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Liège, Frédéric Daerden

De plus en plus d'opacité autour des bénéfices du test salivaire de l'université de Liège

De plus en plus d'opacité autour des bénéfices du test salivaire de l'université de #Liège

08-02-21 09:04:00

De plus en plus d'opacité autour des bénéfices du test salivaire de l'université de Liège

L’ordre du jour du prochain conseil d’administration de l’université de Liège , convoqué pour mercredi, a été subrepticement modifié en fin de semaine dernière. Le seizième point a été retiré, un point consacré à 'l’adaptation du...

Quelles sont les données du problème ? Un premier bilan a été présenté à la fin janvier. En quatre mois, l’affaire a rapporté dix-neuf millions d’euros (treize millions de dépenses, trente-deux millions de recettes). Un quart de ce montant provient des droits de licence, payés par la société Diagénode, qui a commercialisé le test. Une part revient aux cinq laboratoires qui ont participé à la mise au point du dispositif, une part est versée à chacun des dix chercheurs qui ont participé au dépôt de brevet, ce qui en fait les propriétaires intellectuels de cette technologie. Ces royalties, par individu, c’est déjà une somme rondelette…

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Mais en plus, l’université, en tant que telle, engrange plus d’une douzaine de millions d’euros. Et il faut décider de la répartition de cet argent. Selon les conventions classiques, cette cagnotte revient encore, partiellement, aux membres du personnel, qui peuvent donc espérer au total, en un quadrimestre, un quart de million. Qui sont-ils, les dix ? Les autorités académiques ont jusqu’ici refusé de communiquer la liste des noms. Des soupçons d’enrichissements personnels pèsent sur ce dossier : il mériterait la plus totale transparence.

D’autant que le professeur à l’origine de ce remarquable développement sanitaire est le vice-recteur. Et surtout, que son fils figure en sa compagnie parmi les heureux bénéficiaires. Le jeune homme, toujours étudiant, a effectivement été engagé l’été sous contrat de prestataire extérieur. Selon son père, il est l’inventeur de l’entonnoir doseur, et à ce titre, il mérite amplement sa gratification. L’argument ne persuade pas tout le monde. headtopics.com

Quel retour sociétal ? La controverse revêt avant tout un caractère moral. C’est principalement de l’argent public qui a financé l’opération. A l’heure où la plupart des services hospitaliers sont dans le rouge, il faudrait peut-être songer d’abord à rembourser la collectivité de ses subventions.

Selon Fabrice Bureau, principal promoteur du projet,"les tests salivaires ont été facturés aux maisons de repos, aux ministères, aux écoles, largement en dessous du coût des dépistages fournis par la concurrence, d’où des dizaines de millions d’économies. Et, sous cet angle, le gouvernement fédéral aurait déjà récupéré quarante fois sa mise".

►►► Lire aussi : Tests salivaires en maisons de repos, un premier bilan"encourageant" Un calcul qui ne convainc pas nécessairement. Les tests salivaires ont été vendus au prix de 15€ l’unité à la région wallonne, 28€ au ministère de la santé, pour un coût de revient de 6€. Le commissaire aux comptes a envoyé un rapport aux ministres de tutelles, sans plus de commentaires, à ce stade. Autre signe de l’opacité qui, de plus en plus, règne sur ce débat.

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Des risques publics, de l'argent public et des profits privés. L'Université de Liège a du mal à comprendre qu'elle n'est pas une entreprise privée… Comment leur jeter la pierre quand on voit comment se comportent les mandataires liégeois ? Un commentaire de Monique Marcourt ? Plus c'est gros plus ça passe bien.

On reparle des dégâts et gros problèmes que peut engendrer la Science au service de l’état... 😁😁😁 Difficile à imaginer que le privé va faire du pognon avec de l’investissement public. Ce test est un bien public destiné gratuitement au public. 'Papa, regarde sur la tête ce que je viens d'inventer'. Et quid des bénéfices des autres tests et des vaccins ?

Du fric privé avec de l'argent investi par une institution publique avec les sous du contribuable, c'est un abus de biens sociaux. Le fils du vice recteur étant le coup, affaire Moreau bis ? Et maintenant pensez à toutes ces opérations de collecte de fonds auprès du grand public (télé, radio) pour financer la recherche. Des centaines de millions... mais une fois un vaccin trouvé, vers qui vont les profits ? C'est un débat à suivre.

Des gens pas très honnêtes dans les labos ? Comme c'est étonnant... C'est pour ça que le gvmt va obliger les à faire des test PCR sous peine d'amende, voire de prison? Qui a investit et gagne de l'argent avec ces test? Pourquoi une quatorzaine ne suffirait elle pas? StopDictatureSanitaire alexanderdecroo eliodirupo

L'inventeur de l'entonnoir enfin récompensé 👌♥️🤪 Autrement on socialisé les pertes et on privatisé les bénéfices, totalement immoral Ce qui a été découvert ou inventé grâce à de l'argent public au sein d'une institution publique doit appartenir à cette institution en terme de brevets et royalties.