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La Sucrerie de Wavre : un 'électroencéphalogramme plat' mais des notes d'espoir

La Sucrerie de Wavre : un 'électroencéphalogramme plat' mais des notes d'espoir

14-01-21 11:05:00

La Sucrerie de Wavre : un 'électroencéphalogramme plat' mais des notes d'espoir

Comme tous les lieux qui accueillent des événements et des spectacles, la Sucrerie de Wavre vit aujourd’hui en léthargie. 'On a un électroencéphalogramme plat, puisque rien ne peut se faire, rien ne peut s’imaginer', constate l’échevine...

On attend des jours meilleurs Côté finances, la situation n’est pas réjouissante non plus. Faute de locations pour des spectacles ou des événements, la Sucrerie n’enregistre quasiment plus de rentrées. Elle a certes limité ses dépenses en personnel, et tenté de limiter ses frais de fonctionnement au maximum."Mais on attend des jours meilleurs, confirme Patrick de Longrée. Comme au début de toute activité, on savait qu’il faudrait attendre un certain temps avant que les comptes soient dans le vert. La crise va donc retarder le moment où l’on atteindra l’équilibre de gestion, mais on a bon espoir de remettre la machine en route dans les mois qui viennent"."La ville de Wavre continue à prendre en charge, via une dotation à la régie communale autonome qui gère le lieu, les frais fixes et l’entretien du bâtiment, ainsi que les remboursements d’emprunt", ajoute Anne Masson. A Wavre, on croise donc aussi les doigts pour que les salles de spectacles rouvrent le plus tôt possible. Certains spectacles sont d’ailleurs déjà annoncés pour février, sous réserve d’un report ou d’une annulation.

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La Sucrerie centre culturel ? Pas pour tout de suite Aujourd’hui, la Sucrerie loue ses espaces à des tourneurs ou des organisateurs d’événements. Ce n’est pas à proprement parler un centre culturel, lieu de diffusion par excellence, reconnu et subsidié par la Fédération Wallonie-Bruxelles. La ville de Wavre est d’ailleurs une des rares à ne pas disposer d’un centre culturel reconnu sur son territoire. Avec l’ouverture de la Sucrerie, l’idée de faire de ce lieu un centre culturel avec sa propre programmation est évidemment revenue sur la table."On n’en est encore qu’aux balbutiements, précise l’échevine. Le dernier conseil d’administration s’est prononcé sur un modèle économique et intellectuel de programmation. Mais il ne s’est pas encore formellement positionné pour demander une telle reconnaissance". Un processus de reconnaissance dont la durée, le cas échéant, ne devrait pas se calculer en mois mais en années.

Le modèle de Wolubilis Ce n’est donc pas cette reconnaissance qui est envisagée pour sauver le projet de la Sucrerie."Il ne s’agit pas de sauver les meubles, insiste Anne Masson. Le but d’initier cette démarche est plutôt de venir en aide à un pan de la culture moins commercial et qui nous permettrait d’aller dans des domaines plus pointus et donc moins rentables, et ainsi de proposer une programmation la plus vaste possible". La Sucrerie devrait alors se scinder en deux entités distinctes : la régie communale autonome, qui entretient et met les espaces en location, et un centre culturel, une asbl, qui s’occuperait de sa propre programmation et aurait donc son identité propre. Ce ne serait pas une première."Wolubilis, par exemple, fonctionne un peu de cette manière-là. Les deux structures trouvent des équilibres de programmation. Ce serait tout à fait possible à la Sucrerie", dit son directeur. Mais dans l’immédiat, en attendant de nouvelles perspectives culturelles, la Sucrerie se propose pour se métamorphoser temporairement en lieu de vaccination. On saura d’ici quelques jours si les atouts mis en avant auront convaincu les autorités. headtopics.com

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