Alexandra Hunt, l’ex-stripteaseuse en route vers le Congrès américain (avant la Maison Blanche) ?

Alexandra Hunt, l’ex-stripteaseuse en route vers le Congrès américain (avant la Maison Blanche) ?

23-10-21 12:04:00

Alexandra Hunt, l’ex-stripteaseuse en route vers le Congrès américain (avant la Maison Blanche) ?

Pendant longtemps ce que les autres préféraient d’elle, c’était son corps, ignorants sans doute qu’ils étaient du...

Elle, c’est Alexandra Hunt, 28 ans, (ex) stripteaseuse par nécessité, data scientist et humaniste par vocation. Une jolie tête bien remplie, bien décidée à décrocher un siège au Congrès des Etats-Unis en 2022. Si elle y parvient, cette data manager dans une société de biotechnologie sera la première députée américaine ayant exercé dans le monde lascif des travailleuses du sexe.

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Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Alexandra M. Hunt (@alexandrahuntforcongress) Un passé qu’elle a longtemps hésité à dévoiler, avant d’en faire une force, presque une marque de fabrique. Presque, car dans la course à la Chambre des représentants, son combat est avant tout celui contre l’endettement étudiant. Dans un pays où étudier coûte cher, très cher, la dette moyenne par étudiant s’élève à 28.950 dollars, soit environ 1730 milliards selon les derniers chiffres de la Federal Reserve (FED). Un véritable fléau, qui oblige la plupart d’entre eux à effectuer toutes sortes de petits boulots mais également à rembourser pendant des années, voire des décennies, les dettes contractées.

L’évolution de la dette étudiante aux Etats-Unis : Inutile de chercher sur Wikipedia pour en savoir plus sur sa vie, Alexandra Hunt n’y a pas (encore) sa page. Son site de campagne, lui, raconte qu’elle a grandi à Rochester, la ville d’Eastman Kodak, dans l’Etat de New York ; que ses parents sont enseignants ; et que son frère jumeau a longtemps souffert de troubles de l’apprentissage. Pour le reste, l’enfance est heureuse, l’école en banlieue. Les inégalités et les difficultés systémiques qu’elle côtoie au quotidien ne la laissent cependant pas indifférente. C’est l’étincelle, même si pas encore politique. Elle aidera les autres. headtopics.com

Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Alexandra M. Hunt (@alexandrahuntforcongress) Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Alexandra M. Hunt (@alexandrahuntforcongress) Un corps pour convaincre Terminé le lycée, sans ressource ni patrimoine familial, l’étudiante imagine financer une partie de ses études en travaillant comme serveuse sur le campus de l’Université de Richmond. La désillusion est grande, rattrapée par la dure réalité des coûts qui s’accumulent. Prise à la gorge, mais bien décidée à s’en sortir, Alexandra Hunt pousse la porte d’un club de striptease.

Le premier contact est rude, on lui rit au nez, elle s’était présentée avec son CV à la main. Son corps suffira à convaincre… et à payer ses études. L’histoire aurait pu, aurait dû s’arrêter là, en même temps que ce job alimentaire, et demeurer un souvenir presqu’honteux, enfoui au fin fond de sa mémoire. La pandémie de coronavirus en décidera autrement.

Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Alexandra M. Hunt (@alexandrahuntforcongress) Hyperactive Car deux masters (psychologie et santé publique) plus tard, voilà donc Alexandra Hunt bien installée à Philadelphie, la ville de son second diplôme. Infatigable bénévole de la communauté de Philly (le surnom que les habitants donnent à leur ville), toujours en première ligne pour lutter contre les inégalités, la femme active partage son temps libre entre la soupe populaire, les services d’urgences et autres initiatives caritatives.

Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Alexandra M. Hunt (@alexandrahuntforcongress)Des activités qui la mettent en première ligne lorsque débarque la vague meurtrière de Covid-19 en 2020. Dans le chaos américain, Alexandra Hunt est de tous les combats. Testing, aide alimentaire aux plus démunis, gel des loyers, accès aux soins de santé, les chantiers sont nombreux, la charge de travail titanesque, le sentiment de solitude et d’abandon aussi, comme elle l’a expliqué à nos confrères du Washington Post :" C’est la réponse, ou plutôt devrais-je dire l’absence de réponse, des élus politiques qui m’ont fait prendre conscience que je ne devais plus attendre que quelqu’un améliore les choses, que si je voulais que les choses bougent je devais prendre l’initiative." headtopics.com

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Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Alexandra M. Hunt (@alexandrahuntforcongress)Il n’en fallait pas plus pour se lancer dans l’arène politique. Démocrate dans l’âme, ambitieuse dans la tête, Alexandra Hunt s’est donc lancée dans la bataille pour la Chambre des représentants des États-Unis afin de conquérir le siège de député du troisième district du Congrès de Pennsylvanie, qui couvre le centre-ville, l’ouest et le nord-ouest de Philadelphie. Un strapontin occupé depuis 2016 par Dwight Evans, 67 ans, et remis en jeu en novembre 2022.

Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Alexandra M. Hunt (@alexandrahuntforcongress) Choc des générations Une décision, celle de Hunt, qui s’inscrit dans un mouvement très marqué au pays de Joe Biden, l’entrée en politique de plus en plus importante de personnes issues de la génération dite des Millenials, composée de personnes nées entre le début des années 80 et le milieu des années 90.

La première véritable génération à grandir avec Internet, l’ordinateur, les jeux vidéo et les réseaux sociaux. Imprégnés de"présentisme", cette culture de l’immédiateté, du"n’attendons plus, faisons", ils étaient déjà 236 à se présenter aux élections de novembre 2020, soit une augmentation de 266% par rapport à celles de 2018.

Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Alexandra M. Hunt (@alexandrahuntforcongress) Des candidats qui osent, parler de tout, partout, sans tabou. Partager ses expériences de vie est la norme, à l’instar d’Alexandra Hunt très active sur Twitter, TikTok, Instagram, Youtube et autres réseaux sur lesquels elle parle ouvertement de sa dette étudiante et de son passé de stripteaseuse. " J’ai décidé d’être transparente. Je l’ai fait parce que j’avais besoin d’argent {…}Et je ne vais pas en avoir honte, j’espère pouvoir entrer en contact avec d’autres femmes ou hommes professionnels du sexe." headtopics.com

@alexandrahuntforcongress #politics #philly #fyp #progressive #lifestyle #tiktokwildlifeday #leftists♬ original sound - Matt Randone Reste à voir comment les électeurs de Pennsylvanie accueilleront cette candidate différente et ouvertement progressiste, convaincue que les jeunes générations sont fatiguées du statu quo et bien décidée à changer les choses. Le plus dur sera sans doute le premier pas. Si elle gagne en novembre 2022, certains lui prédisent déjà un avenir flamboyant. Alexandra Hunt sera-t-elle la première (ex) stripteaseuse à la Maison Blanche ?

Le clip de campagne d’Alexandra Hunt Newsletter info Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité. Lire la suite: RTBF info »

Et alors, moi j'aime les stripteaseuses ! Elle a déjà l'entraînement et l'expérience pour retourner sa veste au moment même où il le faudra ! rassurez moi, c'est pour faire le café et les pipes ? Chez nous, nous avons des ministres qui montrent leurs petits zizis aux enfants. Chacun son truc. 🤣🤣. Moi je préfère l'ancienne pratique de la candidate américaine. 😅

Encore une P au gouvernement et pourquoi pas comme titre »Alexandra Hunt en route vers le congrès'? On se fout que c’est une ex strip tisseuse