willy Borsus, a demandé à un groupe d’experts (dont font partie nos trois interlocuteurs) de se pencher sur la question de la désartificialisation. Le rapport lui a été remis fin décembre. Il doit encore prendre le temps de l’analyse, nous dit-on, sans plus de précisions.

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De moins en moins de vert ....🤮🤮 Les fermiers vendent leurs terrains pour survivre👹 En tuant Bill Gates... 11km² = 4 terrains de foot. Je sais que bcp de choses ont changé avec le covid mais la c'est beaucoup.